L'Agriculteur Normand 12 août 2011 à 15h36 | Par Véronique QUARTIER/Céline MOTARD/Jean RAIMBAULT - CETIOM

Bilan de campagne - Colza : 40 q/ha en Basse-Normandie

Les rendements vont atteindre 35 q/ha de moyenne en Bretagne. Ils seront plus souvent voisins de 40 q/ha en Basse-Normandie alors qu’ils resteront proches de 32 q/ha en Pays de la Loire.

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L’amplitude des rendements parcellaires est cette année encore très importante : de moins de 15 à plus de 50 q/ha. Cette amplitude de rendements reflète avant tout les différences de profondeur de sol et parfois de suivi technique ayant permis de limiter les attaques de certains insectes de printemps.
Les surfaces de colza récoltées en 2011 semblent retrouver les niveaux atteints au cours des années précédentes, tout particulièrement en Bretagne.
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Le colza subit assez peu de pertes de matière verte cet hiver 2010/11
La moyenne des pesées de matière verte sortie hiver du colza réalisées de fin janvier à la mi-février est de 1,1 kg/m2, sur les 67 parcelles déjà contrôlées à l’automne avec 1,2kg/m2. Le colza affiche donc une perte de biomasse < 10 %, moins importante que l’hiver précédent (rappel -30% de perte pour la campagne 2009/10). On constate que les poids de matière verte dépassent rarement 2kg/m2, conséquence de la croissance automno-hivernale limitée. Les colzas sont en très bon état sanitaire (pas de phoma et insectes peu présents) en sortie hiver.
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Reprise de végétation et floraison dans le froid et la sécheresse
Comme en 2010, le déficit hydrique se fait sentir dès la reprise de végétation. Il est très prononcé en avril correspondant à l’essentiel de la phase de floraison du colza dans une majorité de régions de l’ouest de la France. Le fonctionnement de la plante sera perturbé par ce déficit hydrique, qui entraînera de mauvaises alimentations azotées, une croissance et une accumulation de matière verte plutôt moyenne à faible. Le déficit hydrique perdure jusqu’en début juin. Des pluies voisines de 50 mm “sauvent” les colzas ligériens, alors que les colzas bretons et bas-normands bénéficient souvent de 50 à plus de 100 mm. Il en résulte une nouaison souvent difficile en Pays de la Loire et dans certains secteurs bretons, avec souvent moins de 5000 siliques/m2. Bénéficiant de conditions moins rudes, les colzas bas-normands développent jusqu’à plus de 10 000 siliques/m2. On peut considérer que le nombre de siliques n’est pas limitant pour des valeurs situées audelà de 8 000 siliques/m2. La fin de cycle moins chaude et plus arrosée permet la mise en place d’un bon nombre de graines/silique accompagné d’un poids de mille graines tout à fait satisfaisant.
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Le charançon de la tige du colza nuisible en toutes régions
Si les colzas présentent généralement un état sanitaire satisfaisant à la récolte, il ne faut pas négliger les attaques parfois sévères de charançons de la tige du colza (et difficilement contrôlables) liées à la longue période de vol des adultes.
Les méligèthes ont parfois provoqué des dégâts sur des cultures déjà affaiblies par ailleurs : semis tardif, sol très superficiel ou encore trop fréquents cas de phytotoxicités liées à des mauvais nettoyages de pulvérisateurs suite aux applications d’inhibiteurs d’ALS en céréales.
Comme dans une majorité de grandes cultures cette année, les pucerons (cendrés
pour le colza) ont parfois dépassé les seuils de nuisibilité. Le phoma reste lui aussi en embuscade et apparaît sur les racines et le collet dès que des facteurs affaiblissent la tolérance variétale : excès de densité, de fertilisation, attaque de Baris…
Les symptômes de sclérotinia, certes discrets cette année, doivent nous rappeler à la menace que peut faire peser cette maladie sur la production, lorsque les mesures de protection sont négligées.
Enfin la hernie des crucifères est ponctuellement bien implantée dans notre région. Les méthodes de lutte bien
connues et qui ont prouvé leur efficacité doivent y être déployées.

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