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Concours : participer pour promouvoir la race

Dans le cadre des trois jours consacrés à la Normande, l’association départementale organise un concours régional le 7 juillet à Lessay où une soixantaine d’éleveurs présentera 150 animaux. Des éleveurs passionnés par leur métier, l’élevage et la génétique. Autant dire que la qualité sera au rendez-vous.

© SB

llll La famille Guérin sera présente à Lessay. Une habitude pour ces éleveurs passionnés. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas du concours départemental mais d’une épreuve régionale, où les 150 meilleurs animaux du moment seront en compétition. Parmi les championnes d’envergure nationale, deux vaches issues du Gaec de la Rabasserie fouleront le sol du ring : une vache de 2e veau tarie et une vache de 3e veau.

Un concours entre travaux et fenaison
Pour le Gaec conduit par Hubert, son frère Alain, et ses deux fils, Germain et Cyril, la participation est avant tout l’occasion de faire « la promotion de la race », un cri du cœur de la famille Guérin qui en dit long sur leur attachement à la race. Aujourd’hui, leur troupeau est composé à 85 % de la race tricolore. Même s’ils sont en pleins travaux sur leur exploitation ou en pleine fenaison, peu importe, la présence à Lessay reste une évidence. « L’objectif est de finir les foins avant le 6 juillet », confie Germain. Quant aux travaux, ils se poursuivront jusqu’à l’automne afin d’accueillir un roto 40 places traite arrière, et mettre en service un nouveau bâtiment pour vaches taries. SI les vaches laitières sont en logettes, les vaches taries seront sur aire paillée. Un choix pour avoir des animaux bien sur leurs pattes.

Taux, mamelle, lait
Les aplombs ne sont pas les seuls critères recherchés pour la famille Guérin. Les taux, la mamelle affinent le choix du taureau. Et le lait aussi « parce que c’est ce qui nous donne non pas un revenu mais un prix », souligne le jeune éleveur installé depuis quatre ans. La génétique n’est jamais loin dans la gestion du troupeau, à commencer par l’insémination artificielle réalisée par les éleveurs, et ce depuis plusieurs générations. Le Gaec s’appuie sur des souches existantes, et notamment celle d’une vache qui produisait jusqu’à 60 kg de lait. Une production hors pair.

Attirer par l’ambiance
Le 7 juillet, la concurrence sera rude. Les deux jeunes éleveurs, désignés pour s’occuper des animaux les quelques jours à Lessay, le savent bien. Mais peu importe, c’est l’ambiance qui les attire. « C’est ma semaine de vacances », sourit Germain, investi aussi dans l’association Fan 50 depuis trois ans. Un investissement qu’il juge « normal », pour promouvoir la race. D’ailleurs, il sera sur le ring également les 6 et 8 juillet pour le concours de présentation et de morphologie. Avec Cyril, ils conduiront chacun une génisse pour participer au concours national.

Pas de pression
Et comme leur voisine et une copine avaient envie de participer, elles ont pu choisir une génisse dans l’élevage de la famille Guérin. « Ce n’est pas ce qui manque ici des génisses », admet-il. Les plus jeunes animaux sortiront donc pour la première fois, et qui sait, pourront continuer à concourir les prochaines années sur les rings du département voire au-delà. D’ici là, Germain et Cyril préparent les animaux, vaches et génisses, sans vraiment de pression, juste pour le plaisir de participer et fiers de montrer la Normande.

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