L'Agriculteur Normand 16 juin 2011 à 13h41 | Par e.charon

Amélis la joue à l'Américaine - "La croissance ? C'est l'international"

Fort de ses 15 000 éleveurs adhérents, Amélis passe la surmultipliée. Première étape, une société en "joint venture" avec la coopération d'insémination américaine CRI (troisième au niveau mondial). Dans le même temps, tractations avec Créavia qui, si elles aboutissent, verrait l'apparition de la plus grosse unité française en la matière. Chez les dirigeants de CRI, présents lors de l'assemblée générale, jeudi à Avranches, pas d'état d'âme. "La demande sur la Chine, l'Inde et même l'Océanie existe, il faut la satisfaire".

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Keith Heikes (CRI), "le marché de la génétique va croître à l'export. Notre objectif ? Augmentation de 10% en doses et 17% en chiffre d'affaires à court terme.
Keith Heikes (CRI), "le marché de la génétique va croître à l'export. Notre objectif ? Augmentation de 10% en doses et 17% en chiffre d'affaires à court terme. - © ec

Assemblée générale tous azimuts pour Amélis. Le président Coquelin a salué le travail de Jean-Luc Guérin, co-directeur, remplacé, pour cause de départ à la retraite, en décembre prochain par Jean-Marc Pinseault. Après une année 2009 chaotique, 2010 a été d'un meilleur cru avec un chiffre d'affaires en progression de 6,5%. Les moteurs de croissance ? Semences sexées bien sûr, mais aussi l'activité Médria (vel'Phone-Heat Phone notamment) ou encore le cheval de sport. A la clé, un résultat qualifié "d'équilibré", à - 242 000 euros, une paille au regard des 27 millions d'euros de fonds propres et d'un endettement faible.
Le projet stratégique 2012/2015 d'Amélis passe donc par l'international, mais aussi l'extension de sa zone d'activités à l'Eure et la Seine-Maritime. Jacques Coquelin, face aux interlocuteurs américains, a ciselé deux phrases à leur attention, "nous avons démontré, à travers la progression très importante de nos activités à l'export en 2010, que nos produits génétiques sont très attractifs et qu'ils répondent aux attentes des éleveurs d'Amérique du Nord. La place des entreprises de sélection françaises sur les marchés internationaux et insuffisante, vu le niveau élevé de nos investissements dans les programmes d'amélioration génétique".

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