L'Agriculteur Normand 20 juillet 2011 à 15h17 | Par Toutes éditions

INITIATIVE - “Ramassage scolaire hippomobile, un service, pas du folklore ! ”

Une soixantaine d’élèves de maternelle et primaire de Thury-Harcourt prennent le bus hippomobile pour se rendre à l’école.

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Les deux percheronnes avancent entre 10 et 12 km/h. Le trajet dure une dizaine de minutes. Le circuit comprenant quatre arrêts, les zones à forte densité d’élèves ont été privilégiées. (DR)
Les deux percheronnes avancent entre 10 et 12 km/h. Le trajet dure une dizaine de minutes. Le circuit comprenant quatre arrêts, les zones à forte densité d’élèves ont été privilégiées. (DR) - © Hélène Bonneau
Le ramassage scolaire en navette hippomobile, une lubie ? “Pas du tout”, répond David Corbin, initiateur du projet à Thury-Harcourt (14). “C’est un moyen de transport, ludique, pratique, écologique et économique”.
Le bus peut contenir une trentaine d’enfants. Il faut donc deux tournées pour conduire l’ensemble des élèves à l’école. (DR)
Le bus peut contenir une trentaine d’enfants. Il faut donc deux tournées pour conduire l’ensemble des élèves à l’école. (DR) - © Hélène Bonneau

Un enthousiasme partagé


Aujourd’hui, aucun transport scolaire collectif est organisé pour les élèves de primaire résidant à plus de deux kilomètres de l’école. Le bus prévu par le département ne les prenant pas en charge. Une soixantaine d’enfants sont concernés sur la commune de Thury-Harcourt. “Nous avons, avec ma femme Virginie Corbin, eu l’idée de proposer un service de ramassage scolaire à la mairie. Un circuit de quatre kilomètres (aller-retour) a été créé”, explique David Corbin. Un mode de transport qui semble faire l’unanimité. “Le cheval est mon animal préféré”, affirme Laura. “Moi, je dois me lever moins tôt. D’habitude, je vais à l’école à pied”, assure, soulagé, Clément. “Oui, ça va plus vite”, enchérissent Célia et Maëlle. Des propos qui font sourire David Corbin, installé dans le bus hippomobile avec les enfants. “Nous savons que nous avons une grande responsabilité face à ses enfants. Voir les parents se déplacer à l’arrêt pour voir les chevaux, et nous faire confiance, c’est déjà une réussite”. Les deux percheronnes, Uruss et Olivia, pourront-elles poursuivre leur promenade quotidienne en compagnie des enfants ? “La phase de test se passe très bien. Cependant, c’est la municipalité qui aura le dernier mot”, signale David Corbin. “Aujourd’hui, un problème de circulation persiste sur le parking de l’école à la sortie des classes. La mairie voit dans notre projet une solution possible. C’est encourageant”.

- © Hélène Bonneau


La recherche de budget, un passage obligé


Afin que le projet soit viable économiquement, le budget annuel est évalué à 20 000 €/an. “Notre estimation repose sur la mise à disposition du bus hippomobile, d’un meneur et d’un accompagnateur et de deux chevaux pendant 36 semaines deux fois par jours”, informe David Corbin. Le Crédit Agricole a d’ores et déjà proposé de financer la navette en contrepartie de publicité sur les côtés du véhicule. “Le sponsoring est un bon moyen de réduire les coûts”. Et d’ajouter : “Ce n’est pas du folklore, nous nous engageons à emmener les enfants à l’école tous les jours. C’est du service, alors oui, il faut que se soit rentable, ce n’est pas uniquement pour l’image”.

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