L'Agriculteur Normand 02 février 2011 à 10h08 | Par T.Guillemot

Dans le rétroviseur - Rétrospective agricole de l'année 2010

2010 a été une année charnière. Lait et céréales retrouvent des couleurs mais viande bovine et porc plongent un peu plus. Sur le terrain, la mobilisation a été forte, l'action continue et le combat permanent.

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. (© TG)

Dans le Calvados.

Thomas Pelletier : une meilleure rémunération de notre travail
La FNPFC (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre) souhaite que les efforts de qualité menés par les producteurs depuis des années trouvent leur pleine expression dans des conditions 2009 exceptionnelles. “Ces efforts méritent une meilleure rémunération de notre travail”, plaide son président, Thomas Pelletier qui espère plus que les 73 e de 2009.

Lait non collecté : la FDSEA recense les volumes
Les épisodes neigeux de la fin décembre et du début du mois de janvier ont conduit à une désorganisation des circuits de collecte de lait des entreprises. Certains producteurs n’ont pas été collectés pendant près d’une semaine et subissent de ce fait une perte de chiffre d’affaires importante. C’est pourquoi la FDSEA recense les volumes perdus.

Linfini : filles et fils d’agriculteurs défilent
Le lin est très tendance en 2010. Tant mieux pour les liniculteurs de la coopérative de Villons-les-Buissons, que préside Henri Pomikal, qui cultivent la petite fleur bleue. Pendant ce temps, leurs épouses créent des modèles de vêtements et tiennent boutique à l’usine (de teillage). Quant aux enfants, ils défilent sans complexe tout de lin habillés.

CAPTAGES 14 la politique de l’eau fait des vagues
CAPTAGES 14. Comprenez Cercles d’Agriculteurs et de Propriétaires Travaillant pour l’Aménagement, la Gestion de l’Eau et sa Sauvegarde. Une once d’humour mais un problème pris très au sérieux par une association née le 15 février dernier. Le 23 février, son conseil d’administration, présidé par Clotilde Hareau, tient sa première réunion publique. Plus de 80 agriculteurs répondent présent.

Photovoltaïque : une place au soleil
Dans un contexte économique morose, le syndicalisme jeune évoque de nouvelles pistes de valeurs ajoutées. À commencer par la production d’énergie. “L’installation de panneaux photovoltaïques est une solution à réfléchir”, indique Xavier Pénard, le président des Jeunes Agriculteurs. Reste à intégrer les coûts de rachat d’électricité. Même si le gouvernement a revu sa copie, la grille s’avère moins avantageuse que par le passé.

Bac pro 3 ans : les MFR renforcent leur coopération
Depuis la rentrée, un vent de réforme souffle sur la formation professionnelle. Le Bac Pro se prépare désormais en 3 années, directement après la 3ème. Les établissements MFR (Balleroy, Blangy-le-Château et Maltot) s’organisent pour proposer aux jeunes ce nouveau Bac Pro 3 ans en alternance avec la volonté de s’appuyer plus que jamais sur le milieu professionnel et de favoriser l’ouverture et la mobilité des jeunes.

FDSEA : réguler et contractualiser groupés
On ne s’en sortira individuellement que si l’on a des stratégies collectives avec des droits et des devoirs”. En intervenant devant les adhérents de la FDSEA, Xavier Beulin remet le pouvoir économique au cœur des débats. Le vice-président de la FNSEA, pour donner de la force à ses propos, s’est appuyé sur l’organisation de la filière oléoprotéagineuse mise en place depuis plusieurs années. “Une filière où les patrons, ce sont les producteurs. Une filière où tout est transparent de A à Z”. Une filière contractualisée également. “Imaginons une nouvelle organisation économique. Une organisation qui engage le monde de la production et le monde de la consommation en passant obligatoirement par toutes les étapes de la transformation”, propose Patrice Lepainteur, président de la FDSEA.

Santé : JA et premiers secours
JA renouvelle l’initiative de former le comité d’organisation de la FDL (Finale départementale de Labour) ainsi que les membres
du bureau aux premiers secours. 10 JA du canton de Lisieux/Cambremer participent à une formation de deux jours, pour l’obtention du brevet de “Sauveteur Secouriste du Travail”. Au programme: dégagement d’urgence d’une victime, massage cardiaque, bouche à bouche, utilisation d’un défibrillateur...

Lait : Lactalis joue avec les nerfs des producteurs
FDSEA et JA mènent le 27 mars dans les grandes surfaces une opération de communication auprès du consommateur. Objectif : dénoncer l’irresponsabilité de Lactalis qui avait refusé d’appliquer l’accord du 3 juin 2009. Du côté de la grande distribution, on se montre compréhensif. François Plé, propriétaire de l’Intermarché de Vire se déclare en phase avec les revendications du syndicalisme agricole.

Remplacement : la FDdracta mue
La Fédération Départementale pour le Développement du Remplacement et l’Amélioration des Conditions de Travail en Agriculture a un nouveau nom. Une appellation sans doute plus digeste pour les non-spécialistes de l’association. “Nous nous appelons désormais Service de Remplacement 14. Au plan national, nous avions plus de 50 dénominations et plusieurs dizaines de logos pour définir les associations de service de remplacement”, note Josianne Maizeray, présidente de la nouvelle entité.

JA : sensibiliser les politiques
Le 12 avril, la nouvelle équipe  JA rencontre l'Union Amicale des Maires et le Préfet pour se présenter et leur rappeler la réalité du terrain. “Monsieur le préfet, profitez d'une des dernières chemises en lin de qualité Directive Nitrate et lin de qualité : incompatibilité !”, indiquent les responsables JA.

Politique de l’eau  : qu’on nous implique à 100%
La politique de préservation et de reconquête de la qualité de l’eau fait débat dans le Bocage et la Plaine. Benoît Lefèbure, jeune céréaliculteur aux portes de Caen, revendique le droit à la parole. “Il faut qu’on nous implique à 100 %. Plan de fumure prévisionnel, fractionnement des apports d’azote, analyses de sol, Farmstar, Jubil, NTest”, liste-t-il comme outils ou pratiques que l’agriculture déploie depuis plusieurs années en faveur de l’environnement. Sans oublier les CIPAN, “d’accord à 100 %” mais pour lesquels il s’interroge sur ce décret départemental qui n’autorise sa destruction qu’après le 15 décembre.

Céréales : 10 000 manifestants et 2 000 tracteurs à Paris
Démonstration de force le 27 avril. Jamais Paris n’a connu une telle concentration de tracteurs et de producteurs de grandes cultures. Au cœur du problème, un prix du blé qui oscille entre 90 et 110 e. “Le problème de la compétitivité concerne l’ensemble de la filière.
Sur nos exploitations, nous devons retrouver 50 à 100 e de plus à l’hectare”, indique-t-on de source syndicale.

Viande bovine  les éleveurs protestent autour d’un barbecue
Le 17 mai, une trentaine de producteurs de viande bovine manifestent devant la préfecture. Ils ont répondu à l’appel lancé par la FDSEA et JA. Ils craignent la réouverture des négociations avec le Mercosur. En ligne de mire : une nouvelle vague d’importations massive de viandes des pays d’Amérique du Sud.

Communication : les écoliers mettent leurs bottes
En mai, plus de 600 enfants visitent des exploitations. Les écoles profitent de l’opération “Fermes ouvertes”, organisées par la FDSEA. Hervé Vandecandelaere, St-Manvieu-Norrey, reçoit La classe de CM1 de l’école St-Michel d'Hérouville-St-Clair. À l’heure du bilan, Nazim pense “que travailler ici doit être très agréable et sans fermier, on ne mangerait pas”.

CIPAN : 40 tracteurs encerclent la préfecture
Le 31 mai, une quarantaine de tracteurs encerclent la préfecture. Organisée par la FDSEA et JA, cette manifestation a permis d’alerter le préfet sur des problématiques départementales. Sujets abordées : sécheresse, circulation des engins agricoles et surtout date de destruction des cultures intermédiaires (CIPAN). Alain Declomesnil, président de la commission agricole du Conseil général, est venu soutenir les manifestants.

Champs Elysées  : les maraîchers rencontrent les consommateurs
Dimanche 23 et lundi 24 mai, Christian de Koninck, producteur de légumes du Calvados et administrateur à Légumes de France, participe à Nature Capitale, organisé par JA en collaboration avec France Bois Forêt. Les producteurs de légumes de France ont bâti une pyramide de 7 m, symbole de la diversité de la production légumière française.

ADASEA : diversification des projets
Les installations restent au ralenti. L’ADASEA s’adapte. “Le budget est en retrait. On tient compte des ralentissements du quotidien”, explique Jean-Luc Paris, son président. L’organisme note également le désengagement de l’Etat. Au plan national, l’enveloppe destinée aux ADASEA est passée de 24 à 12 M€. Une chute qui se traduit sur le budget de la structure du Calvados. “Il y a peu, nous percevions 300 à 350 000 €. Désormais, nous sommes à 220 000 €”.

Anciens : la section fait son cinéma
C’est au cinéma “Le Rexy” de St-Pierre-sur-Dives que la section des anciens exploitants de la FDSEA se retrouve le 15 juin pour une séance de cinéma. Le documentaire de Dominique Marchais “Le temps des grâces” nourrit le débat. “Un beau tour de France qui montre la diversité de notre agriculture, un film concret.” Le film fait l’unanimité.

Bertin George : “des conséquences économiques préjudiciables"
“Je suis concerné en tant que responsable cantonal de la FDSEA par cette problématique eau. On ne peut d’ailleurs que se satisfaire du fait que de nombreux agriculteurs se mobilisent et débattent pour faire face à des contraintes qui pourraient être économiquement préjudiciables à leur système d’exploitation. Il y a deux ans, avec Marc Buon, alors président de la FDSEA. Nous avions rencontré Daniel Françoise (président du syndicat d’eau) et Thierry Pay (hydrogéologue et directeur de l’eau et de la recherche au conseil général). Nous leur avions demandé de porter à notre connaissance le résultat de leurs études et les mesures qu’ils pensaient proposer. Nous n’avons jamais eu de réponse. Cela me donne l’impression qu’on a voulu évincer les agriculteurs
d’un débat qui les concerne au premier plan”.

1 744 délégués à élire
C’est le moment de voter pour tous ceux qui relèvent du régime social agricole. Le matériel de vote par correspondance est arrivé. Il n’y a plus qu’à élire 1744 délégués cantonaux en Calvados et Manche. Le scrutin est clos le 20 janvier à minuit.

Franck Labarrière nouveau président des JA
Réuni le 9 mars, le conseil d’administration de JA procède à l’élection d’une nouvelle équipe. Franck Labarrière est élu président. A ses côtés : Mathilde Vermés (1e vice-président), Loïc Baillieul (2e vice-président) et Olivier Frimout (secrétaire général).

Le modèle laitier canadien fait rêver, la réalité le complique
Thomas Pelletier et Philippe Marie, producteurs de lait à Vaux-sur-Aure (14), reçoivent une délégation d’élus du Canada. Au cœur des débats : leur modèle laitier  qui fait rêver bon nombre de producteurs français. Il nécessite néanmoins prudence et discernement. “Nous n’exportons pas de lait. Les prix sont donc déconnectés du marché mondial. Vu l’immensité de notre pays, les coûts de transport et de collecte du lait sont énormes. Nous ne serions pas compétitif. En revanche, la France exporte 30 % de sa production. Votre pays veut-il moins de producteurs et moins de fermes ? La question doit être posée. Pour appliquer le modèle canadien, il faudrait sans doute commencer par baisser les quotas de 30 %”, indique-t-on du côté de la délégation canadienne.

Le Contrôle Laitier se mue en Calvados Conseil Elevage
Le Contrôle Laitier change de nom et devient Calvados Conseil Elevage. Dans un contexte de crise, l’organisme adapte son offre et réduit ses coûts. “Notre rôle n’est pas de faire de la politique ou du syndicalisme. Même si on nous l’a reproché, nous sommes restés le plus neutre possible. Aujourd’hui, je déplore la division de la profession et j’aspire à plus de sérénité et d’unité”, insiste Frédéric David, son président.

Ne pas broyer les pailles
Etant donnée la pluviométrie du début d’année, de nombreux éleveurs s’alarment du déficit en fourrages pour l’été et l’hiver prochain. Dans le canton de Thury-Harcourt, la première coupe d’herbe est inférieure à 50% de la normale. De plus, certaines parcelles destinées à la fauche sont pâturées. “Nous avons estimé les besoins du canton aux alentours de 1500 tonnes de paille”, annonce Daniel Courval, président cantonal FDSEA. Les éleveurs cherchent en attendant des fourrages de substitution et appellent à ne pas broyer les pailles. “Avant de prendre contact avec les départements voisins, il nous semble important d’alerter les céréaliers du département en leur demandant de ne pas broyer les pailles. Les éleveurs auront besoin de toutes les pailles à céréales mais aussi certainement d’une partie des pailles de colza”, ajoute-t-il.

Nathalie Lepelletier : “urgence” a t-il une définition administrative
“Le 27 octobre, le chef de l’état annonçait un plan d’urgence “sans précédent” pour l’agriculture. Le fait que cela intervienne au cours d’un discours au goût de “déjà entendu” (une bonne partie de celui-ci avait déjà été prononcée 8 mois plus tôt ) aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Avec le recul, certaines phrases  “nous ne pouvons pas attendre, j'en ai parfaitement conscience”, “ce plan sera engagé dans son intégralité avant la fin de l'année”, sonnent creux. Certes, l’administration nous a demandé de déposer nos demandes dans la précipitation. Mais depuis, la plupart des demandeurs d’aides FAC n’ont encore reçu aucune réponse . J’avais cru que le Président avait réellement pris conscience de nos difficultés. Devons-nous nous fier à ses dires ou bien est-ce que le terme “urgence” n’a pas de définition administrative ?

Vassy : 100 ans de comice
Dimanche 25 juillet, le comice agricole du canton de Vassy ouvre ses portes pour sa 100ème. “Je suis arrivé en 1942 à Vassy. étant môme. Je n’étais que spectateur. En ce temps-là, étaient pris en compte les critères de robe, de couleur, il n’y avait pas de contrôle laitier. C’est en 1961 que je présente mes premières bêtes en contrôle laitier. Je me souviens de 2500 litres de lait. Il faut bien dire que ce sont les taureaux qui faisaient les vainqueurs ! C’était à celui qui avait le plus beau. Tout a changé dès lors que les inséminations artificielles sont devenues courantes,” raconte Roger Guillouet qui a été, dès 1975, le trésorier de l’association du comice. Et demain ? Son avenir passe par quelques ajustements, juge Patrice Lepainteur. “ Les éleveurs extérieurs au canton répondent à notre appel d’ouverture. Des charolaises et limousines vont diversifier l’exposition. Il s’agit simplement de s’ouvrir aux initiatives nouvelles.”

Moisson : des rendements divisés par deux
“Je n’ai pas connu une situation similaire depuis 1976. Nous avons eu 13 mm d’eau en avril et 12 mm en mai. Il a plu davantage en juin mais c’était trop tard”, indique Philippe Rousseau, installé avec son fils Pierre à Chicheboville. Les 28 ha d’orges d’hiver sont battus depuis le 4 juillet. “La cata. On fait une moyenne de 44 q. Lors de la dernière campagne, elle atteignait 82 q”.

Lait les consommateurs avec les producteurs
L’ultimatum lancé le 4 août par la FNSEA, JA et la FNPL à destination des industriels laitiers les invitant au respect de l’accord du 3 juin 2009 expire le 12 août. Une fenêtre de tirs qu’ont mise à profit FDSEA et JA pour informer les consommateurs et les dirigeants de la grande distribution, sur un racket organisé et destructeur pour les producteurs de lait. “L’opération s’est bien déroulée. Le soutien des consommateurs est encourageant mais il faut que les transformateurs réagissent rapidement”, prévient Alain Lebaudy, vice-président de la FDSEA.

Pays'ans d'Auge  succès tout au long du sillon
Des laboureurs appliqués, des moiss-batt qui font ronfler leur moteur, des cow-boys montés sur leurs chevaux. Dimanche animé à Formentin pour la finale départementale de labour organisée par JA. Meilleur laboureur du département : Fabien Angot (Juvigny-sur-Seulles) devant Ludovic Grandinot (Le Pré-d'Auge), Marc-Antoine Prieur (Heurtevent), Hyacinthe Legouix (Le Mesnil-sur-Blangy), Jérôme Meslin (Vaux-sur-Aure), Gautier Dutel (St-Désir) et Alexandre Mesley (Formentin).

Christiane Lambert  : un accord prix du lait qui donne de la lisibilité
Christiane Lambert (vice-présidente de la FNSEA, est le 8 septembre l’invitée du conseil d’administration de la FDSEA. Revenant sur l’accord lait d’août, elle commente : “oui”! Le respect de l’accord du 3 juin qui conduit à une augmentation de 31 e/1 000 l est effectivement une satisfaction. Il donne, sur le semestre à venir, de la lisibilité aux producteurs. Pour l’an prochain, une négociation sur la base d’indicateurs affinés où les entreprises ont souhaité avoir la comparaison avec l’Allemagne et les producteurs une référence aux coûts de production laitière, est à poursuivre”.

Circulation : les agriculteurs cherchent leur route
50 agriculteurs accompagnés d’entrepreneurs de travaux agricoles de Morteaux, Falaise, Thury-Harcourt et de l’Orne se donnent rende-vous le 11 septembre au rond point de l’hôpital à Falaise. But : faire prendre conscience aux citoyens et aux politiques des contraintes imposées aux véhicules agricoles pour traverser Falaise. Depuis l’ouverture de l’A88, la rocade de Falaise est utilisable par les engins agricoles uniquement accompagnés de véhicules d’escorte. Quant au passage par le centre ville, il reste très difficile avec les nombreux haricots, les limitations de tonnage, sans parler du danger ! Les dossiers de mise en place d’une déviation agricole existent depuis plus de 10 ans et n’ont pas abouti à ce jour.

Distorsion : lassitude des éleveurs
En pleine crise, les éleveurs de viande bovine poursuivent leurs actions. Ils mènent une action de stickage chez le grossiste Metro le 20 septembre. L’occasion de contrôler l’origine de la viande et la conformité des étiquettes. “On voit de la viande autrichienne. On y trouve juste la date d’emballage, mais pas d’abattage. Eux, ils ont le droit tandis que cette pratique est strictement interdite pour la filière française”, indique Daniel Courval, président de la section viande bovine de la FDSEA.

Porcs : une guerre d’image via le stickage
Le stickage des viandes étrangères se poursuit. Le 22 septembre, JA et FDSEA dénoncent le recours aux viandes étrangères, aux magasins Carrefour Côte de Nacre puis Cora à Caen. Les principales cibles se nomment Aoste, Madrange et Fleury Michon. Reste la question des grandes marques du rayon frais. Plus de la moitié des produits y a été stickée. Sur ce point, les directeurs des magasins avouent : “nous ne pouvons pas déréférencer la majorité des produits de salaisonnerie. Sinon, les consommateurs iraient les acheter ailleurs”. La guerre d’image semble inciter les marques à se repositionner. Selon les manifestants, Herta commencerait à utiliser davantage de viande française. A voir.

Biscoto prix de championnat au SPACE
Trois éleveurs du Calvados, Étienne Aubert, l’Earl Duval et la SCEA de la Vallée, n’ont pas hésité à se déplacer au Space dans le cadre du concours Limousin pour se confronter aux meilleurs élevages de Bretagne et des Pays de la Loire. Biscoto (Scea de la Vallée) emporte un prix de championnat.

CIPAN : des avancées significatives
La pression syndicale fini par payer. “Nous avions demandé aux pouvoirs publics un peu plus de cohérence sur le dossier “couverts végétaux”. La pression exercée par la FDSEA et les JA au printemps dernier porte aujourd’hui ses fruits. L’acquis le plus important concerne la date de destruction des CIPAN avancée du 15 décembre au 15 novembre. On remet ainsi du bon sens dans le calendrier agronomique avec des conditions d’implantation des cultures de printemps moins pénalisantes”, se réjouit Patrice Lepainteur, président de la FDSEA

Le Crédit Agricole se concentre à Caen
C’est désormais officiel. La direction du Crédit agricole Normandie regroupe ses services administratifs à Caen. Les sites d’Alençon et de St-Lô fermeront d’ici 2015. “Aucun poste ne sera supprimé”, assure Daniel Epron, son président.

Patrice Lepainteur : “les divergences font partie de la nature humaine”
“Le saccage de stands lors du SPACE restera l’image forte de cette édition. Les images de violence qu’il a données à voir ne rendront pas service aux agriculteurs. Une profession divisée est une profession affaiblie. Alors que des voix appellent au dialogue entre les syndicats, ces évènements ont marqué un pas en arrière plutôt qu’un pas en avant. La différence, les divergences font partie de la nature humaine. Mais ce n’est pas dans l’insulte et l’invective qu’on les aplanit. Les agriculteurs ont besoin d’unité et de solidarité. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les efforts que font actuellement les producteurs de porcs ou de viande bovine pour favoriser la consommation de viandes françaises. La lutte contre la spéculation sur les marchés agricoles est urgente. Elle ne rend pas service aux producteurs qui ont parfois vendu avant la moisson."

Viande bovine  : les éleveurs à l’abattoir
Déjà quatre ans de crises. Les producteurs de viande bovine n’aperçoivent pas le bout du tunnel. Depuis trois mois, FDSEA et JA multiplient les rencontres avec les acteurs de la filière. Sans succès. Le 4 octobre, ils décident de bloquer l’abattoir de Villers-Bocage. “Ce sont bien les abatteurs qui discutent avec la distribution. Ils sont nos interlocuteur. Nous avons aussi rencontré l’abattoir de St-Pierre-sur-Dives. Nous voulons comprendre pourquoi ils ne parviennent pas à nous rémunérer . Il faut les perturber pour obtenir une réaction. L’observatoire des marges se met en place mais l’opacité continue. Bigard tient tête à la distribution. Avec sa taille, il pourrait imposer des prix plus élevés”, explique Franck Labarrière, président des JA.

Rencontre : le Préfet répond à l’invitation de la FDSEA
Le préfet répond à l’invitation de la FDSEA. Le 9 novembre, il visite un élevage allaitant dans le Pays d’Auge (Anthony Flajolet à Rumesnil). Hasard du calendrier, cette rencontre intervient en plein blocage des abattoirs du groupe Bigard. Point de colère dans les propos de ses hôtes, les éleveurs semblent désabusés. “On se rend compte qu’il y 20 ans, j’aurais mieux fait de casser des prairies au profit de grandes cultures. Nous serions moins pénalisés, mais j’ai écouté les responsables politiques qui voulaient un beau Pays d’Auge avec de l’herbe, des pommiers et des haies”, témoigne Daniel Flajolet, le père d’Anthony. “Je suis frappé de la désespérance du monde rural”. Telle est la conclusion de Didier Lallement à l’issue de sa rencontre avec les éleveurs.

Maraîchage : salades musicales
Depuis le 10 novembre, les salades de Christian de Koninck ont leur musique. Deux fois par jour, une plage musicale d’environ 7 minutes est diffusée dans une serre composée d’un hectare de salades. Ces notes sont censées stimuler les plantes et lutter contre les maladies. “C’est surprenant, mais on peut dire qu’on parle avec une salade. Il faut utiliser le principe de résonance et stimuler la plante”, avance Pédro Ferrandiz, responsable de la R&D et de l’installation au sein de Génodics. Un simple autoradio branché sur des haut-parleurs suffit. L’invention n’en met pas plein la vue, mais plein les oreilles. Avec pour objectif : limiter les intrants.

Foncier : l’observation se numérise
Fabienne Férey, agricultrice dans le pays d’Auge, est présidente du conseil de développement de Pays d’Auge Expansion. Elle participe à la signature de la convention de mise en place de l’observatoire foncier. Cette démarche issue de l’Agenda 21 récemment élaboré, est développée dans le cadre d’un partenariat associant le Conseil Régional et l’Etablissement public Foncier de Normandie. L’objectif est de se doter d’un système d’information géographique (SIG) établi à l’échelle du territoire. Ce travail doit permettre de mesurer ces évolutions et d’éclairer les collectivités lors de leurs prises de décisions en matière d’aménagement.

Dominique Barreau : un syndicalisme de terrain
Le 7 décembre,  le conseil d’administration de la FDSEA accueille le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barreau. Le matin même, sur Europe 1, Jean-Michel Lemétayer annoncent sa démission de la présidence de la FNSEA. Son successeur sera élu le 16 décembre. Deux candidats sont évoqués : Xavier Belin et Dominique Barreau qui confirme. “Oui. Nous sommes deux prétendants parfaitement complémentaires. Je souhaite qu’on arrive à une seule candidature. La FNSEA a besoin d’un syndicalisme de proximité. La FNSEA doit garder son lien aux réalités économiques et sa liberté d’expression. Je pense être bien placé pour cette mission”.

ADASEA : la Chambre d’Agriculture intègre 6 salariés
La Chambre d’Agriculture crée 4 postes destinés à la mission d’installation. Ces salariés seront transférés de l’ADASEA. La LMA (Loi de Modernisation de l’Agriculture) délègue aux Chambres les missions relatives à l’installation et à la transmission, à partir de janvier 2011. Ce rôle était jusqu’alors dévolu aux ADASEA. Deux postes de conseillers seront basés dans les antennes délocalisées. Une secrétaire spécialisée et un conseiller intégreront le siège de la Chambre. Reste la question du financement. “En 2013, le soutien de l’Etat n’existera plus. Les salaires chargés représenteront 170 000 €”, précise Elizabeth Pirat (directrice). Des propos complétés par Michel Legrand (président), “à raison de 50 dossiers par an, nous sommes à 3 000 € par dossier. Ce coût doit diminuer. Des gains de productivité sont possibles”.

Calamité : lettre au ministre de l’agriculture
Le Calvados est exclu du dispositif d’indemnisation des calamités agricoles. FDSEA et JA dénoncent cet arbitrage des services administratifs. Ils interpellent donc le ministère de l’agriculture. “Pourquoi la Manche et l’Orne reconnus et pas nous ?”, s’interroge Patrice Lepainteur.

Le CER à côté d’IKEA
Le 2 décembre, le CER France (Centre d’Economie rurale) inaugure son nouveau siège social. C’est plus d’une cinquantaine de clients, collaborateurs, administrateurs qui ont fait le déplacement à Fleury-sur-Orne. Ce nouveau bâtiment est implanté dans la zone d’activité des Digues. “Situé au bord du périphérique, le siège actuel du CER offre de grandes facilités d’accès et des parkings, ce qui manquait rue Fred Scamaroni à Caen”, explique Didier Alleaume, président du CER France Calvados.

Réduisez le coût de votre complémentaire santé
La Section des Anciens Exploitants de la FDSEA a négocié avec Groupama une assurance complémentaire santé collective. Agnès Duyck, sa présidente, invite dans chaque région naturelle les retraités à venir comparer le coût de cette proposition avec leur complémentaire individuelle. Quelle différence avec une complémentaire santé individuelle ? “Aucune, si ce n’est le coût. je me réjouis de voir que, pour l’ensemble des participants, l’économie annuelle sûr la cotisation est conséquente”.

PAC, un simple clic qui valait 31 000 €
Sans accusé de réception, point de prime. Un agriculteur du Calvados vient de perdre 31 000 € d’aides PAC. L’homme a rempli sa déclaration PAC sur internet. Il y a notifié les détails exigés par l’administration. Il y a décrit son parcellaire ou ses productions. Mais, l’agriculteur a omis de cliquer pour valider son dossier PAC et n’a donc pas reçu le précieux accusé de réception. L’administration n’a donc pas instruit le dossier. Tous les élus ont tiré dans le même sens et invité l’administration à rester humaine.

Daniel Courval : “cotations suspendues”
Cette semaine, vous ne trouverez pas dans les pages centrales de votre journal les chiffres de la cotation régionale des gros bovins “entrée abattoirs”. La commission a en effet décidé de ne pas définir de cotation régionale. En effet, alors que les éleveurs demandent une revalorisation des prix, les opérateurs de l’aval s’obstinent à peser sur le prix de la viande sans tenir aucun compte de la flambée actuelle des coûts de production. En tant que représentant des producteurs, nous ne pouvions accepter une telle proposition. Cela fait maintenant trois ans que nous alertons les autres maillons de la filière sur la situation de crise que traversent les producteurs de viande bovine. Et même si l’impact du prix de la viande est moins important pour un éleveur laitier que pour un spécialisé “viande”, personne ne peut se satisfaire de prix orientés à la baisse. C’est toute la production de viande qui a besoin de prix plus élevés parce que tirer une catégorie à la baisse, c’est entraîner l’ensemble de la production sur la même pente. Quant à considérer que les aides européennes permettent de baisser les prix de vente des animaux, c’est presque insultant pour les éleveurs, surtout quand on sait que le bilan de santé de la PAC va faire baisser les montants de DPU des éleveurs dont la part d’herbe dans l’assolement est insuffisante. Face à de tels arguments et pour ne pas cautionner une telle dérive, nous avons préféré ne pas coter cette semaine. A chaque éleveur de faire valoir ses arguments face à son acheteur”.

Dans la Manche.

Fusion : au revoir la DDAF, bonjour la DDTM
Ne dites plus DDAF (Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt) mais DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer). Au 1er janvier, agriculture, équipement et affaires maritimes fusionnent. “Le fait d’être regroupés va nous permettre d’apporter une palette plus large de services ainsi qu’une meilleure approche du développement durable” souligne René-Paul Lomi, qui aura été le dernier directeur de la DDAF de la Manche.

Météo : ca patine sous la neige...
Collecte laitière compliquée, livraisons d’aliments retardées, activité légumes au ralenti.... En ce mois de janvier, la couverture neigeuse et les routes glissantes perturbent le quotidien des agriculteurs mais aussi l’amont et l’aval de la ferme bas-normande. “Nous avons mis en place tous les moyens supplémentaires dont nous disposions pour ramasser le lait,” souligne Jean-Yves Duplenne (Maîtres Laitiers du Cotentin). La neige atteint, voire dépasse par endroits, les 40 centimètres.
Et les stabulations s’effondrent
Les stabulations s’écroulent sous le poids de la neige, en particulier du côté de La Haye du Puits. Mercredi 13 janvier, on en comptait une trentaine à terre. Il faut en urgence abriter les animaux dans d’autres bâtiments ou chez des voisins. Les Pouvoirs publics annoncent une simplification des procédures administratives pour la reconstruction ainsi qu’une expertise rapide des dégâts Du côté des légumiers, on panse aussi ses plaies (tunnels effondrés). Même si les cours sont à la hausse, on craint des pertes dues au pourrissement des poireaux et des choux.

Prim’Holstein : Twin Miza championne espoir à Paris
Le Gaec Leclerc-Botrel s’est démarqué au concours Prim’Holstein à Paris. Twin Miza, meilleure mamelle et gagnante de sa section a remporté le titre de championne espoir. “Cette vache a une bonne longueur de corps avec un bon agencement de la première côte. Elle a également été parfaitement préparée avec une panse bien pleine”, a commenté le juge.

Au SIA : les légumiers communiquent
Profitant de la tribune offerte lors du Salon International de l’Agriculture à Paris, les producteurs de la Manche sont venus expliquer les qualités de leurs légumes au grand public. Bons, sains et frais, les légumes de France, notamment de la Manche, répondent aux exigences des consommateurs. Les légumiers ont également fait partager leur passion du métier aux visiteurs nombreux sur leur stand “Entrez dans le monde des légumes de France.”

Normande : Rilera grande championne
Un des meilleurs élevages de la Manche, le Gaec Duquesne (Équeurdreville-Hainneville) fait des merveilles au Salon de l'Agriculture. Il remporte le grand prix du concours de race Normande 2010 au SIA avec Rilera, une fille d’Idris, déjà couronnée de lauriers à Paris, voici deux ans. A noter que les frères Duquesne font vraiment des étincelles puisqu'ils triomphent dans plusieurs prix lors du concours ovins race Roussin.

Fermes ouvertes  : 1 400 écoliers dans les fermes
Jusqu’au 19 mars, 1 400 écoliers issus de 23 écoles font connaissance avec l’agriculture. L’occasion pour Catherine Guérault, présidente de la section agricultrices de la FDSEA et en charge de l’organisation des Fermes ouvertes, de souligner : “il s’agit d’une opération indispensable pour que les citadins ou les péri-urbains connaissent notre métier, ses avantages mais aussi ses difficultés”.

FDSEA : vers une organisation économique des producteurs
Salle comble lors de l’assemblée générale de la FDSEA placée sous le signe des propositions pour parer à la plus grave crise vécue par les agriculteurs depuis 1945. Les relations entre la production, la transformation et la distribution ont été au coeur des débats
avec une priorité, dégager un vrai revenu pour le premier maillon de la filière. Philippe Mangin (Coop de France) est le grand témoin de ces travaux.

Jeunes Agriculteurs : Jean-François Bouillon nouveau président
Lors de l'assemblée générale des JA, Samuel Legoupil (président sortant) avait annoncé son souhait de quitter son poste de président . Souhait  réalisé mercredi 17 mars, lors du conseil électif. Les administrateurs ont élu une nouvelle équipe pour un mandat de 2 ans. Jean-François Bouillon membre du bureau depuis 2004, 30 ans et producteur de lait à Ancteville, est le nouveau président.

Lait : Lactalis a joué avec les nerfs des producteurs
FDSEA et JA mènent le 27 mars dans les grandes surfaces une opération de communication auprès du consommateur. Objectif : dénoncer l’irresponsabilité de Lactalis qui avait refusé d’appliquer l’accord du 3 juin 2009.

Conseil général : 7 Me pour l’agriculture
Face à la crise, le département met la main au portefeuille. “7 défis, 28 orientations, 77 objectifs, 140 actions et en terme d’accompagnement financier plus de 7 641 000 e sur 2010”. Pour les élus, “l’agriculture, grâce à une politique offensive et adaptée aux enjeux, peut rester un atout maître pour l’économie manchoise”.

1 744 délégués à élire
C’est le moment de voter pour tous ceux qui relèvent du régime social agricole. Le matériel de vote par correspondance est arrivé. Il n’y a plus qu’à élire 1744 délégués cantonaux en Calvados et Manche. Le scrutin est clos le 20 janvier à minuit.

Les adhérents FDSEA d’Isigny-le-Buat rencontrent le Maire
L’inquiétude est grandissante sur la commune-canton d’Isigny le Buat. Les agriculteurs s’interrogent fortement sur les conséquences du recensement des haies et des zones humides. En effet, le SAGE (schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) de la Sélune l’impose
lors de révision ou de mise en place de PLU pour identifier les linéaires boisés et les secteurs qui ont un rôle important vis-à-vis de la qualité de l’eau. Le maire veut privilégier la voie de la concertation.

Hervé Marie : “comme une véritable provocation"
“Les industriels privés ont claqué la porte du CNIEL en refusant d’appliquer une hausse du prix du lait pour le deuxième trimestre. Cela frise le mépris de leur part. Faut-il rappeler que certains groupes privés annoncent des résultats en hausse en 2009 (quand ils ne préfèrent pas payer une amende pour éviter de les publier) ? Faut-il rappeler qu’ils ont toujours une bonne excuse pour baisser le prix du lait ? Quand ce n’est pas le beurre et la poudre, c’est le différentiel de prix avec l’Allemagne. Alors que les éleveurs peinent à joindre les deux bouts, cela sonne comme une véritable provocation. Si les privés n’ont pas jugé bon de répercuter aux producteurs une hausse quand le prix français était inférieur au prix allemand, je ne vois pas pourquoi cela devrait fonctionner dans l’autre sens. Commission européenne, grande distribution, transformateurs, tous pensent que les agriculteurs sont corvéables à merci. Certains distributeurs nous font même les yeux doux”

Activ-Emploi-Manche  : l’emploi clés en mains
Activ-Emploi Manche tient son assemblée générale à St-Lô. Parti des légumes, ce groupement d’employeurs, commence à s’étendre au secteur polyculture-élevage. Satisfecit de son président, Philippe Faucon : “uniquement sur les trois premiers mois 2010, nous en sommes déjà à 26 370 heures facturées”.

Photovoltaïque : le solaire marche fort
10 000 m2 de toiture équipés en moins de deux ans. La Cuma Ecovaloris , que préside Antoine Aubry, surfe sur le photovoltaïque et lance un nouveau groupement. La Manche se place d’ailleurs parmi les départements leaders en la matière sur le territoire français.

Après la tempête : reconstruction exemplaire
A Millières, l’Earl Lefeuvre a failli tout perdre dans la nuit du 9 au 10 janvier dernier avec l’effondrement de la stabulation. Après la peine, vient l’espoir, celui de la reconstruction. “L’effondrement s’étant produit un dimanche, j’ai contacté Groupama, mon assureur, le lundi matin. Il m’a rappelé une demi-heure plus tard. Dès l’après-midi, trois experts se déplaçaient : l’un pour le bâtiment, le second pour les conséquences sur l’exploitation, le dernier s’occupant de la réglementation”. Quinze jours après, les travaux démarrent tambour battant. Quelques semaines plus tard, c’est le grand jour. Même si le bâtiment n’est pas entièrement terminé, les logettes sont prêtes à accueillir le troupeau.

Aménagement : la déviation de Cherbourg inquiète les agriculteurs
Le contournement ouest de Cherbourg fait couler beaucoup d’encre. La FDSEA grince des dents sur la partie Martinvast-Équeurdreville face au comportement des élus. “Nous avons toujours privilégié la voie de la négociation et de la concertation sur ce projet d’infrastructures routières qui va dans le sens du désenclavement et donc du développement économique du territoire. Pour nous, il est essentiel que ce contournement soit clairement justifié et expliqué. Le silence d’une majorité d’élus concernés par le projet nous interpelle”, commentent Pascal Férey et Hervé Marie au nom de la FDSEA.

FDSEA/JA : halte à la viande d’importation
Cherbourg, Granville et St-Lô sont visités par des délégations FDSEA et JA. “Nous nous opposons par cette action à l’avis de la commission européenne qui a donné un avis favorable aux négociations entre le Mercosur (Amérique du Sud) et l’UE. Négociations qui pourraient aboutir à des importations massives de viande bovine du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay”, précisent les manifestants.

Ligne HT : chantier d'enfouissement
Le chantier d'enfouissement de la 2 x 90 KV (Avranches-Launay) entre dans sa phase opérationnelle. Les travaux de réalisation de cet ouvrage débutent sur le terrain. La FDSEA se félicite que ses revendications portées depuis plus de deux ans aient été entendues. A force de persuasion, le transporteur d'énergie RTE a fini par accéder à sa demande d'enfouissement de cette ligne.

Fête du pain : la main à la pâte
Temps radieux à Cherbourg pour la Fête du Pain. Les agriculteurs ont largement participé à la réalisation de cet évènement sous la banderole FDSEA, à l'instar d'Hervé Marie qui n'a pas hésité à constituer les palettes de blé ou de l'élevage Duquesnes avec une splendide laitière Normande, des moutons et un veau.

Gilbert Michel : recenser les besoins en paille
La paille risque de manquer ou du moins d’être chère. La section Céréales de la FDSEA a pris le dossier en mains. “Même si la pluie qui est tombée dernièrement a redonné du tonus aux blés, il y aura tout de même un déficit. Nous avons pris contact avec l’Eure, grand département céréalier, pour une première estimation de 10 000 tonnes. Cela permettra aussi de réguler le marché et de freiner certains spéculateurs. Sur ce dossier, à noter que nous travaillons en étroite collaboration avec les négociants”, précise Gilbert Michel.

Porc : rester vigilant sur la promotion VPF
Pas de doute, ils ont bien fait d’aller vérifier si le logo VPF (Viande de Porc Française) était affiché en magasin. Le 28 juin, la délégation de la section Porc de la FDSEA n’a rien trouvé en rayons. Thierry Lefranc, son président, explique : “le directeur de Carrefour Saint-Lô s’est retranché derrière un argument : il n’était pas au courant. Personne ne l’avait informé”. Plutôt curieux de la part d’une grande surface spécialisée dans la communication et le marketing.

Afdi : deux Maliennes en visite
Fatoumata Diarra, présidente de l’union locale des productrices de Karité, et N’Déyé Kouyaté, secrétaire administrative de l’union des maraîchères de Banamba (Mali), visitent la Manche pour prendre contact avec les OPA. “Cette mission vise à accompagner les projets des organisations paysannes féminines de l’AOPP régionale de Koulikoro, par la découverte des aspects liés à la transformation et la commercialisation des produits agricoles”, explique Catherine Guérault, présidente de la commission agricultrices de la FDSEA. A l’origine de ce partenariat, l’Afdi qui appuie l’association des organisations professionnelles paysannes maliennes depuis 2002.

SIA : lauréats récompensés
Quelle que soit la production, ils portent haut les couleurs de la Manche au SIA. Les producteurs sont reçus à l’Hôtel du département. “Nous voulons rendre, par cette remise de prix, hommage à toute la filière agricole de la Manche qui tient une place primordiale dans l’économie départementale” lance Philippe Ripouteau, élu charge des affaires agricoles.

Florence Mazier : faire avancer les filières
Florence Mazier siège désormais au Conseil régional. “On est venu me chercher. J’ai été surprise au départ puis j’ai accepté par conviction mais avec un soutien primordial, celui de ma famille avec laquelle je travaille tous les jours sur la ferme”. Pas trop de difficultés pour lier les impératifs de la campagne et ceux de la traite ? “Au Gaec, nous avons une bonne organisation, déjà rôdée lorsque j’étais présidente des JA”.

Fabrice Heudier : “s’assurer de la nécessaire cohérence "
“L’Union Européenne veut relancer les négociations pour un accord de libre-échange avec le Mercosur. Il va sans dire que, si un tel accord devait aboutir, il se traduirait inévitablement par des importations accrues de viandes bovines originaires de ces pays d’Amérique du Sud. Cette orientation est inacceptable. On ne peut pas à la fois imposer des normes sanitaires, environnementales ou de bien-être animal aux producteurs européens et importer, au nom d’un accord politique, des viandes produites sans. J’ajoute que l’on semble faire bien peu de cas du bilan “carbone” de ces viandes d’importation lointaine. C’est ce que nous sommes allés dire aux représentants de l’Etat et aux centrales d’achat. Il s’agit de s’assurer de la nécessaire cohérence entre les conditions de production que l’on s’impose et les conditions de production que l’on tolère quand il s’agit d’importation”.

Environnement : on apprivoise la barre d’effarouchement
Ce n’est pour l’instant qu’un prototype mais, au nom de la biodiversité, on teste dans la Manche une barre d’effarouchement. Objectif : sauver couvées de perdrix et faisans, nichées de lièvres, faons... Marc Lecoustey (agriculteur à Le Plessis-Lastelle) reconnaît que faucher ou ensiler provoque des dommages collatéraux sur les populations de gibiers, gros et petits. “Tous les ans, on flingue des petits chevreuils dans les ensilages d’herbe et ça ne fait plaisir à personne”.

Ventes PMS  : plus de 3 000 personnes
Organisée à Hauteville -la-Guichard au Gaec Hulmer, la manifestation s’avère l’un des plus gros succès de la race pour 2010. Pourtant les organisateurs, vu le contexte laitier, prenaient des risques. En fin de journée, le verdict tombait : 56 sujets vendus à une moyenne de 1 736 e. Les Normandes “Top Génétique” ont connu un bon engouement. 3 laitières proposées et vendues à une moyenne de 2 733 e. Le clou de ces ventes, c’était la présentation de 13 génissons vendus à une moyenne de 2 733 e.

Prix du lait : lettre ouverte aux parlementaires
“L’accord du 3 juin sur le prix du lait avait été imposé par Michel Barnier à l’insatisfaction générale” rappelle Pascal Férey. “Aujourd’hui qu’il permettrait une nette revalorisation du prix du lait, les transformateurs ne veulent plus le suivre”. Alors que les éleveurs ont commencé à livrer du lait sans que le prix soit fixé, le conseil de la FDSEA interpelle les parlementaires pour leur demander d’intervenir auprès du Ministre de l’Agriculture.

OP : jouer la carte de l’union
Jean Bizet, sénateur, sort sa proposition concernant le marché du lait. Une délégation de la FDSEA le rencontre pour faire le point sur la future contractualisation vis-à-vis surtout des entreprises privées. Le sénateur du sud-Manche demande aux producteurs une “union sacrée” lors de la constitution des OP (Organisation de Producteurs).

Lait : irresponsabilité des industriels
Alors qu'un communiqué est envoyé dans lequel la FDSEA et les JA dénoncent “l'irresponsabilité des industriels sur le prix du lait”, une première manifestation se déroule sur le site Lactalis de Villedieu-les-Poëles. Les producteurs vident une remorque de déchets tout en taguant un slogan, “dernier avertissement : 320 euros aux 1 000 litres”. Autre moyen de pression, les producteurs appellent au boycott des produits “Lactel” et “Président”.

Viande bovine  : pour la survie des producteurs
Après avoir rencontré les groupements de producteurs, la section viande bovine de la FDSEA, sous la houlette de Fabrice Heudier, rencontre les responsables du groupe Bigard-Socopa à Coutances. “Les producteurs de viande n'en peuvent plus et connaissent des situations financières dramatiques. Dans ce contexte, beaucoup d'entre nous risquent d'arrêter la production,” lance Sébastien Jacqueline, éleveur à Auvers.

A Ste-Croix-Hague : rentrée syndical de socs
De la convivialité et du professionnalisme, des spectateurs et des compétiteurs, un grand soleil et autant de poussière. Des ingrédients qui ont fait du Festival de la Terre et de la Ruralité, à Ste-Croix-Hague, un grand évènement populaire et apprécié. Pour sa 3e participation à une finale départementale, Romain Lebehot (étudiant en BTS ACSE et futur installé) l’emporte. “Je me suis entraîné toute la semaine avec le matériel de mon père”. Sans doute la clé de ce succès.

Retraites : réduire les inégalités
La section des anciens exploitants de la FDSEA estime qu’une revalorisation est indispensable pour arriver au moins à 85% du SMIC. Ils regrettent aussi le report de 65 à 67 ans de l’âge permettant une liquidation de la pension sans minoration pour les personnes ne justifiant pas d’une carrière complète. “Il s’agit d’une mesure extrêmement pénalisante pour les conjoints d’exploitants qui ont déjà par ailleurs les plus faibles retraites”.

Porcs et bovins : incursions dans la grande distribution
“Depuis quatre ans, les producteurs de viandes porcine et bovine n’ont plus de revenu. Nous prenons de plein fouet la hausse
des aliments, nous en avons ras le bol !” Thierry Lefranc, Fabrice Heudier et Cédric Plante décident d’hausser le ton pour faire respecter leur métier. A St-Lô, épaulés par une vingtaine d’éleveurs, ils visitent Carrefour Market et Netto. Si certains produits sont bien étiquetés, d’autres manquent de lisibilité. “Herta, Madrange, Fleury-Michon, Aoste, n’hésitent pas à fabriquer leurs produits avec plus de 50% de viandes d’importation, c’est scandaleux !”

SPACE : Ursula grande championne
Parmi toutes les Prim’Holstein présentées au SPACE, Thierry Jaton  a choisi comme grande championne Ursula, une fille de Lheros sur Jelt, à la SCL du Pointon, de St-Clément Rancoudray (50). Une prouesse d'autant plus remarquable que c'était la première participation
de son éleveur Ivan Fourré et la première fois qu'une vache de Normandie remporte ce trophée. Cette vache, en 4e lactation, a séduit le juge canadien par “sa féminité, sa taille et sa magnifique mamelle. Elle se déplace très bien”.

Une Simmental manchoise couronnée à Rennes
Il n'existe pas beaucoup d'éleveurs de Simmental en Normandie et pourtant, Sylvain Desgranges (Gaec de St-Gilles, Ardevon) a réussi à placer sa vache Bêtise dans le lot de tête en obtenant le prix de la Meilleure Mamelle, face à des lots venant de Loire-Atlantique, de Mayenne, du Morbihan ou encore de Vendée.

Sécheresse : une mission d'enquête
"Avant de pouvoir faire quoi que ce soit, il faut d'abord que les services de l'Etat constatent et déterminent l'ampleur des conséquences de la sécheresse sur l'agriculture, explique Gilbert Michel, vice-président de la FDSEA, d'où la demande formulée par la profession. " Les pertes fourragères sont très importantes en herbe  et en maïs dans certains secteurs en fonction de la nature des sols”. Le déficit en paille a amené la FDSEA et les JA à mettre en place une opération avec l'Eure avec pour objectif d'aider les adhérents à s'approvisionner”.

Yvan Fourré : “dynamiser la consommation de viande "
“Depuis le printemps dernier, la FNP tente de relancer l’utilisation du logo VPF : viande porcine française. Certaines enseignes ont particulièrement bien relayé le message, d’autres traînent les pieds. Mais les grandes surfaces ne sont pas seules en cause. Les industriels de la salaison rechignent toujours à signer l’accord pour la relance de VPF. Pourtant, notre filière a bien besoin de dynamiser la consommation de viande française. Le prix du porc est resté très en-dessous de son prix normal en période estivale et cela n’augure rien de bon pour l’automne. Les éleveurs, fragilisés par trois ans de crise, vont en plus devoir faire face à la hausse du prix des céréales qui ne sera pas sans conséquence sur le prix des aliments, et donc sur nos coûts de production. C’est pour cela que nous dénonçons le manque d’utilisation du logo VPF. Certains produits portent même la mention “viande française”. Pourquoi ne pas utiliser le logo commun à toute la filière pour promouvoir la viande de nos élevages ?”

Alain Paillette : lauréat des Cochons d’Or
Alain Paillette est un atypique. A 49 ans, il s’occupe de son atelier de 350 places en sevreurs-engraisseurs et travaille aussi à mi-temps aux Abattoirs Industriels de la Manche (AIM) à Ste-Cécile, près de Villedieu les Poêles. Il a en charge l’arrivée des porcs. Il vient de remporter le Challenge des Cochons d’Or organisé par notre confrère “Porcs Magazine”. Meilleur éleveur parmi 300 collègues.

A Lessay : inauguration de Créaline
Agrial inaugure sa nouvelle usine Créaline.Ultra-moderne, elle s’étend sur 4 500 m2. Selon son directeur, Joël Scheck : “la capacité de production se situe à 25 tonnes de produits/jour”. La matière première provient pour environ 65 % de la région. Le reste, notamment tomates et courgette en contre-saison sont importées.

Gaz-oil  : ça coince
Pour Pascal Férey, président de la FDSEA, “si rien n’est fait, la collecte de lait risque de ne plus être assurée, ainsi que la livraison d’aliments du bétail dans les fermes. Ces services ne sont pas prioritaires et nous le regrettons. Nous demandons à ce que le préfet de région intervienne auprès du groupe Total pour qu’il délivre aussi du carburant aux indépendants. Enfin, le pipe-line entre le Havre et Caen doit être réouvert le plus vite possible, ou alors que l’on envoie un tanker à Ouistreham, comme à La Rochelle”.

FDSEA : bonne retraite André
Après 38 années passées à la FDSEA, André Baugé, directeur de la structure depuis 1995, fait valoir ses droits à la retraite. Il était arrivé en 1972 comme conseiller juridique. André a marqué de son empreinte la FDSEA mais aussi AS Manche, puisqu’il avait en charge la gestion des personnels des deux structures. Son remplaçant, Laurent Bertou, vient du secteur bancaire.

Viande bovine  : Bigard sur le grill
Le site Bigard-Socopa de Coutances est bloqué par les éleveurs FDSEA/JA de Normandie. Fabrice Heudier, vice-président de la FNB, lance : “en bloquant l'ensemble des sites Bigard sur la France entière, les agriculteurs veulent faire pression pour que le leader de l’abattage revienne à la table des négociations de l'interprofession”. Les producteurs sont 200 sur le site. Ils ont l'intention de tenir.

A cause de la neige : à nouveau des bâtiments s’effondrent
Moins d’un an après les tempêtes de janvier, la neige frappe à nouveau. Le 10 décembre, on recensait une quarantaine de bâtiments effondrés sans compter les serres de maraîchage écrasées par le poids de la neige, notamment sur la zone de Pieux. A l’heure des comptes finaux, on comptabilisera in fine une centaine de stabulations à terre.

Etourneaux : des kits d’effarouchement
Dans le cadre du plan de lutte contre les étourneaux mené par la FDGDON et la FDSEA avec l’appui de la DDTM, il est proposé aux exploitants de bénéficier en test d’un kit d’effarouchement en bâtiment composé d’un ballon et d’un effaroucheur sonore. Si les tests sont concluants, il sera alors possible d’acquérir le matériel pour un tarif négocié autour de 250 € HT au lieu de plus de 400 € HT en prix public.

Lait : l’OP Lactalis en place
Créée en juillet par une vingtaine de producteurs, l’OS (organisation de producteurs) basée à St-Pois, appelle à l’union sacrée. “Cette structure est indispensable pour se préparer à la contractualisation avec les entreprises comme Lactalis. Elle découle d’ailleurs de la LMA (Loi de Modernisation Agricole)”, commentent Sébastien Amand (son président) entouré de Pascal Fauchon et Stéphanie Belliard (respectivement vice-président et trésorière du Groupement des Producteurs de Lait du Bocage Normand).

Installation : la donne change
Dans le cadre de la LMA (Loi de Modernisation Agricole), l’État a attribué aux Chambres d’agriculture la gestion des missions de service public concernant l’installation. La Chambre d’agriculture récupère donc une partie de ce qui été géré depuis des années par l’ADASEA. Pour son président, Gilbert Michel, “l’État a tranché. Notre souhait est de travailler en bonne harmonie avec la Chambre”. Et le président de la FDSEA d’enchaîner : “l’État doit rester dans le dispositif”, estime Pascal Férey. “Nous voulons une offre cohérente vis-à-vis des agriculteurs mais aussi des salariés de l’ADASEA. C’est pourquoi je demande six mois de dérogation pour la mise à disposition complète des services publics de l’ADASEA à la CDAM”.

Certiphyto :obligatoire en 2014
Pour répondre aux mesures annoncées dans le cadre du plan Ecophyto 2018, les exploitants agricoles devront être titulaires d'un certificat conditionnant leurs achats de produits phytosanitaires et attestant une bonne maîtrise de leur utilisation. Pour la Manche, cela concerne un potentiel de 5 500 agriculteurs professionnels. Les entreprises prestataires de service, les distributeurs et conseillers en produits phytopharmaceutiques devront aussi faire face à cette obligation. La FDSEA propose des formations.

Divagation : la gendarmerie s’inquiète
Au 15 octobre, on recensait deux accidents mortels pour l’année, impliquant du bétail en divagation : à Gonneville (équin) et à Éroudeville (bovin). Le colonel Jacques Razafindranaly fait part de ses inquiétudes. Du côté de la FDSEA, on attire l’attention les utilisateurs du milieu rural qui, involontairement, oublient de refermer les barrières ou effraient les animaux.

Versement anticipé des primes PAC
Satisfecit pour Pascal Férey et Hervé Marie, président et secrétaire général de la FDSEA. “Pendant quatre mois, nous avons travaillé sur le versement anticipé des primes PAC. Elles sont tombées sur les comptes des agriculteurs. Soit 18 et 19 Me pour la Manche. Le reste sera envoyé début décembre, qui était la date initiale pour le début des versements. Nous revendiquons donc cette avance de trésorerie. Elle va permettre à de nombreuses exploitations de sortir la tête de l’eau”. Un avertissement cependant, “pas question que les banques se servent de ces finances pour se rembourser des prêts de trésorerie. Ces avances ne doivent servir qu’au règlement des dettes fournisseurs. Dans le cas contraire, la FDSEA serait extrêmement mécontente”.

Au revoir Louis
Louis Deslandes décède brutalement le 6 décembre. Homme de convictions accroché à son territoire, son engagement faisait l'unanimité. Il était président du syndicat local de Fontenay et responsable de la commission cantonale structures de Mortain.

Jean-Michel Hamel : “revenir à la raison "
“Avec le retour du froid, les étourneaux réapparaissent. Même si ces oiseaux tendent à se maintenir de plus en plus sur nos territoires, l’arrivée du froid augmente considérablement la population. Les dégâts sur les semis de blé sont considérables, les silos de maïs sont littéralement pillés et que dire de la pollution de nos exploitations par les excréments que ces oiseaux ne manquent pas de laisser sur leur passage. Outre la saleté, c’est un véritable risque sanitaire que la prolifération des étourneaux fait courir aux agriculteurs, aux industries agro-alimentaires et aux consommateurs. Comment peut-on accepter de tels dangers pour les consommateurs ? Comment peut-on risquer ainsi l’avenir des entreprises agro-alimentaires ? Notre société doit revenir à la raison. Le maintien de l’équilibre des espèces ne doit pas servir de prétexte à la prolifération de nuisibles qui mettent en danger la pérennité des exploitations agricoles. Cela concerne les étourneaux mais aussi les corbeaux, les rats, les ragondins, les renards…”

Dans l'Orne

Thomas Pelletier : une meilleure rémunération de notre travail
La FNPFC (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre) souhaite que les efforts de qualité menés par les producteurs depuis des années trouvent leur pleine expression dans des conditions 2009 exceptionnelles. “Ces efforts méritent une meilleure rémunération de notre travail”, plaide son président, Thomas Pelletier qui espère plus que les 73 e de 2009.

Lait non collecté : la FDSEA recense les volumes
Les épisodes neigeux de la fin décembre et du début du mois de janvier ont conduit à une désorganisation des circuits de collecte de lait des entreprises. Certains producteurs n’ont pas été collectés pendant près d’une semaine et subissent de ce fait une perte de chiffre d’affaires importante. C’est pourquoi la FDSEA recense les volumes perdus.

Nicolas Sarkozy  : en visite dans l’Orne
Nicolas Sarkozy a choisi l’Orne pour présenter ses vœux au monde rural le 14 janvier dernier. Visite au pas de course dans une exploitation peu représentative de l’activité agricole du département et discours plus tourné vers l’aménagement du territoire et des territoires ruraux, que purement, de politique agricole. En boycottant la visite d’exploitation agricole du Président de la République, Olivier Borel a refusé de servir de caution syndicale agricole et de faire-valoir à une visite au pas de charge. Pas question pour le président de la FDSEA de se prêter au jeu du “tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil”. Selon lui, l’actualité agricole 2009 méritait mieux qu’un semblant de dialogue, plus qu’une fenêtre horaire d’1/2 heure de débat.

JA : motivation, engagement et communication
Motivation, engagement et communication. Thèmes choisis par JA pour son assemblé générale. Autour de ces questions, une majorité de jeunes agriculteurs a semblé impatients de recueillir concrètement les fruits de ces engagements et de ces combats. “A ceux qui veulent des résultats tout de suite, je recommande la patience et la ténacité. Nous sommes dans la civilisation du tout, tout de suite et je ne peux que le déplorer” expliquait Laurence Duval, ex-présidente des JA 61. “Malheureusement ça ne marche pas comme ça et la nature à laquelle nous sommes si attachés est là pour nous le rappeler jour après jour”.

Charolaise : un prix de section à Paris
Jérôme Hoorelbeke a participé à son 5ème concours SIA à Paris. Cette année est la bonne. Avec Casimir, il a remporté le prix de section des taureaux de moins de 30 mois de race Charolaise. C’est une concrétisation pour l’éleveur installé depuis 15 ans, à Bubertré. Ce taureau s’était déjà illustré à Alençon en 2008, avec le prix d’honneur junior. “Il a également obtenu un premier prix au concours national de la Roche-sur-Yon (85) en 2009”, précise Jérôme Hoorelbeke.

FDSEA : le revenu, le lait et l’environnement
Plus de trois cents personnes assistent à l’assemblée générale de la FDSEA. Invitée d’honneur : Christiane Lambert. Si le dossier laitier occupe le devant de la scène, l’environnement est de sortie aussi. “Ce dossier est tentaculaire, je n’ai pas peur de le dire. C’est en tout le cas le sentiment général qui prédomine dans les campagnes. Mais une fois encore, il faut que nous fassions savoir que les écolos, ce ne sont pas les autres, c’est nous et avant eux. Nous occupons 87% du territoire, on nous impose des contraintes toujours plus lourdes, des choses qui vont jusqu’à l’absurde et de surcroît on devrait être responsables. Mais nous sommes responsables et en plus nous acceptons de l’être, tout de suite, de rendre des comptes immédiatement même en période de grave crise économique. Quelle autre profession, quel autre corps social accepteraient aujourd’hui de rendre des comptes immédiatement ?, se demande la vice-présidente de la FNSEA. En matière d’environnement, on peut se demander qui fait quoi ? Et bien, nous, nous le faisons et qui le dit ? Et bien personne!”

Lait : y a pas que Président dans la vie
Le 29 mars, les producteurs laitiers de la FDSEA et des JA font le tour des hypermarchés Carrefour et Leclerc de l’agglomération d’Alençon pour s’assurer que les deux enseignes ne proposent plus de produits Lactalis. Au Leclerc d’Arçonnay, Didier Danilo, le directeur de l’établissement avait “oublié” de retirer les fromages “Président” et le lait “Lactel”. Sur la calme insistance d’une vingtaine de producteurs et de deux jeunes veaux tout fiers de se promener en caddies, il a fait retirer prestement les produits précités de ses linéaires. “Je comprends vos problèmes et votre détresse” a t-il dit aux producteurs.

Economie : 20 % des agriculteurs Ornais en grande difficulté
Notre génération d’agriculteurs n’a jamais connu une telle situation et la Ferme Orne a perdu 99 Me en une seule année !” Parole de Régis Chevallier lors de la session de printemps de la Chambre d’Agriculture. Des propos qui s’appuient sur l’étude réalisée conjointement par le CER France Orne et le service économique de la Chambre.

Une présidente pour les JA
Manuella Belliard, 33 ans, succède à Stéphane Davy à la tête JA. Installée depuis 2001 en Gaec Père-Fille, puis en 2006 avec son époux Ludovic, ils exploitent une ferme située à Fontaine-Les-Bassets près de Trun, en polyculture élevage (100 ha de SAU, 319 000 litres de lait, 80 ha de culture de vente). Manuella est mère de deux enfants, Honoré, 7 ans et Angello, 2 ans. Ses loisirs : l’équitation, “mais là ça va se compliquer”. Pour la nouvelle présidente tout est donc question d’organisation. “Cette nomination va compliquer un peu plus la tâche, mais j’ai la niaque” prévient-elle. Quand on lui demande ce qu’est le métier d’agriculteur, Manuella Belliard répond sans rire : “c’est savoir traire les vaches, conduire un tracteur, se former et prendre des responsabilités pour l’avenir du métier”.

Blanchette, Victoria et six filles en bronze
Six étudiantes du lycée agricole de Sées montent sur le podium du concours du trophée national des lycées agricoles organisé dans le cadre du SIA. Une médaille 100 % Normande. Les six jeunes filles étaient en compagnie de “Victoria” et “Blanchette”, deux belles vaches Normandes extraites du cheptel de la ferme d’application et toutes spécialement préparées “à ce concours de ouf” dixit les lauréates.

Jean Grimbert : “nature, nature"
“La nature semble nous rappeler à ses bons souvenirs en ce début d’année. Six semaines après le séisme survenu en Haïti
et ses morts innombrables, c’est un raz-de-marée qui a ravagé une partie de la côte vendéenne et de Charente-Maritime. On ne peut être que solidaires des familles des personnes disparues et de ceux qui ont perdu leurs biens. Si les phénomènes météorologiques sont prévisibles dans une certaine mesure, leurs conséquences peuvent être amplifiées par l’accumulation de nos imprudences. Ainsi, on voit bien que l’urbanisation à outrance du littoral est une des causes des cinquante morts recensés sur la côte Atlantique. Au-delà, l’artificialisation des sols, l’élaboration de plans d’urbanisme en zones inondables sont aujourd’hui au banc des accusés. Cela fait plusieurs années que nous appelons à la réflexion sur ce sujet, à la protection du foncier. Notre demande professionnelle trouve là un écho sinistre. Le président de la République a demandé une enquête pour connaître les causes de la catastrophe. J’ose espérer que toutes les leçons seront tirées et que l’on saura revenir à la raison”.

Fermes Ouvertes : 3 000 élèves et 60 exploitations
Pour la 19e année, la FDSEA organise “Les Fermes Ouvertes”. Un franc succès avec 3 000 élèves accueillis sur 60 exploitations. Afin d’assurer son accompagnement pédagogique, la FNSEA a réalisé “Le livre documentaire des Fermes Ouvertes” et “Le livret de l’élève”, qui guident les instituteurs et leurs élèves dans leur découverte de l’agriculture. La FRSEA propose aussi un document spécifique, le livret “Quand les enfants prennent la clé des champs” à vocation pédagogique.

Grandes cultures : pari et Paris gagnés
Même s’il avoue une légère déception vis-à-vis d’une mobilisation modeste enregistrée dans l’Orne, Hervé Nouvellon (vice-président de la section végétale de la FDSEA) se satisfait néanmoins de la réussite globale de la manifestation organisée à Paris par les producteurs de grandes cultures. “Dans le calme et avec des parisiens qui nous ont apporté leur soutien”, souligne-t-il. Sur un plan plus politique, c’est la branche céréales de la FNSEA (ORAMA) qui a gagné son Paris et son pari avec plus de 1 500 tracteurs et 12 000 manifestants issus de 14 bassins de production hexagonaux.

Rencontre : installation et foncier
C’est entourée de ses responsables de section que Manuella Belliard rencontre Bertrand Maréchaux, Préfet de l’Orne. La présidente de JA évoque l’installation et le foncier. “Le foncier agricole nous pose un réel problème. Il nous faut le préserver et par la même occasion mettre un frein à l’inflation sur ces surfaces. Un jeune agriculteur n’a déjà plus aujourd’hui la capacité d’aller sur ce marché tellement les prix sont forts. Bétonner la campagne n’a aucun sens à moyen et long terme.”

Viande bovine : la sud-américaine non grata
Une centaine d’agriculteurs se rendent le 18 mai devant les grilles de la préfecture pour manifester leur opposition à un futur accord commercial entre le Mercosur et l’UE. Pour les éleveurs bovins et particulièrement ceux des territoires à forte densité d’élevage comme c’est le cas dans l’Orne, une telle décision serait en cette période de crise du revenu “un coup de poignard dans le dos, pour les éleveurs et la filière qui en dépend” indiquent les responsables FDSEA/JA.

Anniversaire : le lycée agricole de Sées souffle ses bougies
Plus de 600 personnes soufflent le 29 mai les 40 bougies du gâteau d’anniversaire du lycée agricole de Sées dans une ambiance conviviale et de retrouvailles. “L’occasion de mettre en avant l’enseignement agricole public. Il a formé des générations d’agriculteurs. Certains trouvent qu’il coûte cher mais c’est un investissement pour l’avenir sur des secteurs qui touchent au vivant, au cadre de vie, aux loisirs et au confort de nos concitoyens et à leur alimentation”, insiste René Vaudouer, son directeur.

Porc : l’Orne plaide pour le MPB
L’Orne ne pèse pas lourd dans la balance MPB (Marché du Porc Breton): 0,08 % de son activité en 2009. “On pourrait y mettre un camion sur 4 ou 5”, propose Dominique Jouandet, responsable porc de la FDSEA. “Par exemple départ dimanche soir. Les abattoirs en cherchent”, rebondit Jean-Pierre Joly, directeur du MPB. Les producteurs cherchent une solution face à une crise sans précédent du fait de sa durabilité. Si chacun travaille à réduire ses coûts de production, l’exercice a ses limites. L’augmentation des cours constitue un autre levier.
Un levier à actionnner en jouant la carte du MPB ?

Agri’Aide : ne pas rester seul sur le bord de la route
Il est des montées en puissance dont on se passerait bien. La cellule Agri’Aide, mise en place par l’UOAO (Union des Organisations Agricoles de l’Orne) et animée par la Chambre d’Agriculture, le mesure au quotidien. “On va passer de 90 dossiers en année moyenne à 130 environ en 2010. Avec les clôtures comptables de mars, le phénomène s’est accéléré”, confirme Martine Moulin, l’élue professionnelle de l’UOAO déléguée auprès d’Agri’Aide. “Toutes les tranches d’âges sont concernées. A l’image de notre département, on retrouve principalement des exploitations laitières avec parfois de gros quotas et des investissements récents. La mise aux normes des bâtiments d’élevage combinée à la baisse du prix du lait se sont soldées pour certains par des situations catastrophiques”.

Solidarité : de la paille pour les éleveurs
Un hiver froid et une pluviométrie absente au printemps, les céréales ne sont pas bien hautes. Les rendements en paille vont être très faibles. Dans ce contexte, la FDSEA et les JA de l’Orne demandent à tous les producteurs de céréales, par solidarité, de mettre leur paille à disposition des éleveurs. FDSEA et JA ont décident de recenser les besoins dans tous les cantons ainsi que la paille disponible (orge, blé, fanes de pois, colza...). Les responsables syndicaux souhaitent “qu’une vraie mobilisation s’engage”.

Remplacement : des cottes pour les agents
Les services de remplacement, avec le concours financier de Groupama, offrent une cotte et des chaussures de sécurité aux agents de remplacement en CDI.

Le SECLO est mort, vive Orne Conseil Elevage
Les adhérents du Syndicat d’Elevage et de Contrôle Laitier doivent s’y faire. L’acronyme SECLO disparaît pour laisser place à Orne Conseil Elevage. C’est un peu comme passer du jeu des mille francs au jeu des mille euros,” plaisante un adhérent de la première heure. “Une décision prise en cohérence avec le réseau national,” précise Michel Ernault son président.

Juriste : le bras “droit” des employeurs
Une nouvelle juriste emploi prend ses fonctions à la FDSEA. Son rôle s’étend du conseil juridique à l’animation de la bourse à l’emploi. Mélanie Pacé, titulaire d’un master II de droit du travail à l’université de Bordeaux, tente d’éclaircir les doutes des agriculteurs. Première de ses fonctions : le conseil juridique. “Je donne à l’employeur les diverses solutions et éventuellement les conséquences. Il doit connaître les tenants et les aboutissants pour décider en connaissance de causes”, explique-t-elle.

Voyageuse grande championne de la Quasimodo
Et une récompense de plus pour la famille Enjalbert avec Voyageuse, grande championne de l’édition 2010 du festival de l’élevage d’Argentan. Les deux juges, Aude Lequertier et Joël Mahouin ont été séduits.

Didier Loiseau : “gérer le marché de nos graines”
“La filière oléagineuse vient de conclure un nouvel accord interprofessionnel. Il consiste  en le versement d’une prime de 10 €/tonne sur un tiers des surfaces en oléagineux aux producteurs qui s’engageront de façon pluriannuelle à livrer un tiers de leur production à des fins énergétiques. Bien sûr, la valorisation des deux autres tiers de leur surface reste à la discrétion des producteurs. Pourquoi cet accord ? Il s’agit de sécuriser les débouchés de nos graines oléagineuses. L’intérêt de cette action est donc de gérer le marché de nos graines. Nous sommes tous confrontés à la volatilité des marchés et nous la déplorons tous. Il est donc normal d’aider les producteurs qui s’y engagent à définir à l’avance le débouché de leurs produits. Il ne serait pas acceptable qu’une minorité engage sa production au profit de tous sans en retirer le moindre avantage. Pour ma part, je me félicite de cet accord interprofessionnel. Il est la démonstration qu’un travail constructif peut être mené dans une filière pour peu que les membres de l’interprofession partagent l’intérêt d’un travail en commun dans l’intérêt de tous”.

Moisson : top départ
Heureusement qu’on a eu les 45 mm de pluie”. Jean-Yves Boulay, agriculteur à Montgaudry (en limite de l’Orne et de la Sarthe), attaque sa première parcelle d’orge le 5 juillet. Estimation au lendemain de ce top départ moisson 2010 : “70 quintaux soit 10 à 15 de moins que l’an dernier”. Un cru en retrait côté rendement mais dans ses terres séchantes argilo-calcaires, Jean-Yves relativise : “on n’est pas si mal par rapport à d’autres régions. Heureusement qu’on a eu un peu de pluie régulièrement, sinon, on se serait ramassé une gamelle”.

Paille : échange gagnant
Michel Saussais est éleveur dans le Pays d’Auge, Jean-Claude Boulay céréalier dans le Perche. Le premier à sollicité la FDSEA. Le second répondu à la sollicitation du syndicat. Ils se rencontrent le 23 juillet pour la première fois. Leur intermédiaire : la FDSEA via l’opération solidarité paille. Cette paille représente un soulagement pour Michel. Il est installé sur 100 ha et produit 300 000 litres de lait. Au total, il doit nourrir 190 animaux et les hangars de Michel sont vides. Ses besoins en paille s’élèvent à 150 t. “Un fournisseur habituel produit également du lait. Il a logiquement gardé sa paille”. Avec le surplus exigé par la sécheresse, le déficit atteint 60 à 70 t. “Avec mes autres fournisseurs, ma paille et celle proposée par l’EARL Boulay, je devrais normalement passer l’hiver. Je ne me tracasse plus”, indique-t-il.

Lait : Lactel et Président dans le collimateur
Une délégation FDSEA/JA se rend aux Carrefour et Leclerc d’Alençon. Objectif : convaincre les deux directeurs des GMS (Grande et Moyenne Surface) de ne plus commander de produits “Lactel” et “Président”. A travers cette revendication, c’est Lactalis qui est visé. Un géant qui se joue de l’accord du 3 juin 2009 qu’il a pourtant signé. “Le revenu des producteurs laitiers a chuté de 55 %. Ils disposent de moins de 1 000 e par mois pour vivre”, indique Régis Chevalier, membre de la section “Lait” de la FDSEA. “En plus, on a fait le choix de bloquer la production. La France est en sous réalisation. On a perdu sur les prix et sur les volumes”, surenchérit Jean-Claude Chauvin, délégué “Lait” FDSEA du canton d’Alençon Ouest.

Sécheresse : une commission d’enquête sur le terrain
Bertrand Maréchaux, Préfet de l’Orne, répond favorablement à la demande FDSEA/JA/Chambre d’Agriculture de mise en place d’une commission d’enquête sécheresse. L’observatoire de la pousse de l’herbe fait ses comptes. En 2010, avec 4,8 t MS/ha sur la saison mars/juin en moyenne, la production d’herbe a atteint le plus bas niveau observé sur les 8 dernières années. Par ailleurs, les maïs sont en très grande souffrance.

Viande bovine  : FDSEA et JA alertent les entreprises d’abattage
80 e par animal. Voilà ce qui me reste pour rémunérer mon travail, payer le véto, rembourser le matériel et le bâtiment. Et tout ça, dans l’espoir qu’il n’en meurt pas un dans le lot”. Jean-Claude Benoît, producteur spécialisé en viande bovine (135 taurillons charolais par an) à Silly-en-Gouffern fait ses très mauvais comptes 2010. C’est pourquoi, après avoir rencontré les OP (Organisation de Producteurs), FDSEA et JA alertent les abatteurs sur la situation très tendue. Enjeu : le redressement des cotations pour pérenniser durablement cette activité qui représente 30 % du chiffre d’affaires agricole ornais.

Concours de labour: Nicolas Liard l’emporte
Inséminateur dans le civil, Nicolas Liard décroche, pour sa 5ème participation à une finale départementale de labour, la timbale du vainqueur. “Nous avions  nos pronostics à la fin de l’épreuve mais nous n’étions pas sûrs du résultat. Ça restait très serré avec un autre concurrent”, avoue-t-il à l’issue du verdict dévoilé par Jean-Marie Colleony, directeur de la DDT (Direction Départementale des Territoires). Et si le représentant du canton de Vimoutiers évoque ses sentiments au pluriel, c’est qu’il partage sa victoire avec Maxime Vaugeois, son commissaire. Un travail d’équipe qui vient donc récompenser une préparation de plusieurs semaines.

Porc : opération de stickage
Répondant au mot d’ordre de la FNP (Fédération Nationale Porcine), les producteurs FDSEA/JA mènent le 6 septembre une opération de stickage aux Carrefour et Leclerc d’Alençon. En ligne de mire : les produits de salaisons et de charcuterie à origine indéterminée. Une façon d’alerter les transformateurs, via la grande distribution et les consommateurs, sur l’impérieuse nécessité de privilégier la VPF (Viande Porcine Française) afin de faire remonter les cours. “L’envolée des cours du blé équivaut à un surcout alimentaire de 20 cts/kg de porc produit, explique Dominique Jouandet, président de la section “Porc” de la FDSEA. A la fin de l’année, on sera à 30 cts/kg”.

Viande bovine  une hausse de 60 cts/kg de carcasse pour survivre
Pour vivre de notre métier, une hausse du prix producteur de 60 cts/kg est indispensable”. Voilà le message relayé auprès de la grande distribution par Dominique Bayer, président de la section viande bovine FDSEA. Le 15 septembre, une vingtaine de producteurs mène, aux Carrefour et Leclerc d’Alençon, une opération de stickage. “Payé 2,90 e/kg, à qui profite la marge ? Les éleveurs de viande bovine veulent vivre de leur métier. Prix de la viande : + 40 % au consommateur et 0 % au producteur” en guise de messages. Messages reçus quasi 5 sur 5 par la ménagère de plus de 50 ans (et autres) : “on est avec vous !”

Pierre Bourban, un homme de conviction
L’ancien président de la SAFER de Basse-Normandie, entre 1982 et 2001,  décéde subitement le 2 juillet à l’âge de 80 ans. “C’est une figure qui aura contribué à façonner l’agriculture régionale qui disparaît”, constate Olivier Borel, président de la FDSEA. Son engagement principal au service de la profession aura donc porté sur le foncier agricole. D’abord à l’ADASEA (Association pour l’Aménagement des Structures des Exploitations Agricoles) puis à la Chambre d’agriculture en présidant la commission aménagement et foncier. Enfin et surtout, à la tête de la SAFER.

En Préfecture : chronique d’une journée quasi ordinaire
Opération transparence le 15 septembre à la Préfecture de l’Orne. Bertrand Maréchaux convie les journalistes à le suivre tout au long de la journée. “C’est une occasion de montrer comment ça fonctionne et à quoi ça sert”. De nombreux rendez-vous tout au long de la journée comme la visite privée de la Fromagerie Richemonts (Pacé). “Cela va me permettre d’aborder deux dossiers : le prix du lait et l’impact de la construction du centre pénitentiaire auprès de la laiterie”, justifie Bertrand Maréchaux. Une façon aussi de prendre l’information à la source tout en avouant que sa marge de manœuvre est plus importante sur le centre pénitentiaire que sur celui du prix du lait.

Daniel Génissel : “les éleveurs dans la détresse"
“Cela fait maintenant plusieurs années que les producteurs de viande bovine réclament un vrai soutien des pouvoirs publics. Nous sommes désormais les parents pauvres de l’agriculture française avec un revenu inférieur à 10 000 e/an. Pourtant, alors que la consommation se maintient, la production européenne diminue et l’Europe continue à importer des viandes étrangères. Cela ne peut plus durer. Les pouvoirs publics doivent être cohérents et assumer leurs responsabilités. Comment accepter que des viandes d’Amérique du sud se trouvent en concurrence avec de la viande française alors que nous n’avons ni le même charges, ni les mêmes contraintes de production ? Hors Union Européenne, y-a-t-il traçabilité de la viande ? La réponse est non. Hors Europe, faut-il une ordonnance vétérinaire pour soigner les animaux d’élevage ? La réponse est non. Quelle traçabilité ? Quelles conditions d’élevage ? Quel suivi sanitaire des troupeaux ? Les importations actuelles sont insupportables”.

Ferme en Fête : 12 000 bols d’air
La Ferme Ornaise rend à Alençon une copie sans aucune rature. 12 000 visiteurs sont venus les 9 et 10 octobre s’oxygéner grâce à l’investissement de nombreux agriculteurs bénévoles, ambassadeurs et défenseurs de leur métier.  “Alphonse Allais voulait mettre la ville à la campagne. Les agriculteurs font plus forts en mettant la campagne en plein cœur de la ville”, plaisante Bertrand Maréchaux, Préfet de l’Orne, qui n’a pas manqué de souligner cette opération de communication permettant aux citadins de toucher du doigt l’agriculture.

Calamités : un zonage jugé hors-jeu
Dolly est venue brouter l’herbe de la cité administrative le 15 novembre. Cette image insolite témoigne du désarroi des éleveurs. Ils ont appris que leur canton ne figure pas parmi les 21 reconnus en zone de calamité agricole et sont exclus de toutes procédures d’indemnisation. Cette vache charolaise est visiblement amaigrie. La faute aux conditions météorologie. “Dès le 15 juin, cette vache a été nourrie avec de la paille. Elle a ensuite vêlé et dispose donc de foin depuis 15 jours. Mais son état est lamentable. Elle n’a pas de lait pour son veau.”, témoignent Jean-Claude et Caroline Duval, éleveurs à St-Evroult-de-Montfort. Ce manque à gagner dépasse les 10 000 e. “Notre exploitation bio compte 93 % d’herbage. Nous n’avons récolté que 40 % de notre fourrage habituel”, insistent-ils. Leur unique solution semble aujourd’hui de décapitaliser.

Chambre  : changement de président
Le Préfet de l’Orne ne manque pas d’humour. Prenant la parole pour saluer le travail accompli par Régis Chevallier à la présidence de la Chambre d’Agriculture, Bertrand Maréchaux se tournant vers le “nouveau retraité” a d’abord déclaré : “j’apprécie votre départ. Avant d’enchaîner immédiatement : considérer qu’il faut être de la profession pour représenter la profession est une bonne chose”. Un départ courageux donc a salué le représentant de l’Etat. “Vous avez allié un caractère et une détermination en écoutant les autres”. Régis Chevallier a apprécié le propos. Emu certes mais serein, il passe le 10 décembre la flambeau à Jean-Louis Belloche (élu avec 36 “pour” et 6 “blanc”) d’une institution en ordre de marche et “qui s’est adaptée à un nouveau contexte. Le concept de l’agriculture durable a toujours été ma préoccupation”, a-t-il conclu. Adaptabilité et durabilité dans lesquelles s’inscrivent le nouveau président et un bureau reconduit.

Jean-Louis Belloche : un défenseur du bon sens
Existe-t-il un style Jean-Louis Belloche ? A cette question, le nouveau président de la Chambre d’Agriculture élu le 10 décembre ne s’épanche guère. Pas encore tribun et sans aucune propension à parler à la première personne du singulier ! “Je suis un fervent défenseur du bon sens. J’ai la culture du dialogue et du compromis. J’aime les projets qui se discutent et qu’on amende pour les rendre applicables du papier aux champs”, finit-il par concéder. Un homme de dossier et de terrain qui privilégie “le travail” sur l’échiquier des valeurs. “Travailler pour y arriver”, tel un credo.

Fourrage : taper dans les trésoreries pour passer l’hiver
Eleveur à La Ferté-Macé, Dominique Bresteaux fait le constat d’un déficit fourrager 2010 qui l’a obligé et l’obligera encore à racheter du stock pour passer l’hiver. “Nous avons subi un printemps froid et les prairies n’ont pas décollé. Après, le manque d’eau a fortement pénalisé la production d’herbe. Le petit rattrapage à l’automne n’a pas pas permis de compenser les pertes. Et pour finir, l’hiver est précoce et rude”. Pas besoin de couper l’herbe sous le pied de Dominique Bresteaux, il n’y en a quasiment plus. “Jusqu’à 70 % d’herbe en moins par rapport à une année normale. On va taper dans les trésoreries pour financer des stocks et passer l’hiver”, conclut-il.

Viande bovine  : la marge grippe les projets d’installations
Le GAEC des Blandinières à Argentan. Une belle structure de 350 ha (224 ha de cultures de vente, 68 ha de maïs et 53 ha de prairies) et qui produit 500 taurillons et 50 bœufs par an. Aux commandes Philippe et Thierry Thomas, Thierry Hurel épaulés par un salarié, Emmanuel Bloyet, qui ne demande qu’à prendre sa part de responsabilité en intégrant la société. Mais l’installation d’Emmanuel reste encore un projet précaire. Les chiffres parlent. Avec une marge nette négative 2010 de - 107 e/JB (Jeune Bovin) que ne compensent pas les DPU (80 e/animal), la filière bovine ornaise se grippe. Il est urgent d’attendre pour y voir plus clair. Un cas loin d’être isolé. L’Orne a enregistré cette année 59 installations (l’objectif était de 90) dont seulement 9 en viande bovine.

De Saône-et-Loire : 130 t de foin solidaire
Depuis quelques semaines, une opération “Solidarité foin” est menée par la FDSEA/JA sur le canton de Messei. “En 2003, les agriculteurs de Saône-et-Loire ont subit la sècheresse. Ils manquaient de fourrage, nous leur en avions fourni. Aujourd’hui, après un printemps difficile, nous accueillons leur aide avec plaisir. Les agriculteurs de Saône-et-Loire donnent leur foin. La générosité a été au moins équivalente à la nôtre en 2003”, explique Anne-Marie Denis, présidente cantonnale de la FDSEA. Plus de 130 t de foin de Saône-et-Loire sont arrivées dans l’Orne. Un vrai mouvement de solidarité se met en place. “Plus de 17 exploitations  vont bénéficier de cette aide précieuse”.

Au Haras-du-Pin : jugement équin
Le 15 décembre, les JA organisent la finale de jugement équin. 40 jeunes (MFR Vimoutiers, MFR d’Argentan et le CFA de Sées) y participent.

Ariaké : innovation et infusion
Ariaké remporte le concours de l’innovation agroalimentaire de Normandie, avec ses bouillons à infuser. L’entreprise reçoit son prix au Salon International de l’Agroalimentaire (SIAL) de Paris-Villepinte. Ariaké, basé à Alençon, est spécialisé dans les bases culinaires à la mode japonaise. Le principe une base culinaire haut de gamme grâce à des sachets à infuser. “La commercialisation a débuté en octobre 2009. Depuis, la production a plus que doublé. C’est une base culinaire haut de gamme à la portée de tous. Nous proposons un vrai consommé simple d’utilisation. Il suffit de verser la bonne quantité d’eau”. Et de préciser : “un chef étoilé prépare des consommés, une brasserie fait une soupe”. La boîte de 5 sachets est vendue 3,79 € en grande distribution.

Transhumance à la ferme INRA
Le 22 décembre, 100 vaches laitières effectuent leur transhumance. La ferme INRA du Pin-au-Haras a acté le regroupement de ses troupeaux. Des vaches parcourant 2 km dans un paysage enneigé, l’image apparaît bucolique.

Olivier Borel : “bonne chance Xavier”
“La FDSEA se félicite de l’élection de Xavier Beulin à la présidence de la FNSEA. Je suis sûr que la FNSEA avec Xavier conservera ses valeurs fortes de défense collective, de formation et de solidarité. Je regrette une seule chose, les titres de la presse : “un céréalier à la tête de la FNSEA”. Je considère que, cela, c’est faire du vieux syndicalisme avec un mauvais cliché qui ne rend service à personne. N’ayez pas peur mes Chers Amis, la qualité, l’honnêteté, l’intégrité des hommes et des femmes ne sont pas dépendantes de leurs productions et heureusement. Dans ce monde qui bouge vite, la FNSEA avec Xavier et son équipe, j’en suis certain, sera moderne, innovante et respectueuse de la place de l’homme dans son environnement. Bonne chance Xavier pour 2011. Je vous souhaite aussi une bonne année à vous qui participez à la vie de notre structure".

En Normandie et en France

Au SIA : Miss France en guest star
Caméras et photographes. Côté médiatique, l'Irqua et la Chambre régionale d'agriculture réussissent  l'inauguration du stand Normandie. Miss France y a contribué accompagnée notamment de Laurent Beauvais, président de Région et candidat à sa propre succession. Le SIA est un passage obligatoire et la présence d'une miss un plus. Commentaires de Régis Chevallier, président de la Chambre d'agriculture de l'Orne. "Je n'ai jamais vu autant de médias sur le stand normand ! Le Sia reste magique, profitons en pour expliquer notre métier et faire redécouvrir nos produits aux élus ainsi qu'au grand public. Les consommateurs semblent à l'écoute. Nous sommes ici pour porter une communication positive de l'agriculture. Je crois que nous réglerons nos problèmes de revenu ailleurs".

A la Région : du vert et de l’agriculture
Les conseillers régionaux issus des urnes du scrutin du 21 mars reconduisent Laurent Beauvais à la tête de la région. L’agriculture fait une entrée remarquée. Outre la vice-présidence à l’agriculture assurée par François Dufour le Conseil régional compte désormais quatre élus du secteur agricole. Il s’agit de Marine Lemasson, conseillère en AB au Contrôle Laitier, Jérôme Virlouvet animateur du GAB, Florence Mazier agricultrice et ancienne présidente JA et enfin François Dufour, agriculteur à St-Senier-de-Beuvron, ancien porte parole de la Confédération Paysanne. Tous sont manchois.

Colloque : le verger cidricole relève les défis
Le verger cidricole face aux enjeux de demain”. Thème du colloque qui se tient le 30 mars au Lycée agricole du Robillard en présence de nombreux producteurs, techniciens et chercheurs de la filière. Pour Jean-Luc Duval, président de l’OP (Organisation de Producteurs) AGRIAL : “la culture de la pomme, c’est récent : 20, 30 ans. On a donc besoin de recherche pour progresser. Il faut aussi trouver l’équilibre économique qui est la multiplication d’un prix par un volume. Nous avons la chance de disposer d’un institut technique propre et de pouvoir mutualiser nos travaux avec le Nord, la Belgique. N’ayons pas peur de travailler avec des variétés étrangères à notre région”.

RGA 2010  : la DRAAF recrute 70 agents recenseurs
Les 40 enquêteurs dont elle dispose ne lui suffiront pas pour auditionner les quelques 22 000 agriculteurs (trices) bas-normands dans le cadre du RGA 2010 (Recensement Général Agricole). La DRAAF recrute donc. “Nous fournissons le matériel : ordinateur portable avec écran tactile (tabletPC) et téléphone mobile. C’est un travail de proximité. Chaque enquêteur couvrira 1 à 2 cantons, soit 200 questionnaires à réaliser à raison d’une heure par entretien”, précise François Quesnel.

Isigny Ste-Mère  : changement de président
Étrange ambiance le 16 avril lors de l’assemblée générale de la coopérative d’Isigny-Ste-Mère. Le tiers-sortant n’a pas été réélu, entraînant la chute du président Jean-Louis Lesaulnier. A l’issue du conseil d’administration, Jean Schmit, jusqu’alors vice-président, lui succède.

Céréales : oui à la régulation
Les Céréaliers normands montent en nombre à la capitale. Le cortège compte 170 tracteurs et 300 agriculteurs. “Le président de la République nous avait promis un comité de suivi des céréales. Il s’est mis en place tardivement. On doit nous donner des réponses à la fin de l’année. C’est trop tard”, indique Jean-Pierre Prévost (section grandes cultures de la FRSEA).

Elle & Vire/Agrial : rendez-vous en 2011
La fusion entre Elle & Vire et Agrial approche. Les délégués de la première ont autorisé le 28 mai leur conseil d’administration à poursuivre les travaux préparatoires pour la fusion avec Agrial dans le cadre d’un projet régional. Le vote est sans appel: 52 voix pour, une contre et une abstention.   Large majorité donc mais certains coopérateurs expriment leur déception. “Finir comme ça me fait mal au ventre. On évoque une fusion, moi je parle d’absorption,”peut-on entendre.

Communication : le cidre voit le jouraux Papillons de Nuit
Cidres, poirés et Calvados sont désormais “boissons officielles de la Normandie” du festival musical des Papillons de Nuit de St-Laurent-de-Cuves (50) qui s’est tenu le 29 et 30 mai. Pas question de détrôner la bière, il s’en consomme 50 000 litres lors de ce rendez-vous, “mais le cidre doit y trouver une place identitaire sans tomber dans la poussière du terroir”, ambitionne Jean-Luc Duval, président de l’ARDEC (Association Régionale de Développement de l’Economie Cidricole).

AGRIAL : passage de témoin dans la continuité
Changement de direction mais pas de stratégie ni de valeurs au sein d’AGRIAL. Ludovic Spiers remplace Jean-Marie Meulle. Gilbert Herpe poursuit sa mission, insignes de Chevalier dans l’ordre national de la Légion d’Honneur, épinglés au revers de son veston. “Je suis usufruitier de cette distinction. Le propriétaire, c’est AGRIAL”. Même auréolé de la suprême distinction de la République, Gilbert Herpe est resté fidèle à lui même. “Un homme simple et de confiance absolue”, a confié Jean-Marie Meulle mais un homme “d’une autorité légitime. Une pièce maîtresse du dispositif Coop de France”, de l’aveu de Philippe Mangin.

L’ARETAR croit en l’avenir d’EDT Normandie
Ne dites plus ARETAR mais EDT Normandie. L’Association Régionale des Entrepreneurs de Travaux Agricoles et Ruraux, fondée en 1994, s’est mue en Entrepreneurs Des Territoires. Autre évolution majeure, le syndicat chapeaute désormais les 5 départements normands. Le 22 janvier lors de son assemblée générale annuelle, son jeune président, Didier Cairon, et son conseil d’administration ont accueilli des représentants de l’Eure et de Seine-Maritime. Une nouvelle dynamique pour entreprendre les chantiers de demain.

Philippe Marie : “notre coopérative"
“Les coopératives sont minoritaires dans le paysage industriel laitier français, pour autant, je tiens beaucoup à la mienne. Parce que la coopération me parait plus solidaire avec les producteurs de lait que les grands groupes privés. La négociation du prix du lait pour le second trimestre l’a bien montré. Autre argument, lorsque les mini offices du lait que représentaient les GIE de collecte se sont trouvés en difficulté il y a quelques années, les producteurs ont été repris et sauvés majoritairement (…) par des coopératives. Enfin, la représentation des producteurs y est réelle et tout producteur peut accéder au conseil d’administration par voie démocratique. Nous l’avons vu dans le cas de la coopérative d’Isigny. Toutefois, une coopérative peut vite se trouver déstabilisée. Les annonces de renversement du président et de son conseil alors que les résultats de l’année sont bons, quelques propos véhéments tenus en assemblée de section ou au travers de mails peuvent inquiéter les producteurs que nous sommes. Dans ces périodes d’instabilité du prix du lait, les coopératives devraient être le socle pour bâtir les futures relations entre les producteurs de lait et les laiteries plutôt que de servir d’exutoire à la colère. J’ai toujours milité pour la défense, la solidarité et l’unité de tous les producteurs de lait. Il en va de même au sein des coopératives. C’est à cette condition seulement que nous pourrons conserver du  pouvoir à l’avenir dans la filière laitière”.

CRAN : la mutualisation avance
La Chambre Régionale d’Agriculture délocalise sa session au Haras du Pin. Au programme : mutualisation. Le 28 juin, les élus adoptent un nouveau schéma directeur. Désormais, un séminaire réunira une fois par an, tous les bureaux des six chambres. Objectif : définir la politique du groupe et les axes stratégiques. Un directoire est également créé. Il regroupe présidents et directeurs.

Communication : 2 400 personnes à la Randodulait
La Randodulait trace son chemin. Autour du lac de Rabodanges (61), produits laitiers et paysages bocagers s’offrent aux marcheurs. Le 4 juillet, 2414 randonneurs mettent les pieds dans le plat ! “La communication ne s’arrête pas là. Les retombées se révèlent plus vastes, mais difficilement palpables. L’interprofession communique sur les produits. Mais aujourd’hui, les producteurs bénéficient d’une communication plus interne et moins interprofessionnelle avec la visite de la ferme”, note Jean Turmel, membre de Normand-lait, organisme porte de la manifestation.

Lait : les producteurs obtiennent gain de cause
A l’issue de plusieurs heures de négociations et plusieurs semaines de mobilisation des éleveurs laitiers, producteurs et industriels parviennent à un accord sur le prix du lait le 18 août. Les producteurs ont obtenu la hausse de 10 % demandée pour 2010. Le 12 août, les producteurs bas-normands étaient à Laval (53) au côté de Christiane Lambert (vice-présidente de la FNSEA) pour négocier avec Lactalis.

Marc Deschamps  : vers la contractualisation
Nous irons de plus en plus vers la contractualisation, seule façon de garantir au producteur, dans un marché libre et mondialisé, un niveau de revenu acceptable”. Une des dernières recommandations émises en novembre par Marc Deschamps, en partance mais directeur jusqu’à la fin de l’année, du Crédit Agricole Normandie. Il sera remplacé à ce poste par Nicole Gourmelon, 47 ans,  qui a débuté sa carrière en 1982 au Crédit Agricole du Finistère. Ce n’est pas une inconnue. De 2004 à 2008, elle a été Directeur Général Adjoint du Crédit Agricole Normandie en charge du pôle développement puis du pôle gestion.

Lait : un prix fixé avant la livraison
Le 24 décembre, un accord sur l’évolution du prix du lait est trouvé entre les membres de l’interprofession laitière bas-normande. Le prix de base pour le mois de janvier est défini à 313,33€ / 1 000 litres. “Je rappelle, que contrairement au trimestre précédent, nous avons réussi à donner un prix du lait avant que les premiers litres de lait soient livrés”, insiste Jean Turmel, président de la section lait de la FRSEA.

Luc Ferry : créer de la valeur en gardant nos valeurs
Luc Ferry, ancien ministre de l’Education Nationale, philosophe et président délégué du Conseil d’Analyse de la Société, est le 15 décembre l’invité de l’UOAO (Union des Organisations Agricoles de l’Orne) que préside Olivier Borel. Thème central de ce débat : “créer de la valeur en gardant nos valeurs”. Une intervention en 3 volets (la déconstruction des valeurs et des autorités traditionnelles, la mondialisation libérale et l’invention de la famille moderne) brillante et pleine d’humour. Morceau choisi : “je vais vous résumer mon dernier livre, ça vous évitera de l’acheter !”

Gestion des risques : pour des outils mieux adaptés
La section céréales de la FRSEA se réunit à Caen le 15 décembre. En faisant le point de la conjoncture, elle observe que la situation mondiale n’était pas si déséquilibrée puisque le stock de report atteint 175 Mt alors qu’il était descendu à 124 Mt en 2007/2008. Un constat nuancé par Jean-Pierre Langlois-Berthelot. “La différence tient dans le fait que tous les stocks ne sont pas disponibles sur le marché”. Ainsi, la Chine fait le choix stratégique de conserver 40 Mt en stock de précaution. La Russie a, quant à elle, décidé de fermer ses portes à l’exportation afin de garantir l’approvisionnement de son marché intérieur. Des choix stratégiques qui aboutissent à une tension sur les marchés internationaux et tirent à la hausse le prix des céréales.

En Cuma : une ramasseuse géante
“Dix mètres de longueur, 2,30 mètres de largeur, 4,10 mètres de hauteur”. Des mensurations qui peuvent faire fantasmer certains producteurs de pommes ! Dans les vergers manchois, l’imposante silhouette de la ramasseuse R60 ne passe pas inaperçue. Cette machine, les producteurs de la Cuma l’ont voulue et donc imaginée. “Nous avions les idées. Nous les avons transmises au constructeur qui nous a écoutés. Notre groupe a participé activement à la conception”, précise Guy Bernier, agriculteur sur Argouges (50) et président de la Cuma de la Pommeraie.

CES : Jean Callewaert succéde à Maurice Droulin
Jean Callewaert succéde à Maurice Droulin à la présidence du CESR (Conseil Economique et Social de Basse-Normandie). Agé de 62 ans, ce polytechnicien fut directeur de cabinet de René Garrec, alors président de Région. Laurent Beauvais (actuel président de Région a tenu à rendre hommage à Maurice Droulin pour son travail effectué pendant ses 21 années à la tête de l’institution et salué l’élection de Jean Callewaert. “Je souhaite que la collaboration entre la Région et le CESER se poursuive dans le même esprit constructif et consensuel”

La féverole normande au pays des pharaons
Le 29 juin, un cargo Philippin quitte le port de Caen. A son bord : 5 600 tonnes de féveroles commercialisées par la coopérative de Creully. La précieuse marchandise est destinée à l’Egypte, pour l’alimentation humaine.Une valorisation que la coopérative espère développer un peu plus les prochaines années.

Des bœufs massacrés à coup de voiture bélier
Le village de Muids (27) est sous le choc après la folie meurtrière d’individus qui coursent, dans la nuit du 30 septembre au 1er octobre des bœufs de l’élevage de Jean-Claude Gontier. Au petit matin, c’est la découverte d’un carnage insupportable. Deux bœufs “arrivés” gisent dans l’herbage de Jean-Claude Gontier. Ils vivaient encore mais ils étaient brisés de partout. La tête, le corps et les membres ont été littéralement disloqués par la voiture volée de voyous en quête de sensation morbide. Jean-Claude Gontier n’a pas eu d’autres choix que de faire euthanasier les deux bêtes agonisantes depuis plusieurs heures.

Jean Turmel : “l’outrecuidance de certains”
“Comment ne pas réagir à la communication de certaines entreprises sur le prix du lait qu’elles veulent appliquer pour le troisième trimestre 2010 ? Il est trop facile de faire porter le chapeau de l’échec des négociations aux producteurs. Certains représentants des transformateurs ont la mémoire courte ! Depuis plus de trois mois, nous n’avons eu en retour de nos propositions qu’un seul et unique discours : l’accrochage au prix du lait allemand. Il est bien temps de souhaiter une recommandation interprofessionnelle et de regretter l’absence d’un accord. Les producteurs attendent cela depuis longtemps ! Faut-il rappeler à ces messieurs transformateurs, qu’un accord interprofessionnel est le fruit d’un consensus et non la soumission d’une famille aux exigences de l’autre ? Et que dire des valeurs affichées par les entreprises pour déterminer l’évolution du prix pour juillet et août ? Par un tour de passe-passe connu de Lactalis et Bongrain, une évolution de prix est proposée. Mais, les critères maisons ne sont pas des accords interprofessionnels. Notons enfin l’outrecuidance de certains à proposer une augmentation grâce à l’argent des producteurs du quatrième trimestre”.

Au SIA : Nicolas Sarkozy complète le plan de soutien
Lors de son passage au SIA le 6 mars, Nicolas Sarkozy annonce une rallonge de 800 Me de prêts de trésorerie et de consolidation ainsi qu’une enveloppe de 50 Me de prise en charge d’intérêts. “Je ferai, pour l’agriculture qui est un secteur stratégique, ce que nous avons fait pour la crise financière”, indique-t-il.

Lait : les transformateurs claquent la porte
Le 18 mars, les trois familles de l’interprofession laitière se réunissent dans le cadre du suivi de l’accord du 3 juin 2009, pour le second trimestre 2010. Objectif : valider les indicateurs fournis par le CNIEL et permettre leur diffusion en régions pour définir les valeurs entrant dans le prix de cession. Mais les transformateurs claquent la porte ! Pour la FNPL (Fédération Nationale des producteurs de Lait) , le refus des transformateurs privés d’appliquer cette hausse est une provocation. En 2009, au prix de nombreux efforts, les producteurs ont accepté la mise en place de l’accord du 3 juin. Leur revenu a malgré tout chuté de plus de 50%. Au contraire, les entreprises annoncent des résultats 2009 confortés par rapport à 2008.

Communication : les JA gagnent leur Paris
Vingt après “La Grande Moisson”, JA marque à nouveau l’opinion. Les Parisiens sont sur les Champs Elysées les 23 et 24 mai pour “Nature Capitale” imaginé par le créateur d’art de rue Gad Weil en partenariat avec JA. Du Rond Point des Champs Elysées jusqu’à l’Etoile, un plateau végétal et animal de trois hectares est déployé. Il représente la diversité des productions agricoles et forestières de la France, qu’il s’agisse de grandes cultures, de prairies, de légumes, d’arbres fruitiers, d’essences forestières mais aussi des plantes tropicales. L’élevage est également présent avec un échantillon des différentes races animales bovines, porcines, ovines ou équines et l’organisation d’une transhumance ovine, voire des défilés de mode en vêtements de lin organisé par JA Normandie.

JA : une Pac nouvelle génération
JA présentent le 3 novembre ses propositions pour une “Pac nouvelle génération”. “Passer d'un modèle à un état d'esprit” fondé sur le partenariat entre les acteurs des filières. Tel est le message de JA. Une Pac qui “capitalise sur la diversité, qui redynamise les filières et les territoires, qui innove pour plus de compétitivité, qui soutient l'installation et accompagne les jeunes”, explique Jean-Michel Schaeffer, président de la structure. Le syndicat jeune fait des propositions autour de quatre axes : “faire de la diversité un atout économique, être acteur pour dynamiser les filières et les territoires, innover pour gagner en compétitivité ainsi que former et installer pour accompagner les entrepreneurs de demain”.

FNSEA : Jean-Michel Lemétayer quitte la présidence...
Jean-Michel Lemétayer quitte la présidence de la FNSEA le 16 décembre. “Depuis le Congrès de Nantes de 2008, ma décision a été prise et annoncée de ne pas briguer un autre mandat. Et j’ai décidé, seul, cet été, de passer la main avant Noël. Je le fais trois mois et demi avant le prochain Congrès de la FNSEA, électif, qui se tiendra à S-t-Malo fin mars. Il s’agit de permettre à mon successeur de prendre ses marques et de présider cette maison pendant l’élaboration du prochain rapport d’orientation de la FNSEA. En partance, ce n’est pas à moi d’arbitrer ces prochains mois les futurs grands chantiers de l’agriculture française”, commente-t-il.

Et Xavier Beulin lui succède
Réuni le 16 décembre à Paris, le Conseil d’administration de la FNSEA porte à la présidence Xavier Beulin, producteur de céréales et d’oléagineux dans le Loiret. Entre le producteur de céréales et d’oléagineux du Loiret et Dominique Barrau, autre candidat et producteur de lait aveyronnais, la FNSEA a choisi. “L’agriculture doit retrouver sa vraie place au sein des filières agricoles. C’est-à-dire que la valeur ajoutée, qui se fait de plus en plus en aval, dans l’industrie, la distribution ou sur les grands marchés internationaux, revienne dans une plus grande proportion vers les agriculteurs. Au fond, à l’heure où les outils de régulation de la politique agricole commune risquent d’être réduits, il faut que nous inventions d’autres moyens de régulation pour mieux valoriser les investissements des agriculteurs et leur revenu”, commente le nouveau patron des agriculteurs français.

UNICID : le cidre sous pression
Entre baisse record de la récolte de fruits ( - 25% à - 35 %) et augmentation des coûts de production, les opérateurs de la filière cidre, réunis au sein de l’UNICID s’alarment des conséquences de cette campagne sur leur santé financière. Producteurs de fruits comme élaborateurs de cidre ne pourront faire autrement que de répercuter ces hausses de prix de revient.

Tempête Xynthia : l’agriculture frappée de plein fouet
Dans la nuit du 27 au 28 février, les côtes Atlantiques sont balayées par une tempête. Des vents de 160 km/h sont enregistrés, s’associant à un gros coefficient de marée. Pour le secteur agricole, ce sont plus de 60 000 ha inondés. Tout un potentiel agronomique est à reconstituer : perte des cultures, des bâtiments, du fourrage, des aliments. Certains ont perdu leur cheptel, noyé par la montée des eaux. L’eau salée compromet les semis de printemps. Du côté du réseau syndical agricole, la solidarité s’organise.

“La diagonale des fous” pour Alain
Alain Lebaudy, agriculteur dans le Bocage virois et militant syndical de longue date, est aussi un athlète de haut niveau. Il est parti à l’assaut de l’Ile de La Réunion en participant à “la diagonale des fous”. Un trail de 163 kilomètres avec 9 643 mètres de dénivelés positifs et négatifs et 2 500 coureurs au départ. “C’est usant, fatigant. L’épreuve se fait de jour comme de nuit sous des températures extrêmes. J’ai mis 52 h 52 mn pour franchir la ligne d’arrivée”, avoue-t-il “mais je n’ai jamais pensé à l’abandon”. Cette volonté d’aller au bout de soi-même, Alain Lebaudy la met aussi dans son implication syndicale. Vice-président de la FDSEA du Calvados, il fait le parallèle entre ses deux activités. “Un même objectif de réussite. Y aller quoi qu’il arrive. Le parcours est très difficile, semé d’embûches. Tout est question de motivation. Il faut savoir aller au bout des ses engagements. Forcément, ça demande de l’investissement”.

Pascal Férey : “tristesse"
“C’est le sentiment qui domine au vu des images du saccage qui a eu lieu au SPACE à Rennes. Ce n’est pas la première fois que les agriculteurs affichent des divergences d’opinions. C’est la première fois qu’ils le font avec cette violence. Je suis triste pour ces agriculteurs. Qui peut croire qu’en s’en prenant au stand de la FNSEA, on trouvera des solutions ? Quelle réponse les organisateurs de cette action ont-ils apportée à la crise de l’élevage ? Au revenu des agriculteurs ? Le jour même où le ministre de l’Agriculture propose un véritable virage politique avec des relations renforcées avec l’Allemagne, à l’aube des discussions du budget de la PAC, il n’est pas question de se laisser intimider. La FRSEA continuera à travailler pour défendre le revenu des agriculteurs. Tracer des perspectives pour l’avenir de nos exploitations : telle est l’attente de nos adhérents.”

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