L'Agriculteur Normand 04 novembre 2010 à 12h56 | Par e.charon

GAB 50, Chambre d'agriculture, Manche Conseil Élevage - Portes ouvertes sur les coûts de production

L’automne tire sur sa fin, les ensilages sont terminés, c’est la saison des portes ouvertes. Dernières programmées, celles qui se déroulent les 15, 16 et 17 novembre dans les régions Bocage, Cotentin et de la Baie sur un thème d’actualité, « optimisez la rentabilité de votre exploitation en s’inspirant des pratiques de l’agriculture biologie ». Tout un programme… développé par Jérôme Virlouvet (GAB 50), Marie-Christine Godin (Chambre d’Agriculture), Marine Lemasson (Manche Conseil Élevage) et Yvon Dubos, producteur laitier « bio » installé depuis mai dernier à la périphérie de Saint-Lô

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Chambre d’Agriculture, GAB50 et Manche Conseil Élevage, présentaient le programme des journées chez Yvon Dubos, producteur laitier à St-Lô.
Chambre d’Agriculture, GAB50 et Manche Conseil Élevage, présentaient le programme des journées chez Yvon Dubos, producteur laitier à St-Lô. - © ec

 

 

Pas de doute, le bio est générateur de plus-value lorsque sa technique, quelle que soit la production, est parfaitement maîtrisée ; logique cette technique valorise au maximum l’autoconsommation sur une exploitation, notamment laitière. « Nous sommes aujourd’hui dans une crise, non pas conjoncturelle, mais structurelle » lance Marine Lemasson. « L’énergie coûte de plus en plus cher, l’achat d’aliments pour le bétail aussi ; il faut donc aller chercher une optimisation des coûts de production chez les agriculteurs biologiques ». Face au relèvement du prix du lait, Marine Lemasson reste sceptique, « c’est vrai, il a augmenté, mais ce n’est pas formidable pour les exploitants, notamment en système conventionnel ».

Marie-Christine Godin de son côté évoque des solutions efficaces qui seront présentées lors de ces trois journées. « Sans passer forcément au « bio », les agriculteurs peuvent prendre ce dont ils ont besoin pour diminuer leurs coûts ». Mais quels sont les leviers à actionner pour gagner de l’EBE ? « Sans aucun doute, le coût alimentaire et le système fourrager de d’exploitation. Un exemple, ici, Yvon Dubos utilise de l’herbe à 12 euros/tonne ».


 

Portes ouvertes Programme

Lundi 15 novembre : Visite de la ferme d’Yvan Dubos, Ferme du Perrier, à Saint-lô. 50 VL normandes à 4500 kg au CL 50. Aucun achat d’aliment extérieur, optimisation du pâturage.

Mardi 16 novembre : visite de l’exploitation de Laurent Groult, Hameau Doucet, Le Theil (entre Cherbourg et Valognes). Exploitation de 60 VL (5000 kg au CL 50), alimentation à base d’herbe, de foin séché en grange et de maïs ensilage. Atelier de transformation et vente directe de yaourts, beurre, crème et fromage blanc.

Mercredi 17 novembre : visite de l’exploitation d’Étienne Legrand, La Meurdraquière. Exploitation en AB depuis 2000. 50 Vl à 6500 kg au CL 50. Ration hivernale à base de 5 aliments grossiers distribués à la mélangeuse. Prairies multi-espèces.

La suite dans votre prochaine édition


 

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