L'Agriculteur Normand 01 décembre 2011 à 16h00 | Par V.Motin

Chambre - Dossier eau : le dégel !

Le dossier des captages d’eau et le vote du budget ont marqué la dernière session de la Chambre d’agriculture. Dans le premier cas, les élus consulaires ont prôné l’union. Dans le second cas : la mutualisation.

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Jean-Michel Patry (DDTM) : “les outils d’étude proposés par Arvalis ont l’intérêt d’être portés collectivement”.  (DR)
Jean-Michel Patry (DDTM) : “les outils d’étude proposés par Arvalis ont l’intérêt d’être portés collectivement”. (DR) - © DR
La question n’était pas initialement pas programmée à l’ordre du jour de la session. La délimitation des aires de captage a pourtant pris place dans le débat. “Après une période de blocage, j’ai le sentiment que le préfet souhaite reprendre progressivement les discussions”, se félicite Michel Legrand, président de la Chambre d’agriculture.

Des outils portés collectivement
Un peu plutôt, Jean-Michel Patry, directeur des territoires indiquait : “il y a eu des études de conduites pour tout le monde Elles sont aujourd’hui insuffisantes pour définir des programmes d’action. Il faut travailler plus finement les 25 000 hectares. Avec d’autres structures intervenant sur le dossier, on nous a présenté les diagnostics Aquavallée et Aquaplaine (Lire l’article : « la FDSEA à la source d’une étude fine et fluide » du 27 octobre, dans l’Agriculteur normand). Je ne connaissais pas ces outils collectifs qui ont l’intérêt d’être portés par le monde agricole et les collectivités. Ce genre d’étude permettra de démontrer que certains secteurs ne nécessitent aucune opération. Au contraire, d’autres secteurs impliqueront des actions plus intenses”. Yves Julien, président du COPA eau acquiesce. Des mesures ne seront prises qu’en cas de pollution. “Avant, c’était systématique. Je remercie donc la DDTM qui s’oriente vers la concertation. Je remercie également la profession pour son unité”.
Fort de la démarche consultative souhaitée par les pouvoirs publics, Michel Legrand propose de valider cette avancée. “Il faut être responsable et avancer”. Jean-Yves Heurtin se montre, lui, plus réservé. S’il salue le dialogue avec l’administration et la volonté d’approfondir les analyses de terrain, l’élu FDSEA-JA refuse de valider 25 000 hectares.

Oui à la méthode, non au zonage
Je suis prudent. On nous demande de valider une démarche de travail sur une zone définie. Dans deux ans, Monsieur Patry n’est plus là. Nous ne savons pas comment son successeur interprétera la validation de ces 25 000 hectares. Surtout que nous savons déjà que toutes ces terres ne sont pas concernées par le dossier”. Réponse du président de la Chambre : “il faut se montrer responsable. Nous devons être acteurs du dossier”. Néanmoins, Yves Julien partage la position de Jean-Yves Heurtin. “Je ne valide pas les cartes. Je valide l’idée de travailler ensemble”. Les élus de la Chambre d’agriculture ont donc adopté, à l’unanimité, deux motions distinctes. Les représentants valident la démarche de travail. Mais, ils refusent de cautionner la zone concernée. A savoir 25 000 hectares.

Budget :
“des inquiétudes”

Le projet de budget 2012de la Chambre d’agriculture tient compte d’une progression de 1,1 %, dont 0,45 % pour frais d’élection. Ces derniers avaient atteint 60 000 € en 2006. Avec une hausse de 1,1 %, la Chambre vote le taux maximum autorisé par l’Etat. Mais les 0,45 % autorisés pour les frais d’élection en 2012, soit 17 000 €, ne suffiront pas. “Entre les élections, les salariés de l’ADASEA intégrés à nos services et l’augmentation générale des salaires, nous subissons 250 000 € de charges supplémentaires. Cet écart m’inquiète. On ne peut pas toujours demander plus aux Chambres d’agriculture et couper les vivres”, insiste Michel Legrand.
Dans ce contexte tendu, les tarifs des interventions des techniciens sont néanmoins maintenus. Objectif : rester compétitif face aux attentes de la profession. La Chambre mise également sur la mutualisation. Le “partage” de salariés se poursuit.
Hormis en 2010 (année de crise), l’Etat a toujours permis l’augmentation du taux d’imposition d’au moins 1,4 %, depuis 1997.

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