L'Agriculteur Normand 01 décembre 2008 à 16h36 | Par Eric Charon

Fièvre aphteuse - Exercice grandeur nature dans la Manche

Lundi dernier, la DSV et le GDS étaient sur le pied de guerre à Carantilly pour tester leur réactivité en cas d’alerte.

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Par sécurité, dès la première suspicion de Fièvre Aphteuse, le périmètre de l’exploitation est bouclé.
Par sécurité, dès la première suspicion de Fièvre Aphteuse, le périmètre de l’exploitation est bouclé. - © ec

 10 h, lundi 1er décembre dans le centre-Manche, entre Saint-lô et Coutances, une équipe de la DSV arrive chez Michel Pacary, éleveur laitier à Carantilly. Une vache dans la stabulation présente des signes apparents de fièvre aphteuse. Le vétérinaire de l’exploitation est averti. C’est lui qui alerte la DSV. Aussitôt tout le dispositif prévu en cas de suspicion est mis en place : Le périmètre est bouclé, l’entrée de l’exploitation interdite à toute personne et un pédiluve installé par l’équipe du GDS. A 12 h, tout est fini, ce n’était qu’un exercice pour tester la réactivité du système et cerner les éventuelles faiblesses de la chaîne d’opération.

Les vétérinaires prennent plusieurs clichés des aphtes de la bouche puis les envoient à la cellule de l’AFSSA, à Maison-Alfort qui prendra la décision de continuer ou non le protocole d’intervention.
Les vétérinaires prennent plusieurs clichés des aphtes de la bouche puis les envoient à la cellule de l’AFSSA, à Maison-Alfort qui prendra la décision de continuer ou non le protocole d’intervention. - © ec

Décision sur photos
« Cet exercice grandeur nature vient d’être ordonné par la Préfecture » expliquent les services de la DSV. Dans l’entrée de la stabulation, l’éleveur, Michel Pacary et son épouse, participent aux premières interventions sur la vache déclarée « suspecte ». De nombreux observateurs sont présents. Ils regardent, étudient attentivement tout ce que font les vétérinaires. Première étape, inspecter les aphtes de la bouche, puis prendre des photos avec un téléphone portable. C’est d’ailleurs ici la grande nouveauté. Ces clichés sont envoyés le plus rapidement possible à la cellule de veille de l’AFSSA, installée à Maison-Alfort en région parisienne. Ces photos vont les aider à prendre une décision capitale : Déclencher la suite du dispositif, autrement dit prolonger le blocage total de l’exploitation avec entrée et sortie interdites. Dans le cas de l’exercice de lundi dernier, l’AFSSA a validé la suspicion de fièvre aphteuse, entraînant dans la foulée des prises de sang sur le bovin.
Etienne Gavard, directeur du GDS 50 et 14, estime ce type d’opérations indispensable. « Cela nous permet, à nous GDS, de tester avec nos spécialistes la mise en place du pédiluve et notre rôle dans ce type d’opération ».
Tout s’est déroulé sans anicroche lundi matin ; les problèmes de transmission des photos ont été soulevés, « si nous ne pouvons pas les envoyer par portable, nous avons plusieurs  solutions de rechange, la dernière étant le transport de l’appareil dans un sac scellé, pour éviter les problèmes de contamination, jusqu’à une base d’envoi ».

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