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Du nouveau dans le ramassage de pomme de terre chez Grimme

lll Après avoir présenté ses nouveautés à Agritechnica à Francfort (Allemagne), le fabricant de matériels de récolte de pommes de terre a réalisé un tour de France (Big Five Tour) à destination des producteurs français. Le 16 février dernier, il faisait étape « Normandie » à la Sama (Bretteville-l’Orgueilleuse-14).

>> Que représente le marché de l’arracheuse de pommes de terre en France ?
Pour la marque Grimme, c’est 150 à 200 machines en fonction des années tous types confondus : machine à trémie, à élévateur et automoteur.

>> Quelle est l’ambiance sur ce marché ?
L’année est un peu compliquée à cause de la conjoncture mais, globalement, on assiste à une évolution vers la machine à trémie type SE 260 ou EVO 290. Evolution aussi vers l’automoteur dont on a multiplié les ventes par 3 en quelques années.

>> Quels sont vos points forts ?
L’innovation et cela depuis toujours. Nous présentons ici l’automoteur 2 et 4 rangs avec de nouveaux systèmes de déterrage, le Multisep qui a fait ses preuves, le Speedtronic avec réglages des séparateurs tapis-tétines qui permet une régulation automatique... Nous visons la qualité et le respect produit doublé d’un confort de conduite pour le client sans oublier la simplicité d’utilisation. C’est à la machine de s’adapter au parcellaire et aux conditions d’utilisations.

>> Dans la gamme que vous présentez aujourd’hui à la Sama, quel est le clou du spectacle ?
La machine phare, c’est la Ventor 4150, une 4 rangs avec trémie de 15 t. Il s’agit là de la première automotrice sur la conception d’une SE qui est la Grimme la plus vendue au monde.

>> Et au-delà de la Ventor ?
On peut citer l’Evo 290 qui répond au plus gros du marché. Une machine de conception nouvelle chez Grimme mais aussi variante supplémentaire de la SE. C’est une arracheuse 2 rangs trémie de 9 t en circuit court. C’est-à-dire avec deux tapis-tétines qui viennent déterrer les pommes de terre puis séparation à doigts derrière. Elle est dotée d’un système lui permettant d’éliminer les grosses mottes et les pierres directement au champ sur la machine.

>> L’agriculture de précision fait partie de votre quotidien ?
Nos arracheuses sont munies de boitiers Isobus permettant de contrôler plusieurs terminaux.
On peut évoquer aussi les planteuses équipées de système de coupure de tronçon par GPS. On peut par ailleurs moduler la densité de plantation de façon intraparcellaire à l’instar des apports d’engrais.

>> Entre le fabricant que vous êtes et le client présent aujourd’hui, il y a un distributeur. Quelles sont vos exigences à son égard ?
Nous travaillons avec la Sama depuis 39 ans, ce qui constitue une preuve de fidélité. Notre réseau de distribution s’appelle « Grimme Premium Partner ». Notre première exigence, c’est le niveau de service. Chez chacun de nos partenaires, il y a un spécialiste exclusif Grimme, qui ne fait que cela, qui a été formé chez nous et qui est tous les jours sur le terrain. C’est notre marque de fabrique.

Philippe Duval (directeur de la Sama) :
« céréales et pommes de terre : deux activités complémentaires »

>> Que représente la marque Grimme pour un distributeur comme la Sama ?
Grimme est notre deuxième fournisseur. On vend une vingtaine de machines par an environ : 15 tractées et 5 automotrices en pommes de terre et betteraves.

>> Avec des moyens humains spécifiques ?
Nous disposons et mettons à disposition de nos clients une équipe dédiée. A savoir un vendeur spécifique Grimme et un expert Grimme qui encadre lui-même une équipe d’une quinzaine de techniciens et mécaniciens dispatchés dans les 6 bases de la Sama.

>> C’est une activité particulière par rapport à la moissonneuse-batteuse ?
C’est surtout une activité décalée par rapport à la moisson. Juillet-août pour les céréales et quelques semaines plus tard, on enchaine avec les pommes de terre. Ce sont donc deux activités très complémentaires.

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