L'Agriculteur Normand 05 juin 2018 à 15h00 | Par T.Guillemot

FDSEA 14 : rester optimiste dans la nouvelle approche des relations commerciales

l La FDSEA tient son assemblée générale demain, vendredi 8 juin, à la salle de la Fédération des Chasseurs (41 rue des Compagnons à Caen) , de 14 h 30 à 16 h 30. Il y se sera question des EGAlim pour lesquels Christophe Macé (président de la FDSEA 14) estime qu’il faut « rester optimiste dans la nouvelle approche des relations commerciales » afin sans doute de « répondre collectivement aux enjeux sociétaux ».

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>> Quel bilan tirez-vous de votre première année de mandature ?
Christophe Macé. Je me suis remis très vite dans la peau du syndicaliste que j'ai toujours été. J'ai la chance de travailler avec une équipe soudée et engagée, nous nous partageons les dossiers afin que la charge de travail soit bien répartie.
Bien que spécialisé en production porcine, j'ai redécouvert mes collègues des autres productions avec leurs problématiques, comment ils gèrent le présent et appréhendent l'avenir... C'est très enrichissant à titre personnel et cela me conforte dans l'idée que le syndicalisme a toute sa place dans cette réflexion.

>> Le thème de votre assemblée générale est : « répondre collectivement aux enjeux sociétaux ». Pourquoi ?
Nous avons toujours su nous adapter aux défis qui se présentaientmais aujourd'hui les demandes sont multiples et contradictoires. Le consommateur exige plus de bien-être animal, plus de traçabilité, plus d’environnement, moins de sel, moins de gras, moins de sucre, moins de gluten mais plus d’Omega 3... La main sur le cœur, il vous promet qu'il est prêt à dépenser plus quand c'est plus vert. Mais, quand il s'agit de mettre la main au porte-monnaie, tout se complique. Voilà pourquoi nous avons choisi ce thème. François Attali ( Terrena) nous expliquera comment répondre à ces mutations, nous donnera des pistes à explorer pour rester dans une dynamique de projets.

>> Nous sommes dans la dernière ligne droite des EGAlim. Vous voyez la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine ?
Nous n'avons pas d'autres choix que de rester optimistes dans cette nouvelle approche des relations commerciales. Sans la pression du syndicalisme et une nouvelle majorité, je pense que beaucoup d'acteurs dans les filières se seraient satisfaits du système en place où la variable d'ajustement du prix resterait encore et toujours l'agriculteur.
Je persiste à penser qu'il y aura l'avant et l'après EGA. Ces changements demanderont du temps mais à nous de rester vigilants dans l'application de la loi.

>> Si on fait le tour de la ferme Calvados, où sont vos satisfactions et vos inquiétudes ?
2015 et 2016 ont été compliquées. 2015 pour l'issue malheureuse de la mobilisation syndicale dont nous devons sortir le plus rapidement possible à la fois pour les agriculteurs poursuivis et aussi pour la cohésion de notre département et 2016 pour la chute des revenus dans beaucoup d'exploitations. On y voit un peu plus clair en 2017 mais cela reste bien insuffisant pour éponger ces dernières années.

>> Dans quelques mois les élections professionnelles, vous avez ouvert le dossier ?
Nous venons juste de commencer à réfléchir comment et avec qui nous pouvons bâtir un projet agricole qui réponde aux besoins des agriculteurs. Je constate une forte attente du terrain pour rassembler des compétences dans l'esprit d'une dynamique d'ouverture. Je suis convaincu que nous en sommes capables.

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