Aller au contenu principal

Azote et céréales : une année dans la normale actuellement, adapter les apports

Les préconisations de Arvalis-Institut du végétal.

Les températures et les pluies cumulées proche des normales aujourd’hui

Les températures douces enregistrées jusqu’en décembre et l’absence de gel présageaient une campagne précoce mais les températures plus fraîches du mois de février ont permis de temporiser la tendance. A ce jour l’année présente un excès de + 100° jours cumulés depuis le 1er octobre par rapport à une année médiane et un déficit de pluie de - 86 mm pour la station de Caen. En regardant sur les autres zones géographiques de la région, la tendance est la même. Ce début de campagne 2015 est donc proche d’une année normale (graphique 1).

Conséquences : un stade Epi 1 cm prévu dans la normale également

La douceur de l’automne n’a pas provoqué sur les céréales des développements excessifs à l’exception des semis précoces de début octobre comme nous avions pu le voir sur la campagne 2013. Selon les observations actuelles, et les modèles de prévision, le stade Epi 1 cm est prévu aux alentours du 23 mars dans la région. Ce qui correspond à une année également dans la normale.

Azote et souffre, quelle stratégie adopter ?

Actuellement, les blés présentent des bons développements, la minéralisation importante durant l’automne a permis une bonne absorption de l’azote disponible. En conséquence, seuls 10 % des parcelles environ ont reçu un premier apport, justifié par la majorité des Bandes Doubles Densités implantées qui n’ont pas décoloré à ce jour. Seules quelques premières décolorations sont observées en précédent maïs grain et betterave ces derniers jours. Du côté des reliquats dans le Calvados, ils sont très variables selon les parcelles et l’effet précédent est marqué cette année. Dans les sols profonds (0-90 cm), le reliquat est en moyenne de 55 unités* contre 29 unités dans les sols moyennement profonds (0-60 cm)*.
Cas n°1 : sols limoneux et profonds, parcelles saines et bien développéesDans ce type de sol, les blés sont actuellement bien développés, les Bande Double Densité ne sont pas décolorées, il est donc préconisé d’attendre le stade Epi 1 cm pour réaliser le premier apport. En cas d’apport, important supérieur à 100 unités, il est conseillé de le fractionner en encadrant le stade afin de valoriser au mieux l’apport. Dans ce cas, apporter 60 % de la dose prévue à Epi 1 cm - 7 jours, puis 40 % de la dose prévue à Epi cm 15 jours environ après le premier apport (tableaux 1 et 2).
Cas n°2 : parcelles semées tard (novembre – décembre), sols les plus sensibles à l’excès d’eau, parcelles dont les Bandes Double Densité décolorentDès que les sols seront réessuyés, un premier apport d’azote voire d’azote + soufre peut être apporté avec une dose maximum d’azote de 40 unités (tableau 3).


• Apports de soufre

Pour les céréales à paille, la période de sensibilité à une carence en soufre commence au début de la montaison donc à partir du stade Epi 1cm. La période d’apport conseillée se situe entre fin tallage et tout début montaison donc dans les deux prochaines semaines dès que les conditions climatiques le permettent. Afin de connaître le risque de carence en soufre de vos parcelles et en cas de besoin, les quantités à apporter, référez-vous à la carte des pluies (carte 1) et les grilles de préconisations (tableau 4).

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Dans la Manche, les élevages avicoles ont enregistré de lourdes pertes.
Canicule : surmortalité inédite en porc et volailles avec 260 tonnes de cadavres en trois jours
La canicule a entraîné une mortalité exceptionnelle dans les élevages de la Manche : 260 tonnes de volailles porcs en trois…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité