L'Agriculteur Normand 03 avril 2010 à 09h48 | Par Véronique Quartier/Jean Raimbault - CETIOM

Colza - Les méligèthes sont là

Avec le radoucissement du climat, les méligèthes ont déjà été capturés dans les cuvettes jaunes

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L’intervention insecticide ne doit pas se déclencher à la première capture, mais lorsque les deux facteurs suivants sont cumulés :
- stade de sensibilité du colza : du stade D1 (boutons accolés) à la floraison engagée (F1). Dès les premières fleurs ouvertes et en condition de floraison rapide, les traitements deviennent inutiles ;

- seuil de nuisibilité : le nombre moyen de méligèthes par plantes varie selon le stade atteint. Le comptage doit se réaliser sur au moins 25 plantes consécutives sur une ligne.
Cette année, la taille du colza est trompeuse par rapport au stade : malgré une hauteur peu élevée des plantes, nous sommes à des stades autour de D1/D2 selon les secteurs.
Si on passe rapidement du stade bouton au stade des premières fleurs, les stades sensibles seront vite dépassés et les dégâts faibles. Les 15 jours à venir sont donc déterminants : le risque sera plus réduit si les températures permettent une accélération rapide de la phénologie entre les stades D1 (boutons accolés) et F1 (début floraison).
Raisonner les interventions
à la parcelle
La protection des cultures de colza contre les attaques d’insectes ravageurs repose principalement  sur les pyréthrinoïdes de synthèse.
Deux cas à prendre en compte :
- les méligèthes ont été reconnues résistantes par le passé. Les produits à utiliser sont ceux qui contiennent soit le taufluvalinate (ex : Mavrik flo), la bifenthrine (ex : Talstar), la thiaclopride (ex : Protéus), le chlorpyriphos-éthyl (ex : Pyrinex ME). Cependant, il ne faut pas s’attendre à une efficacité de 100 %. Ceci est toutefois suffisant pour permettre à la plante “d’échapper” aux stades sensibles ;
- les méligèthes sont toujours sensibles. Les autres pyrèthres sont utilisables avec une efficacité de l’ordre de 80 à 95 %.
Le volume de bouillie reste l’autre élément essentiel de la réussite. Il doit être au moins de 200 l/ha. Ne pas oublier également l’importance des conditions climatiques lors de l’intervention. Lors de journées chaudes, les traitements doivent être réalisés en dehors de heures les plus chaudes et de préférence en fin de journée.

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