L'Agriculteur Normand 08 novembre 2012 à 15h33 | Par T.Guillemot

Denis Morineau, directeur des Ets Morineau (Chailloué/61) - Des hommes et des marques

Après avoir donné la parole la semaine dernière à Patrick Verheecke (directeur du groupe Same Deutz-Fahr France), Denis Morineau nous livre les clés de la concession de demain. Si la marque est importante, l’humain l’est encore plus.

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© TG

Comment se porte le marché ornais de l’automoteur agricole ?
Plutôt bien avec une demande soutenue. Nous allons faire une bonne année 2012, meilleure en production et en vente qu’en facturation compte-tenu des changements de gamme et des problèmes de livraisons.

De bonnes perspectives pour 2013 ?
Il est encore trop tôt pour le dire mais je le pense compte-tenu du dynamisme de Deutz-Fahr avec le lancement d’une nouvelle gamme qui va remplacer les séries M. Les Allemands prennent le temps de la réflexion et ne sortent une nouvelle série que tous les 7 ou 8 ans. Ils ont profité du changement Tiers 3 à Tiers 4 pour proposer un produit tout nouveau en termes de confort, de design et de performances. C’est donc un moment très attendu, pour nous, distributeurs.

Les agriculteurs sont de plus en plus exigeants. Quelles doivent être les principales qualités d’un concessionnaire pour répondre à cette attente ?
Il faut bien penser que si le commerce se fait à travers des marques, il se fait aussi à travers des hommes. Le premier élément, c’est donc le contact humain. Etre vraiment présent sur le terrain.
Ensuite, c’est la qualité du service qui fait la différence entre un bon et un mauvais concessionnaire parce qu’il n’existe pas de matériel qui n’ait pas besoin de service.
Enfin la pérennité. Les agriculteurs veulent savoir s’ils peuvent s’inscrire dans la durée, 10 voire 20 ans. Ils ne veulent pas avoir à faire à un distributeur qui change de marque à tout bout de champ.

On parle beaucoup de crise économique. Vous la sentez à votre niveau ?
Pour l’instant, nous sommes plutôt épargnés. Bien entendu, quand le soleil brille pour les uns, il brille moins pour les autres. Je fais allusion aux prix des céréales favorables à une partie de notre clientèle mais pénalisant pour les autres. La prudence s’impose donc. Ce qui est essentiel, c’est de baser ses projets d’investissements sur des moyennes de revenus lissées sur 4/5 ans.

Une base Morineau dans le Calvados, c’est envisageable ?
On y réfléchit mais tout développement coûte de l’argent. Il faut donc que ce soit fait de façon mesurée. Cependant, il y a des clients dans ce département qui sont fidèles à la marque et dans l’attente. Il ne faut pas les laisser sans solutions.Avec nous ou sans nous. Dans les deux cas, nous sommes disposés à apporter notre contribution si nécessaire.

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