L'Agriculteur Normand 06 novembre 2012 à 09h22 | Par e.charon

Bois - Les CUMA bûchent sur la demande

Le bois a le vent en poupe. Après le « déchiqueté », pour le paillage ou encore les chaudières, lancé dans la Manche par la CUMA Ecovaloris, voici quelques années, les CUMA travaillent sur la fourniture de bûches en autoconsommation ou pour la vente. À environ 180 Euro la corde, certains agriculteurs pensent à investir dans ce secteur. La semaine dernière, au Mesnil-Rainfray (Mortainais), la Fédération des CUMA présentait tout un panel de matériel permettant la production mécanisée, basée principalement sur les combinés scieur-fendeur de marque « Rabaud Xylog, gamme 320, 400 et 550.

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© EC

Le fendeur à bûches en action, efficace, rapide et sécurisé.
Le fendeur à bûches en action, efficace, rapide et sécurisé. - © ec
Florian Frémont, animateur à la Fédération des CUMA de Basse-Normandie, explique, « nous avons souhaité présenter des matériels innovants autour de la production de bois « bûches ». On juge cette production comme innovante et assez complémentaire de ce qui se fait jusqu’à maintenant ». Depuis la flambée des cours du pétrole, du gaz et bientôt du Kilowatt, beaucoup recherchent en campagne ou à la périphérie des villes ce bois longtemps délaissé comme mode de chauffage. Logique, les appareils, comme les poêles à bois ont fortement évolué avec des rendements (pour les appareils de masse) allant jusqu’à 85% (20% pour une cheminée à foyer ouvert). Florian Frémont souligne, « la demande en bois bûches augmente donc, encore faut-il posséder un matériel adéquat ». Faire une ou deux « cordes » à la tronçonneuse reste possible à temps perdu: pour la production à grande échelle, il faut passer au niveau supérieur, donc investir dans des matériels performants mais onéreux. D’où l’intérêt de travailler dans le cadre d’inter-CUMA, ou à l’échelon départemental.

Comme le précise Florian Frémont, « de nombreux agriculteurs se posent des questions, notamment techniques. Le but de cette journée au Mesnil Rainfray était de mettre des moyens en œuvre pour simplifier la production de bûches ». Autre aspect, la sécurité. Chaque année la MSA enregistre un taux d’accidents « tronçonneuse » important. Ici, les machines utilisées sont avant tout sécurisées. Les troncs sont apportés sur un support. Au fur et à mesure de la demande, ils sont absorbés par la machine qui les tronçonne puis les fend avec un « coin » automatisé. Dernière étape, un tapis roulant permet de les stocker dans une remorque, le cas échéant.À l’antenne « Manche » de la Fédération Régionale des CUMA, on phosphore désormais sur la bûche. La demande existe, encore faut-il la satisfaire de manière rationnelle et à moindre coût.

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