L'Agriculteur Normand 11 octobre 2016 à 08h00 | Par T.Guillemot

Franck Malinowski (branche boissons Agrial): un pied supplémentaire aux USA

llll Agrial vient d’annoncer le rachat de la cidrerie-brasserie artisanale américaine Seattle Cider Company. Basée à Seattle dans l’état de Washington, son activité cidre, ou plutôt cider, porte sur un volume de 3 millions de litres. Le point avec Franck Malinowski, directeur de la branche boissons d’Agrial.

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- © DR

>> Seattle Cider Company, ça ressemble à quoi ?

C’est une petite cidrerie. Elle fait environ 6,5 M$ de chiffre d’affaires pour une trentaine de collaborateurs. Elle développe la marque Seattle Cider.

>> Un cider anglo-saxon ou du cidre à la française ?

Du cider mais, depuis 1 an 1/2, Agrial a beaucoup investi dans le cider. C’est donc une formidable occasion de développer nos marques avec un ditributeur fabricant de cidre aux USA et à l’étranger.

>> Quelle est votre stratégie ?

Le marché du cidre dans le monde, c’est environ 250 millions de litres. Celui du cider : 2 milliards de litres. Le cider est un cousin du cidre mais il est différent dans la mesure où il est plus alcoolisé et fruité. En fonction des pays, on y incorpore plus ou moins de pommes: 5 % en Scandinavie, 30 % chez les Anglais, 100 % en France.L’idée pour nous est bien évidemment de développer nos valeurs mais en utilisant la technologie du cider. Une technologie de fermentation contrôlée afin d’aboutir à un produit qui correspond à l’attente du consommateur.

>> Vous détenez 100 % du capital ?

Non. Il s’agit d’une prise de participation majoritaire. L’actionnaire historique reste directeur général. Il a d’ailleurs fait du très bon boulot en partant de zéro pour arriver à 6,5 M$ de CA. A la taille du pays, cela reste modeste mais pour pouvoir exporter nos produits, il faut être présent sur le territoire. Par ailleurs, nous sommes en capacité d’apporter notre savoir-faire marketing et d’approche commerciale. C’est un mariage gagnant/gagnant.

>> La campagne cidricole est démarrée en France. Un point d’étape ?

La période post estival très chaude et sans pluie font que les pommes n’ont pas grossi. On va donc avoir du sucre mais peu de volume. Ceci étant, cela fait suite à une campagne pléthorique aboutissant in fine à un juste équilibre. Les stocks de report vont nous permettre de passer ce cap sans difficulté.

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jean (50) | 14 octobre 2016 à 17:42:24

pourquoi agrial cooperative fait pour et par des agriculteurs paie les pommes en non contrat les moins chers de tout leurs concurents et collecteurs (d2n lemardele etc )qui eux sont des entreprises privees cela devrait etre le contraire preuve encore fois que les coop ne defende plus les interet s des paysans mais leur bisness a eux seul

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