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GDS 14 : « nous voulons placer le Calvados en position de force pour vendre des bovins »

Le Groupement de défense sanitaire du Calvados a organisé son assemblée générale, mardi 29 mai, au Labéo Franck Duncombe, à Saint-Contest. La tuberculose bovine est au cœur des préoccupations. Etienne Gavart, directeur, se réjouit cependant d’un cheptel en bonne santé.

Étienne Gavart (directeur) et Alain Legentil (président) regrettent que le Calvados soit passé en zone réglementée pour la Fièvre catarrhale ovine : « nous avons tout fait pour ne pas y entrer, notre territoire était indemne. Mais, désormais, elle est sûrement présente ».
Étienne Gavart (directeur) et Alain Legentil (président) regrettent que le Calvados soit passé en zone réglementée pour la Fièvre catarrhale ovine : « nous avons tout fait pour ne pas y entrer, notre territoire était indemne. Mais, désormais, elle est sûrement présente ».
© JP

> Où en est le Calvados en matière de tuberculose bovine ?
Trois nouveaux cas ont été détectés au nord de la zone de prophylaxie en Suisse normande. La Direction départementale de protection des populations (DDPP) décortique le phénomène. La zone de prophylaxie va évoluer pour l’année 2018-2019 (voir encadré). La situation n’est pas alarmante, mais la maladie n’est pas éradiquée non plus.

>> Quelle est la situation nationale ?
La France a le « droit » à 200 cas par an pour rester indemne. Nous sommes loin de ce seuil, car un peu moins d’une centaine de cas sont déclarés. Il existe des bassins de tuberculose, notamment en Nouvelle-Aquitaine.

>> Comment les éleveurs sont-ils aidés ?
Nous remboursons 100 % des frais vétérinaires, en complément des aides de l’État, à nos adhérents. Mais aussi le travail des éleveurs : le GDS du Calvados a la particularité de rembourser 5 € par bovin testé, grâce à la mutualisation de l’ensemble des éleveurs du département. Nous avons bon espoir d’obtenir un accompagnement financier du Conseil départemental. Les chiffres restent à affiner.

>> Quid du plan d’éradication de la Diarrhée virale bovine (BVD) ?
Le plan d’éradication de la maladie est dans la phase active de zone 2, à l’ouest du département. Il se poursuit sur les cinq prochaines années et sera étendu à l’ensemble du Calvados dans deux ans. Les indicateurs bougent : le nombre de bovins non IPI (Infesté persistant immunotolérant) a augmenté : il est passé de 40 000 à 60 000 en un an. Nous voulons placer le Calvados en position de force pour vendre des bovins.

>> Avez-vous d’autre(s) bonne(s) nouvelle(s) à annoncer ?
Oui : pour la première année, nous sommes en dessous du 1 % de la prévalence cheptel en IBR. On se dirige vers une éradication. Et on entrevoit le statut de Zone épidémiologiquement favorable (ZEF). Le niveau départemental figure parmi les meilleurs nationaux. De plus, aucun cheptel porcin n’est contaminé par le Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc (SDRP) : c’est aussi la première année que le département est assaini.


>> Qu’en est-il des autres cheptels ?
L’année 2017 peut être qualifiée de calme et classique. La section apicole lutte contre le frelon asiatique et ce n’est pas facile. Mais on peut dire le cheptel du Calvados est en bonne forme.

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