L'Agriculteur Normand 18 avril 2018 à 10h00 | Par T.Guillemot

Agrial : 30 % du résultat redistribué

Avec un chiffre d’affaires 2017 (5,5 Mrd€) et un excédent brut d’exploitation en augmentation de 6 % par rapport à 2016, Agrial annonce 18 M€ de retour à ses adhérents, soit 30 % du résultat net du groupe.

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«Avec un résultat net de 63 M€ soit 1,1 % du chiffre d’affaires, nous devons poursuivre nos efforts avec responsabilité et modestie pour répondre aux attentes des consommateurs en pleine évolution et continuer d’assurer des débouchés pérennes et valorisants à nos agriculteurs-adhérents», insistent Arnaud Degoulet et Ludovic Spiers.
«Avec un résultat net de 63 M€ soit 1,1 % du chiffre d’affaires, nous devons poursuivre nos efforts avec responsabilité et modestie pour répondre aux attentes des consommateurs en pleine évolution et continuer d’assurer des débouchés pérennes et valorisants à nos agriculteurs-adhérents», insistent Arnaud Degoulet et Ludovic Spiers. - © TG

« Une politique de ristourne significative pour la seconde année consécutive. 18 M€ cette année contre 13 M€ l’an dernier ». A l’occasion de la conférence de presse annuelle d’avant  assemblée générale qui se tiendra en mai, Arnaud Degoulet et Ludovic Spiers (président et directeur général du Groupe Agrial) ont commenté les chiffres clés de l’année 2017. De bons chiffres dans un contexte agricole convalescent. « Après l’année catastrophique vécue en 2016, le contexte a heureusement été meilleur en 2017. La collecte de céréales a été plutôt bonne à la fois en quantité et en qualité et le prix du lait est enfin reparti à la hausse après deux années de crise : + 40 €/1 000 l vs 2016 ».
Mais à la question « quel prix du lait moyen payé aux producteurs par Agrial en 2017 ?», Arnaud Degoulet et Ludovic Spiers restent très prudents évoquant une diversité de situations et une interprétation de chiffres bruts qui invitent à la prudence. Agrial revendique cependant à ce titre sa place dans le peloton de tête avec un effet « ristourne » qui équivaudrait à 5 €/1 000 litres environ.

Pomme de terre et carotte dévissent
Au-delà et pendant que le JB (Jeune Bovin) se tient et que la volaille est en transition, Agrial a fortement souffert sur les marchés de la pomme de terre et de la carotte alors que la filière « légumes » assurait traditionnellement 50 % de la rentabilité du groupe. Pour autant, Florette surfe sur des marchés porteurs en France, en Europe mais aussi aux USA pendant que l’usine Créaline à Lessay (purée et soupes froides) arrive presque à saturation.
En 4ème gamme, Agrial prépare le Brexit en investissant outre-Manche. « Nous voulons être encore plus anglais », s’amuse Ludovic Spiers. Plus américains parallèlement sous le verger avec 20 000 tonnes de pommes bio (sous forme de jus concentré) exportées en Californie en 4 ans. « Nous devons trouver d’autres marchés parce que celui du cidre baisse inexorablement en France, c’est pourquoi nous avons mis parallèlement en place un plan d’arrachage».
Côté machinisme, 2017 tire son épingle du jeu avec du tracteur neuf (Massey Ferguson) à la SAMA et de la location chez SM3 pendant qu’Elevance a subi les effets de la morosité ambiante en lait.
Précision concernant la marque Claas que le groupe distribue désormais dans le Calvados et l’Ile et Vilaine, « il s’agit d’un joint-venture que nous avons monté avec le fabricant allemand et dans lequel nous sommes majoritaires à hauteur de 60 % ».

2018 : ambition et humilité
2018 devrait s’inscrire dans la continuité 2017 «en espérant un contexte plus clément sur les marchés de la carotte et de la pomme de terre et une poursuite du redressement de la conjoncture laitière. Si l’activité de la branche agricole peine à démarrer compte tenu des conditions climatiques du premier trimestre, les objectifs de développement de l’offre pour améliorer la compétitivité des exploitations des adhérents restent la priorité. Les branches agroalimentaires poursuivent quant à elles leur recherche de création de valeur en misant sur l’international, les marques, la performance des process, le développement de filières de qualité et l’innovation. Ces différents leviers doivent permettre de continuer à développer Agrial et à partager la valeur créée entre tous les adhérents et la coopérative, avec ambition et humilité, commentent les dirigeants.  Au-dela de 2018, c’est « Horizon 2025 » qui a été déployé. Un projet stratégique articulé en 5 branches d’activités contre 8 auparavant comprenant chacune la dimension amont et aval. Parmi les objectifs listés de cette feuille de route : 50 % du chiffre d’affaires agroalimentaire du groupe réalisé à l’international, 10 % de réduction de la consommation énergétique et de l’eau, 10 % des productions en AB (Agriculture Biologique), 50 % de réduction d’utilisation des produits phytosanitaires, zéro résidu pesticide dans tous les produits...

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