L'Agriculteur Normand 17 janvier 2012 à 14h54 | Par e.charon

FDSEA 50 - “Réforme de la PAC, non à la convergence des aides"

En conférence de presse, vendredi dernier, Pascal Férey, président de la FDSEA, et Hervé Marie, secrétaire général, ont effectué un vaste tour d’horizon de l’agriculture manchoise. D’emblée, ils pointent du doigt l’enjeu de l’année, la réforme de la PAC. « Les propositions ne viennent pas. Nous n’accepterions pas qu’un département comme le nôtre soit sanctionné sur l’autel de la convergence et du lissage des aides ».

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Pacal Férey et Hervé Marie, “Nous défendons une agriculture durable sur des exploitations viables”.
Pacal Férey et Hervé Marie, “Nous défendons une agriculture durable sur des exploitations viables”. - © ec
2012, c’est aussi l’année charnière avant les élections « Chambre », structure détenue par la FDSEA depuis des décennies. « Nous n’avons pas à rougir de notre bilan. Nous défendons une agriculture durable sur des exploitations viables. La moyenne étant à 450/500 000 litres à l’horizon 2010. Avant d’en arriver là, modernisons nos outils, notamment avec une meilleure accessibilité au plan « bâtiment » . La FDSEA plaide par ailleurs pour une diminution des charges et la sécurisation des récoltes, justement par biais d’une assurance “remboursée aux 2/3 par l’Europe”. Qui dit agriculture compétitive induit nécessairement un foncier structuré, « d’où l’importance de poursuivre sa réorganisation ». Pascal Férey, par ailleurs vice-président de la Chambre d’Agriculture, évoque un bilan « conforté, même si nous avons souffert des dissensions provoqués par la campagne laitière 2009 ».
Légumes en dangerL’agriculture, toujours selon Pascal Férey et Hervé Marie, a relevé la tête, notamment dans les productions laitières et bovines. « Nous restons inquiets pour la filière porcine, déstabilisée par la crise allemande, et surtout les légumes. Les maraîchers, en raison des conditions climatiques dues à un hiver doux, mais aussi à la concurrence belge ou hollandaise sont confrontés à une mévente et des prix bas. La grande distribution, elle, ne raisonne que sur l’aspect tarifaire : vente de poireaux belges par exemple au même prix que ceux provenant de France ».Autre bémol, malgré la bonne santé du lait, production phare manchoise, la hausse des charges, « importante dans toutes productions et grevant notre compétitivité. Pour preuve, le revenu de la ferme France perd 3 points par rapport à 2010 ». Pascal Férey pointe aussi du doigt des industries agroalimentaires pénalisées par leur manque de modernisation.Sujet d’actualité, suscitant bien des passions, les zones de périmètre de captage d’eau. « À l’instar du SYMPEC (centre Manche), les agriculteurs ne peuvent à la fois subir des contraintes et ne pas recevoir des indemnités pérennes en la matière. Si nous ne pouvons nous faire entendre sur la problématique « SYMPEC », nous pourrions très bien fermer quelques pompes ».Dernier point, le succès de l’opération paille (voir AN du 12 janvier dernier). « L’opération sera reconduite cette année ».

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