L'Agriculteur Normand 19 février 2014 à 08h00 | Par Message rédigé par ARVALIS-Institut du végétal avec l’appui des techniciens de la Coopérative AGRIAL et de la coopérative de CREULLY

Culture - Des cultures en avance, le premier apport d’azote doit attendre…

Blé tendre.

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- © ARVALIS-INSTITUT DU VEGETAL

Assurer rendement et qualité, quelles sont les clés de raisonnement ?

1 - Attendre que les sols soient correctement ressuyés.

2 - Si les parcelles sont sales, désherber en priorité avant tout apport d’engrais azoté minéral.

3 - Observer une bande double densité est le meilleur indicateur pour décider ou non d’effectuer un apport d’azote au tallage. A ce jour des décolorations de BDD peuvent être observées en sols filtrants. Des jaunissements de vieilles feuilles peuvent aussi être dus à des excès d’eau.

4 - Apporter 40 kgN/ha maximum si les conditions climatiques sont réunies (sol ressuyé, températures poussantes et 15 mm de pluie prévue dans les 15 jours pour une bonne utilisation de l’azote par les cultures).

5 - Apporter l’engrais en priorité dans les parcelles ayant souffert d’excès d’eau, puis dans les solsles plus superficiels, puis dans les parcelles semées tardivement.

6 - Dans les parcelles saines, semées tôt qui ont atteint ou dépassé 2-3 talles, le premier apport d’azote peut attendre fin février. Il n’est pas nécessaire de stimuler les plantes déjà en avance ce qui engendrerait un développement excessif de la végétation.

7 - Si les apports d’azote sont déclenchés fin tallage, les combiner avec un apport de soufre, en fonction de la situation (voir grille d’évaluation du risque de carence en soufre).

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Au stade tallage, un apport de 40 kgN/ha est suffisant

Il est important de rappeler que l’azote apporté tôt est peu efficace (60 % d’efficacité au maximum). Comme le montre le graphique 1, l’efficacité des engrais minéraux (valorisation de l’engrais), dépend directement des besoins quotidiens de la plante : au tallage ces besoins sont faibles. Plus le besoin est élevé au moment de l’apport minéral, mieux l’engrais est valorisé. Cette valorisation varie de 60 % au tallage à plus de 90 % lors d’apport tardif de fin montaison. Il est donc essentiel techniquement et économiquement de limiter au strict nécessaire l’azote apporté précocement. Avant la fin tallage, lorsqu’un apport est nécessaire, 40 kgN/ha suffisent. Un apport de 40 kgN/ha au tallage fournira finalement 24 kgN à la plante alors que la même dose à gonflement en fournira 36 !

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Apports de soufre

Les forts cumuls de pluie dans la région depuis cet automne ont accentué les phénomènes de lixiviation et donc le risque de carence en soufre est plus élevé que la normale. Afin d’estimer votre risque de carence en soufre et connaitre la quantité à apporter, referez-vous aux grilles ci-dessus.


Ne pas apporter le soufre trop tôt

Pour les céréales à paille, la période de sensibilité à une carence en soufre commence au début de la montaison donc à partir du stade Epi 1cm. Un apport précoce (début tallage) d’engrais, à un stade où les besoins des cultures et leur absorption sont faibles, exposerait l’engrais à un risque accru de lessivage en sol superficiel. La meilleure période d’apport se situe entre fin tallage et tout début montaison.

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