L'Agriculteur Normand 26 février 2014 à 08h00 | Par V. Motin

Concours de la race Normande au SIA - “Didefix” domine Paris

“Didefix” a remporté le concours de la race normande du salon de l’agriculture de Paris. Denys Lerévérend, le juge calvadosien l’a également désignée meilleure mamelle. Cette vache appartient à Luc Destrés, éleveur dans la Manche.

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- © VM

Le concours de la race normande s’est déroulé dimanche, au salon de l’agriculture. La Normandie remporte deux prix de section, le challenge interrégional, et les prix de meilleure bouchère, meilleure fromagère, meilleure mamelle adulte, championne adulte et grande championne. Explications avec Denys Lerévérend, le juge.

Sur quels critères avez-vous choisi la grande championne ?
La grande championne illustre très bien la race. Elle est très bien conservée sur ses membres. La mamelle bénéficie d’attaches avant et arrière exceptionnelles. La distance plancher-jarret est très bonne. Didefix reflète la mixité de la race. Mais, elle produit quand même 10 000 kg de lait. Elle répond aux contraintes économiques d’un élevage. Son taux protéique est excellent et sa viande apporte une valeur ajoutée.

Lors du jugement, vous avez beaucoup insisté sur les aplombs et le cadre de bassin ?
Dans le cadre progrès génétique de la race, nous devons surveiller les membres. Les troupeaux s’agrandissent. Les logettes sollicitent les aplombs. C’est un critère de vieillissement. Si nous voulons améliorer notre rentabilité et avoir des femelles disponibles à la vente, nous devons faire vieillir nos vaches. J’ai aussi observé le cadre de bassin. C’est important pour la facilité du vêlage. De plus, cela joue sur le poids à la réforme. Plus elle est épaisse, plus le poids de carcasse est élevé. Et les morceaux nobles se fixent dans l’arrière-main de l’animal.

Comment êtes-vous devenu juge au salon de l’agriculture de Paris ?
C’est la première fois que je juge le concours du salon de l’agriculture de Paris. J’avais juste été juge supplément, il y a une dizaine d’années. Le juge est nommé par une commission concours. Il faut un peu d’expérience sur des manifestations départementales et régionales. En tant qu’éleveur, c’est aussi une forme de reconnaissance.

Comment se prépare le jugement ? 
On est prévenu un ou deux mois avant. On a toujours un petit stress le jour du concours. Paris reste une manifestation de très haut niveau. Seuls 40 animaux y participent. Ce jour valorise le long travail d’un éleveur, je ne voulais pas me tromper.

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