L'Agriculteur Normand 27 août 2019 à 15h00 | Par Sandrine Bossière

FDSEA/JA 50 : les produits laitiers passés au crible dans les grandes surfaces

C’est dans les grandes surfaces de Avranches, Saint-Lô et Valognes que les agriculteurs ont procédé à une opération de relevé de prix de produits laitiers le 22 août dernier. Depuis la loi des EGA, ils attendent toujours un retour de la valorisation de leurs produits dans leur ferme. Ce qui est loin de les satisfaire.

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- © SB

Le 22 août, les adhérents de la
FDSEA et des JA de la Manche étaient sur le terrain, à l’appel de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait). L’objectif : faire un relevé de prix de lait, yaourt et fromage (1er prix, marque de distributeur et marque nationale) dans les grandes surfaces d’Avranches, Saint-Lô et Valognes. « Il y a un véritable manque de transparence des tarifs de la part des distributeurs et transformateurs », note Ludovic Blin, vice-président de la FDSEA de la Manche et membre du bureau de la FNPL.

Un manque de transparence
Alors, ils ont été vérifiés sur place parce que pour les responsables syndicaux, les négociations commerciales ne reflètent pas l’esprit de la loi des EGA (états généraux de l’alimentation). « Nos coûts de production ne sont pas assez pris en compte. Il nous manque un retour de la valorisation de nos produits dans nos exploitations », souligne Pierre Louise, responsable de la section lait chez les JA. « Nous avons passé dix-huit mois autour de la table pour ne pas avoir de résultats dans nos fermes. Ce qui n’est pas acceptable », poursuit-il.

Une loi pour rien
Pour les éleveurs de la Manche, et sur l’ensemble de l’hexagone, la loi des EGA « ne sert à rien pour le moment. Elle a donné beaucoup d’espoir. Mais rien n’est arrivé pour que les agriculteurs vivent mieux », martèle le jeune. Et « si la conjoncture est meilleure, le prix n’est pas encore suffisant. Le prix de base atteint en moyenne 33 centimes d’euros/l alors que notre prix d’équilibre est de l’ordre de 39 centimes d’euros », complète Ludovic Blin.

Des prix contrôlés
Ce contrôle de prix est « la preuve que nous sommes soucieux de ce qui se passe chez les différents acteurs de la filière. On ne peut pas rester dans cette situation. Nous sommes toujours en attente du retour de la commission d’enquête suite aux EGA. Et pour nous, il est temps que chaque acteur se remette autour de la table pour qu’enfin nous puissions vivre de notre métier. Certains rechignent à appliquer la loi. Nous continuerons à faire pression », confie le vice-président de la FDSEA.

Faire pression
L’ensemble des prix relevés sera remonté au niveau national afin de tirer le bilan de cette opération. Des éléments non négligeables à quelques mois des négociations commerciales. « Certaines organisations de producteurs ont réussi à faire prendre en compte leurs coûts de productions mais c’est toujours conditionné aux hausses acceptées par la distribution », dénonce Ludovic Blin. Alors, la pression syndicale va continuer pour atteindre leurs objectifs.

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