L'Agriculteur Normand 12 mars 2014 à 08h00 | Par A. Dufumier

FDSEA de l'Orne - “Nous réclamons des solutions !”

Les politiques doivent comprendre que l’agriculture est un secteur qui compte.Il crée de l’activité sur le territoire et est pourvoyeur d’emploi, a martelé le 10 mars Anne-Marie Denis, lors de l’assemblée générale de la FDSEA, à Alençon.

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“Pour que les agriculteurs investissent, pour que les organisations de producteurs prennent leur place dans la gestion des prix et de volumes, pour plus de transparence dans les négociations entre industriels et distributeurs, pour sauver les interprofessions, pour éviter les effets négatifs du bail environnemental qui fige les exploitations, pour un crédit impôt compétitivité emploi (CICE) adapté au secteur agricole, pour une simplification des démarches environnementales... Pour tout cela, nous réclamons des solutions. Si on oublie l’agriculture, si on bloque les exploitations agricoles dans leurs développements, on va au-devant de gros problèmes. L’agriculture, c’est le précurseur de toute une chaîne d’approvisionnement, de transformation et de distribution, avec des emplois induits à chaque niveau”, a martelé Anne-Marie Denis, présidente de la FDSEA de l’Orne, lundi 10 mars, à l’occasion de l’assemblée générale du syndicat.

Pas de chaise vide
“Contraintes environnementales, zonages, trames vertes et bleues ... Ce sont des mesures de plus en plus inaccessibles à l’agriculture de cohésion viable et compétitive que nous défendons. Nos exploitations de taille moyenne sont très impactées par ces sujets, dénonce Anne-Marie Denis. Un gros travail nous attend d’ailleurs quant à la mise en place des PLUI (Plans locaux d'urbanisme intercommunaux). Contrairement à d’autres syndicats, nous ne pratiquons pas la politique de la chaise vide. A chaque fois nous nous arrangeons pour représenter la profession lors de ces discussions”.
“On nous a vendu une PAC qui devait favoriser l’élevage. Quand on fait les comptes, ce n’est pas ce que nous constatons. Les systèmes intensifs sur des petites structures, qui sont le fer de lance de la valeur ajoutée, sont les plus pénalisés, fustige Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA. Le deuxième pilier de la PAC ne permettra pas de combler les effets négatifs du premier pilier. Néanmoins, il faudra se servir de ce deuxième pilier pour servir les ambitions de production et d’export et donner aux exploitations les moyens de se moderniser”.

Reconnaissance des actifs
“Nous constatons que les femmes disparaissent dans la transparence d’un certain nombre de GAEC et des EARL. Est-ce là l’ambition de la PAC, de voir disparaître les femmes des exploitations ?”, demande Anne-Marie Denis. Joël Limouzin détaille la position de la FNSEA qui est “d’attribuer une part à chaque personne ayant le statut de chef d’exploitation, sans distinction de la forme juridique de l’exploitation agricole, mais les pouvoirs politiques continuent de nous maintenir dans un flou inacceptable sur cette question-là”. Guillaume Larchevêque, président de Jeunes Agriculteurs de l’Orne, rappelle que “les deux tiers des installations se font sous forme sociétaire dans le département et qu’il n’y a pas lieu de privilégier une forme juridique plutôt qu’une autre”.

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