L'Agriculteur Normand 06 avril 2011 à 17h02 | Par e.charon

Bruno Le Maire au coeur de la production laitière manchoise - "Contractualisation ? Lactalis doit revoir sa copie"

Visite de deux heures pour le Ministre de l'Agriculture, vendredi. Tout d'abord dans une exploitation, en l'occurrence le gaec Quesnel à Fleury, non loin de Villedieu les poëles. Le temps de prendre le pouls de la production face aux contraintes des marchés, notamment l'inflation des matières premières, tout en stigmatisant l'attitude des industriels privés sur la contractualisation, et Bruno Le Maire se dirigeait, accompagné d'une cohorte de responsables professionnels politiques vers La Lande d'Airou. Dans son discours de réponse à Henri Brichard (FNPL), le Ministre de l'Agriculture a mis en exergue l'unité de la profession pour tenir tête à Bruxelles, «car le marché laitier a besoin de régulation ». L'occasion aussi, face à 300 personnes, de pointer du doigt une nouvelle fois les entreprises privées. « J'ai vu les premiers contrats, cela ne va pas. Ces industriels, dont Lactalis, doivent revoir leur copie. Si elle ne convient toujours pas, il y aura des coups de baguette..."

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Bruno Le Maire ne pratique pas la langue de bois et le fait savoir. Tout d'abord sur ces deux ans d'actions au Ministère de l'Agriculture. Face à 300 producteurs, responsables professionnels FDSEA, venus de tout le département, mais aussi du Calvados et de la Manche, il a tapé du poing sur la table en répondant au discours d'Henri Brichard, président de la FNPL. "Soyons clairs, la contractualisation laitière est nécessaire mais ce n'est pas un remède miraculeux. Un contrat pour le producteur, c'est avant tout de la visibilité pour la gestion de son exploitation. Mais attention, vous producteur, vous devez attentivement lire ce que l'on vous propose et prendre le temps de la réflexion, voir de la négociation à travers les OP pour signer. Des clauses sont abusives, ainsi certains contrats restreignent la liberté syndicale".


Sur un autre chapitre, celui des fameux 400 euros aux mille litres, réclamés par certains producteurs l'année dernière, Bruno Le Maire soutient sans restriction la politique menée par Henri Brichard (FNPL), la FNSEA et les JA. "Vous avez fait le choix de la vérité. Nous avons réussi, ensemble, à faire repartir le marché; les 1000 litres sont passés de 260 à 320 euros (prix de base). Ce n'est pas suffisant il est vrai car les charges ont aussi augmenté. Aussi je veux qu'au 1er juillet prochain, un projet de dispositif de contractualisation entre les filières animales et végétales soit présenté pour justement sécuriser le prix des aliments".


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