L'Agriculteur Normand 30 avril 2013 à 10h28 | Par V. Motin

Economie - Un élevage intensif mais autonome !

Dans le cadre de l'opération Cap Agir, initiée par la Chambre d'agriculture, la FRCUMA, le CER France Calvados et Littoral Normand et le CER, le GAEC de la Sorière témoignent. L'exploitation illustre la performance économique d'un système intensif.

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Intensif mais autonome ! © dr

"Nous avons toujours eu une exploitation chargée et nous voulons la maintenir chargée. La ferme affiche une production de 10 000 litres de lait par hectare de surface fourragère. Nous avons clairement une exploitation intensive et nous souhaitons maintenir notre intensification", explique Patrice Sallot.

10 000 litres de lait par hectare de surface fourragère
L'agriculteur est installé en GAEC avec 3 associés, à Vire. Les chiffres du CER France Calvados confirment le discours des éleveurs. Cette ferme compte trois ateliers les taurillons, les vaches laitières et les vaches allaitantes. Les statistiques révèlent effectivement un chargement plus élevé que la moyenne. "Nous sommes à plus de 2,5 UGB par hectare. Dans la région, la moyenne se situe davantage aux alentours des 1,5 ou 1,6. C'est un niveau intensif, mais les charges restent maîtrisées. La rentabilité est donc assurée", souligne Alain Lemauviel, responsable du secteur Bocage au CER France Calvados.
L'exploitation a misé sur un système intensif. Mais, il n'apparaît pas incompatible avec l'autonomie. "Nous produisons notre maïs et nos céréales. Nous n'avons que le correcteur azoté à acheter. On peut être intensif et autonome", insiste Patrice Sallot.

Des charges cohérentes avec l'outil
Les vaches allaitantes sans primes valorisent les prairies naturelles. Les céréales sont majoritairement transformées par les taurillons. Elles sont stockées à plat ou en cellule, passent ensuite dans l'aplatisseur et sont reprises avec la désileuse automotrice. La vente de blé reste minoritaire sur la ferme. Le maïs est, lui, valorisé par les taurillons et les vaches laitières. 

Produit hectare : 1000 EUR de plus que la moyenne
Cette politique se traduit sur le résultat de l'exploitation. "Au niveau produit par hectare, c'est 1000 EUR au-dessus de la moyenne. En face, les charges opérationnelles se situent sur la moyenne. Le niveau de marge brute globale de l'exploitation est bien supérieur à ce qu'on voit habituellement. Cette performance représente 30 à 40 000 EUR de plus par unité de main d'oeuvre. C'est assez significatif. Le système intensif bien géré a sa place quand les charges sont maîtrisées. Les exploitants gèrent très bien leurs charges, car leurs compétences techniques sont complémentaires", explique Alain Lemauviel. Le GAEC de la Sorière a également su modérer ses investissements. Les bâtiments anciens ont été valorisés. "Les investissements ont également été bien étalés dans le temps. C'est une nouvelle fois cohérent avec les outils en place. On note aussi le recours au matériel en CUMA".

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