L'Agriculteur Normand 26 novembre 2013 à 08h00 | Par Bertin George, Administrateur FOP et UNIP, membre de la Commission Régionale ARVALIS en Basse-Normandie

Bertin George, Administrateur FOP et UNIP - Pensez aussi protéagineux

Après des rendements satisfaisants lors de la récolte 2012, le bilan de la campagne 2013 n’est pas aussi positif. Pour la féverole de printemps, les rendements ont souvent été impactés par les conditions climatiques de l’année. Les semis ont d’abord été retardés par l’épisode neigeux mi-mars puis le remplissage des graines a été perturbé par les fortes températures de juillet. Pour les pois de printemps, les rendements obtenus sont hétérogènes avec une perte de potentiel dès l’implantation avec les semis tardifs.

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Les surfaces des protéagineux se sont stabilisées en France en 2013 autour de 190 000 ha. Ce maintien des surfaces sur la même base que 2012 entraine un montant de l’aide PAC quasi identique qui devrait se situer autour de 200 €/ha. Ce soutien financier devrait être reconduit à l’identique pour 2014 en attendant la nouvelle PAC… Tous les contours ne sont pas encore dessinés mais la volonté affichée de favoriser l’autonomie protéique pourrait avoir des effets positifs sur les producteurs de graines protéagineuses.
Le marché mondial devient de plus en plus concurrentiel pour les protéagineux français. Pour la féverole, la concurrence anglaise sur le marché égyptien risque d’être forte cette année avec une production abondante et une qualité satisfaisante. Pour le pois jaune, les perspectives d’exportations vers l’Inde cette année s’annoncent limitées avec une bonne production locale de pois chiche et des volumes disponibles sur le marché importants (récolte de pois record au Canada). D’autres marchés à l’export subsistent tout de même, notamment européen, avec la pisciculture norvégienne… Sur le débouché en alimentation animale, les données du marché restent porteuses pour les protéagineux. Nous importons toujours la moitié des protéines nécessaires pour la fabrication d’aliments du bétail.
Tous ces éléments conjoncturels ne doivent pas masquer les intérêts que procurent les protéagineux à l’échelle de la rotation. Un des nombreux avantages (agronomique mais aussi économique) est l’économie d’engrais azoté réalisée. Par leurs nodosités, ces cultures fixent l’azote de l’air rendant les protéagineux autonome puis restituent de l’azote dans le sol permettant ainsi une réduction de la quantité d’engrais azoté pour la culture suivante. Dans une dynamique d’allongement de la rotation, les protéagineux apportent ainsi de nombreux bénéfices.
Pour perfectionner les techniques de production, il faut continuer d’évaluer les innovations techniques arrivant sur le marché. Vous les découvrirez dans ce dossier spécial protéagineux préparé par ARVALIS, avec toutes les autres informations nécessaires pour mieux préparer la prochaine campagne. La communication ARVALIS autour des protéagineux évolue cette année avec la création d’une demi-journée spécifique qui aura lieu le 04 février 2014 au lycée agricole du Robillard (14). Cet
après-midi sera l’occasion de faire le point complet sur l’itinéraire technique avant les implantations des féveroles et des pois au printemps. Prenez date !


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