L'Agriculteur Normand 13 février 2019 à 09h00 | Par Sandrine Bossière

David Margueritte défend une meilleure vision de l’orientation

A la veille de créer les assises de l’orientation, David Margueritte, vice-président de la Région, en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage est venu à la rencontre des jeunes, des familles et des formateurs de la MFR de la Haye-du-Puits.

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- © SB

David Margueritte, vice-président de la Région Normandie, en charge de la formation professionnelle et de l’apprentissage accompagné de Christiane Vulvert, conseillère régionale, s’est déplacé à la MFR de La Haye-du-Puits le 7 février dernier. Face à lui, les équipes pédagogiques, les responsables de MFR, des parents et huit jeunes. Ces derniers ont pu lui expliquer leur parcours, leur formation et surtout leur motivation dans le choix de venir en MFR. « On n’oriente pas de la même manière à La Haye qu’à Caen », admet l’élu.

Particularités
Mais à la MFR de la Haye-du-Puits, plusieurs particularités ont été soulevés comme l’option Jeunes sapeurs-pompiers pour les jeunes de 4e et 3e, ou encore la formation Bac pro productions aquacoles. Cette dernière formation est dispensée uniquement dans dix établissements dont trois MFR. « Il faut pouvoir former des jeunes aux besoins des territoires », assure Henri Lemoigne, maire de Créances, et président de la Communauté de communes. Et l’aquaculture dans la Manche résonne de manière particulière.

Mobilité et hébergement
Pour autant, ce sont des sujets comme la mobilité ou l’hébergement qui ont été soulevés. Une des jeunes filles, originaire d’Alençon, vient en train, met environ 2 h 30 de trajet. Ensuite, c’est une navette mise en place par la MFR qui permet à la jeune fille de rejoindre l’établissement. « C’est un peu le parcours du combattant », fait remarquer l’élu.
Louis de Lisieux, Yvan de Flers, Marin de Saint-Lô,… sont tous confrontés aux mêmes difficultés. S’ajoutent les 60 semaines de stage en trois ans, où le lieu et l’hébergement peuvent être un frein. Mais bien souvent, ils font preuve de motivation et de maturité. Preuve en est dans le choix de leur orientation.
C’est grâce à leur recherche qu’ils ont trouvé leur formation et en luttant aussi sur les a  priori des formations en MFR.

Une grande concertation
Face à ces exemples, la Région a annoncé vouloir créer les assises de l’orientation dès le 28 février. Ces assises permettront de réunir tous les acteurs de l’orientation, d’associer les jeunes, leurs parents, l’Education nationale, les entreprises… « Et pendant quatre mois, nous allons agiter les idées pour nous permettre en septembre de voter une nouvelle politique », précise l’élu régional. Une politique qui se voudra plus immersive avec plus de stages. « Nous voulons à la fois davantage de collégiens et lycéens dans les entreprises mais aussi plus d’entreprises dans les établissements », poursuit-il. Les MFR seront intégrées dans cette grande concertation. « La Région accompagne les MFR normandes dans leurs missions telles que la formation initiale en tant que lycées professionnels, la formation continue des demandeurs d’emploi ainsi que l’apprentissage. Et on continuera de le faire », conclut l’élu.

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