L'Agriculteur Normand 04 juin 2008 à 13h46 | Par Véronique Quartier/Jean Raimbault - CETIOM

Oléoprotéagineux - Mycosphaerella : surveillez vos parcelles

Maladies de fin de cycle : de la surveillance.

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Mycosphaerella sur siliques.
Mycosphaerella sur siliques. - © DR

Le mycosphaerella est une maladie très présente ces deux dernières années. Si les symptômes s’observent sur feuilles et sur tiges, c’est principalement sur siliques que portera la nuisibilité. Les conditions climatiques, 15-20 °C et l’humidité, sont encore favorables à son développement cette campagne. En cas de présence sur siliques, la maladie peut entraîner des éclatements de siliques et des pertes de rendement par égrenage non négligeables, pouvant aller jusqu’à 15 % en cas extrêmes.
En conditions favorables comme cette année, il est nécessaire de bien surveiller les parcelles pour éviter en cas de présence de la maladie, la montée sur siliques.
Le mycosphaerella se conserve sur les résidus de récoltes infectés et sur les semences. Si la ma-ladie a été observée, il est impératif d’enfouir les résidus de cultures afin de réduire le potentiel infectieux sur le secteur. Attention aux semences de ferme qui peuvent disséminer le champignon. Il est également préférable que la rotation ne comprenne pas d’autres crucifères sensibles à la maladie, avec un retour du colza tous les 3-4 ans.
Il n'existe aucune solution homologuée à ce jour sur ce pathogène. Toutefois, les traitements (famille triazoles) ciblés sur oïdium, pseudocercosporella, alternaria permettent d'en limiter l'impact.

Autres maladies sur siliques
Les parcelles n’ayant pas reçu de produits à base de triazoles lors de la protection contre le sclérotinia doivent être surveillées de très près pour éviter, en cas de présence de maladies (pseudocercosporella, alternaria…), la montée sur siliques.
Toutes ces maladies sur siliques sont difficiles à différencier entre elles. Cependant en général, ces dernières sont plus anecdotiques que l’oïdium et le mycosphaerella.

*Punch CS : produit retiré depuis le 2 avril 2008 (délai de distribution au 31/12/2008 - délai d’utilisation au 31/12/2009 - source ephy).

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Attention aux pucerons cendrés !
Sur certains secteurs, les premières colonies de pucerons cendrés sont observées en bordure de parcelles. Ces insectes sont susceptibles de provoquer des avortements.
• Surveillez régulièrement le bord et l’intérieur des parcelles : une intervention limitée aux bordures, en zones infestées, est fréquemment suffisante.
• Si vous dépassez le seuil de 2 colonies/m², il est important d’intervenir sur votre culture avec un aphicide spécifique en respectant le délai avant récolte.

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