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Ferme en fête : la parole est donnée aux citoyens et aux producteurs

Près de 10 000 visiteurs ont franchi les portes de Ferme en fête, ce week-end, à Alençon. Le nombre d’entrées varie peu par rapport à l’année dernière. Mais le président de l’association, Régis Chevalier, compte 200 enfants de plus qu’en 2016. L’ambiance du salon était conviviale. Les acteurs du monde agricole ornais ont pu répondre aux interrogations du public, sur le beurre, le glyphosate, la viande. Les consommateurs ont apprécié la qualité et la diversité des produits du terroir.

Michel Gourdel, 57 ans, Neufchâtel-en-Saosnois (72)
« Je viens tous les ans à Ferme en fête. Je suis éleveur de chevaux de loisirs, par passion. C’est important de venir voir le monde agricole, les maraichers, la Chambre d’agriculture, les structures des jeunes. Cela met l’élevage en valeur ainsi que les métiers de transformation du lait et de la viande. Sur la question du glyphosate, je pense que passer de tout à rien en peu de temps est compliqué pour la filière. Il faut mettre en œuvre de nouvelles mentalités grâce à de la pédagogie et des moyens humains. Quant au beurre, j’en trouve ici, au même prix qu’avant car il y a de la cohérence. »

Nicolas Tison, responsable des Groupes vivre en agriculture (GVA)
« Etre présent à Ferme en fête permet de communiquer sur nos métiers, en lien direct avec les citoyens. Nous avons un bon relationnel avec les gens, qui sont attentifs et attentionnés. Ils prennent le temps de se poser, de déguster et de discuter. Notre public, ce sont aussi les autres agriculteurs, auprès desquels on communique sur nos actions au niveau des groupes. Ici, on fait reconnaître notre structure, c’est indispensable, on crée du lien. »

Géraldine Roche, 37 ans, et Tristan Bollet, 31 ans, Almenêches
« C’est la première fois que nous venons à Ferme en fête et nous sommes agréablement surpris. Nous nous attendions à un salon plus petit. Nous sommes éleveurs de chevaux de course, alors la question du glyphosate ne nous concerne pas vraiment. S’il est supprimé, il faut trouver une solution alternative. Quant à la crise du beurre, on a peu suivi. On est mené en bateau, surement par la grande distribution. Le circuit conventionnel ne convient plus. »

Laure Cosson, 27 ans, Alençon
« J’étais déjà venue à Ferme en fête il y a longtemps. Cette année, on peut observer pas mal de choses, comme les animaux pour les enfants. Ma fille de 4 ans, Alyxia, voit en vrai ce a qu’elle a dans son assiette, elle comprend. Elle adore le lait, le fromage de chèvre. Je ne me sens pas trop concernée par la crise du beurre car je mange du beurre salé. »

Jean-Luc Durand, 35 ans, Domfront-en-Poiraie
« C’est la première fois que je viens Ferme en fête. Cela permet de découvrir le monde agricole et les produits du terroir. Il y a pas mal de stands. Je pêche pour mon loisir, et je vois les dégâts des traitements agricoles sur les bords de rivières. Mais je désherbe chez moi avec du Roundup… Quant au beurre, on en trouve dans les magasins, ce sont les intermédiaires qui mangent tout. »

Daniel Bourachot, délégué du syndicat de la boucherie et des métiers de la viande du Val-de-Marne
« Je fais déguster du bœuf, de l’agneau et de la volaille. Les consommateurs ici sont, pour beaucoup, des citadins, ils prennent des brochures et les adresses des éleveurs. Les visiteurs s’intéressent, ils posent des questions. Surtout sur la qualité et la provenance de la viande. Ils sont sensibles aux produits du terroir de haute qualité. Pendant le week-end, j’ai fait déguster 24 kg de viande, toutes viandes confondues. »

Régis Chevalier, président de Ferme en fête
«  Les producteurs ont beaucoup de contact avec le public, même s’ils ne vendent pas forcément. Grâce aux dégustations, on explique comment les produits sont élaborés. C’est tout un travail réalisé par l’interprofession. La place du village, organisée par les Groupes vivre en agriculture (GVA), où les gens peuvent s’asseoir et déguster, permet du dialogue. Les exposants sont satisfaits de la nouvelle disposition. »

Christophe de Balorre, président du Conseil départemental, et Nathalie Goulet, sénatrice, se sont prêtés au jeu des crêpes, samedi à Ferme en fête. Les deux élus ont salué une belle manifestation, qui « fait honneur à l’agriculture départementale », souligne le premier. Et la députée de relever « la richesse du département présente sur un petit espace ».

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