L'Agriculteur Normand 19 mai 2015 à 08h00 | Par Sandrine Bossière

500 euros récompensent les jeunes de la MFR

Les jeunes de la MFR d'Alençon se sont à nouveau distingués lors du concours organisé par la Chambre d'agriculture de l'Orne, visant à moderniser et dynamiser le métier de salarié agricole en élevage bovins lait.

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- © SB

Le 27 février dernier, Valentin Aveline et Christopher Guyot ont défendu le travail conduit par toute leur classe de CAPA Paum (Production agricole et utilisation des matériels) devant un jury à la Chambre d'agriculture.

Un nom plus moderne
La commission emploi formation de la Chambre consulaire avait fait le constat que des
offres n'arrivaient pas à être pourvues. Pourtant, le message ne cesse d'être diffusé : le milieu agricole recrute. “L'image n'est peut-être pas assez dynamique” explique Laurence Lubrun, présidente de la commission à la Chambre d'agriculture et agricultrice elle-même. De ce fait, les établissements agricoles étaient invités à participer à un concours visant à la fois à trouver un libellé de poste en élevage laitier “plus moderne” et à créer un outil de promotion.

Relever le défi
La MFR d'Alençon a décidé de relever le défi. La classe de 2e année de CAPA PAUM s'est lancée dans l'aventure. Et c'est leur projet qui a été retenu. Ils ont proposé comme intitulé “Assistant exploitant bovin lait”. Pour eux, “c'est un métier d'avenir qui propose un nombre important d'offres d'emploi”. Et pour assurer la promotion de ce métier, ils ont réalisé un film présentant toutes les missions de cette fonction : soigner les veaux, intervenir sur les animaux malades, surveiller les animaux, s'occuper de l'alimentation, réaliser la traite ou gérer le robot, racler, pailler, raboter, communiquer et rendre compte... Pour ces jeunes, ce métier est à la fois “passionnant et diversifié”. Ils en sont convaincus. Et c'est le message qu'ils ont fait passer auprès du jury composé de Laurence Lubrun, Yvette Laisné, élue de la Chambre d'agriculture, et responsable du service de remplacement du secteur de Carrouges/Rânes ainsi que Sylvie Demaine, représentante des MFR à la Chambre d'agriculture. Toutes les trois ont été séduites par le projet des jeunes Alençonnais. “On a eu la preuve que la relève était bien là. Ce sont des jeunes motivés, qui ont des idées innovantes” soulignent les trois membres du jury, sachant qu'ils ont travaillé également sur les clichés du métier.

Assurer la promotion
A la MFR d'Alençon, les concours sont suivis de prêts. Ils permettent de mettre en lumière les compétences des jeunes, de les faire évoluer, créer une émulation dans le groupe, et valoriser leur travail. Eric Leroy et
Lionel Ciscato, leurs formateurs en sont convaincus. Tout comme la directrice, Evelyne Cavey. “On s'est moulé dans la demande et la volonté des institutions pour assurer la promotion de l'agriculture” souligne-t-elle, ravie du partenariat entrepris avec la Chambre d'agriculture ou encore la MSA. Et au final, cette culture des concours leur “vaut des récompenses. Une manière de faire grandir les jeunes” ajoute-t-elle.
Même si Valentin et Christopher reconnaissent que le passage devant le jury était “stressant”, ils sont aujourd'hui fiers d'avoir devancé des élèves de BTS du lycée agricole de Sées.
Comme récompense, les jeunes ont reçu un chèque de 500 euros qui servira à financer un projet pédagogique pour toute la classe. Et la Chambre d'agriculture s'engage à se servir de ce travail, à diffuser le film. “Nous ne manquerons pas de présenter votre travail, et continuerons d'être à votre écoute” a conclut Laurence Lubrun.
Par l'obtention de ce prix, les jeunes du CAPA Paum sont mis en valeur. Leurs formateurs s'en réjouissent. Parmi ces jeunes, plus de 50 % poursuivent leurs études par une formation de technicien agricole à La Ferté-Macé, et les autres partent à la recherche d'un travail, intégrant parfois le service de remplacement pour se faire une première expérience. “C'est un examen
très pratique, qui évalue les
compétences professionnelles des élèves. Avec 52 semaines de stage en deux ans, ils sont très à l'aise sur le terrain” rappelle Eric Leroy.

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