L'Agriculteur Normand 11 janvier 2017 à 08h00 | Par M Malo

François Morel passe le flambeau AOC

Dimanche dernier au cinéma Lux de Caen, le comédien et humoriste François Morel, lauréat 2016 du prix AOC, a transmis la distinction à Colin Field, chef barman du Ritz. Ce prix, créé en 2016 par les rencontres AOC de Cambremer, a pour objectif de valoriser l’image des produits cidricoles et fromagers.

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- © MM

« C’est énormément de convivialité autour de produits qui défendent une région qu’on aime », lance François Morel. Venu faire la promotion de
« l’Élan », un film d’Étienne Labroue (Groland), l’humoriste des Deschiens en a profité pour « passer le flambeau ».

Du fromager au cidricole
Grâce à une rubrique sur le Pont-L’Évêque, François Morel avait reçu ce prix. Pour sa transmission, le comédien accompagné de ses musiciens a interprété « J’irai revoir ma Normandie », pour le plaisir du tous et surtout pour celui du chef barman. « C’est un privilège pour moi de recevoir cette distinction. J’aime énormément travailler avec le Calvados, le cidre et le poiré. J’essaye de faire découvrir les produits cidricoles partout où je vais, merci aux producteurs de m’avoir choisi », s’enthousiasme Colin Field. Le chef barman aime tellement travailler le Calvados qu’il en a fait un cocktail, le Serendipity, servi dans l’Orient Express et même dans l’Airbus 380 chez Air France. « J’irai voir Colin au Ritz afin de déguster ce cocktail », conclut François Morel. Un passage de relai, du fromage au calvados. Une chose est sûre, le prix AOC est entre de bonnes mains.

L'ivresse du Pont-l'Évêque : quand le fromage est une drogue

Après la dangerosité de la charcuterie, c’est le fromage qui devient une drogue pour François Morel. Il y a un peu plus d’un an, l’acteur traitait de ce sujet lors d’une de ses chroniques hebdomadaires sur France Inter. « En tant que normand, je ne pouvais pas me taire (...). Tant pis, j’ai décidé de consacrer ma chronique à un phénomène qui a fait l’objet d’une étude à l’Université du Michigan : l’addiction fromagère », s’amuse l’humoriste. Sur un ton grave, le natif de Flers (61) dénonce la dépendance au camembert, au Pont-l’Évêque, au Livarot. « Eh bien oui, ce sont les autres noms de l’héroïne, de la morphine, de la cocaïne... L’addiction des fromages ressemble à celle de la drogue ». Sur son habituel caractère absurde, l’ornais défend ces denrées régionales dont nous sommes fiers et se moque de l’actualité. « On peut être accros à la Mimolette, au Coulommiers, au Saint-Nectaire comme on est accros à la cigarette, à l’alcool, à la drogue... Alors je ne pouvais rester muet, moi qui suis né pas si loin de ce triangle menaçant dont les extrémités ont des noms qui font peur : Pont l’Évêque, Livarot, Camembert ». François Morel dénonce cette « plaque tournante de la pâte molle », lui étant si proche de ces « cartels du produit lacté » et ces « hallucinogènes sous appellation d’origine contrôlé ». Cette chronique a donc été récompensée et saluée. L’homme est nommé lauréat 2016 du prix AOC, défendant le terroir et les produits normands. Le fromage ne manquera pas à François Morel, désormais tombé dans l’ivresse du Pont l’Évêque.


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