L'Agriculteur Normand 05 février 2013 à 16h41 | Par T.Guillemot

Didier Cairon, Président d’EDT Normandie (Entrepreneurs des Territoires) - Une année climatique compliquée à gérer

EDT Normandie a tenu, le 25 janvier dernier au lycée agricole Le Robillard à St-Pierre-sur-Dives (14), son assemblée générale. Si la structure syndicale se porte bien, les entrepreneurs de travaux agricoles et forestiers ont dû composer en 2012 avec une météo fortement pluvieuse qui a compliqué les chantiers et créé un peu de tension dans la campagne.

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© TG

Didier Cairon, vous êtes entrepreneur de travaux agricoles près de Bayeux (14) et président d’EDT Normandie. Comment se porte votre structure syndicale ?
De mieux en mieux. Les chiffres financiers présentés en assemblée générale l’attestent. Nous comptabilisons désormais 200 adhérents, ce qui constitue un record.
Deux explications à cela. Tout d’abord la demande d’agrément de certification des entreprises par rapport à l’épandage des produits phytosanitaires a boosté notre activité. EDT Normandie a été très présente sur ce dossier.
Deuxièmement, nous touchons les dividendes de la réunion d’information que nous avons organisée dans l’Eure en mars 2012. Nous comptons désormais 17 adhérents dans ce département qui viennent s’ajouter aux 24 de Seine-Maritime.

Météorologiquement, 2012 a été marquée par l’excès d’eau. Qu’en retenez-vous ?
Tout d’abord que le pourcentage de récolte laissé dans les champs est véritablement infime. Le professionnalisme des ETA et l’esprit de solidarité inter-entreprises a pleinement joué. Là où il a fallu des chenilles pour récolter, notre réseau a fonctionné.
Au delà, effectivement, la gestion des plannings a constitué parfois un véritable casse-tête.  Du début de l’ensilage en septembre au battage des maïs jusqu’en janvier et en passant par les semis de céréales, la pluie a accompagné les travaux quasiment en continu.
Ce qui signifie que, comme les agriculteurs, nous sommes tributaires des intempéries. Intempéries auxquelles nous n’avions pas eu à faire face depuis longtemps. Certains de nos clients, notamment parmi les jeunes, n’avaient jamais vécu un tel contexte. Ce qui peut expliquer certains stress et situations de tension.

Vous avez débattu, lors de vos travaux, de la transmission d’entreprise. Un sujet récurrent ?
Il s’agit d’un sujet d’actualité et de premier plan. En Normandie, plusieurs dizaines d’entreprises sont ou seront à reprendre dans les prochaines années. Le maître mot en la matière, c’est l’anticipation!  C’est pour cela que nous avons fait venir des spécialistes pour nous éclairer : Régis Gras (conseiller transmission d’entreprise à la CCI Caen Pays d’Auge), Bruno Chesne (expert comptable Assisteco Agrigeco) Jérôme Mallet (expert comptable KPMG), Jonathan Corda (directeur de caisse locale et ancien conseiller agri au Crédit Mutuel) et Patrick Lemartinel (responsable du marché de l’agriculture au Crédit Agricole Normandie). Bien préparée et même si les capitaux engagés sont très importants, toute transmission doit signifier la pérennité de l’entreprise dans l’intérêt de nos clients agriculteurs. Le témoignage de Daniel Appert, un de nos adhérents de l’Orne, l’a parfaitement illustré.

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