L'Agriculteur Normand 30 octobre 2013 à 08h00 | Par Juliane ADAM - pour le réseau Installation Transmission de Normandie

Installation/Transmission - S’installer en société : comment se préparer ?

A l’occasion de l’Instal’dating qui aura lieu le 26 novembre 2013 dans la Manche, les Chambres d’agriculture de Normandie consacrent une série d’articles à l’installation sociétaire : risque ou solution d’avenir ?

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- © CA Normandie

Un phénomène nouveau émerge en agriculture : la recherche d’un(e) nouvel(le) associé(e) par des agriculteurs prêts à accueillir une personne tiers sur leur exploitation. Cette recherche est aujourd’hui difficile par manque de candidats qui ont davantage retenu les échecs sociétaires que partagé sur les réussites qui sont nombreuses. En effet, s’installer en société est un véritable projet qui doit se mûrir et se construire progressivement en profitant de chaque étape pour se poser les bonnes questions.


Se préparer à accueillir un nouvel(le) associé(e)

Un travail en amont est indispensable du côté de l’accueillant pour définir clairement son projet d’association :- quels sont mes objectifs professionnels et personnels ? - quelle est ma vision de l’exploitation à moyen et long terme ? - qu’est-ce que j’attends d’un associé en termes de savoirs, savoir-faire et savoir être ? - suis-je capable de déléguer ? Dans quelle mesure suis-je prêt à me remettre en question et à modifier ma stratégie d’entreprise ? - les documents de l’exploitation sont-ils facilement accessibles pour un associé ?- ma ferme a-t-elle les infrastructures minimales indispensables pour accueillir un(e) associé(e), à savoir un local pour afin de discuter, faire une pause-café ou déjeuner, recevoir un technicien, un fournisseur ou le conseiller de gestion ? En s’inscrivant au Répertoire Départ Installation, le chef d’exploitation qui cherche un(e) nouvel(le) associé(e) bénéficie de l’accompagnement d’un conseiller qui l’aidera à se poser les bonnes questions et à bien définir son projet d’association afin d’augmenter ses chances de réussite.

Se préparer à devenir chef d’exploitation et à prendre sa place d’associé(e)

Le futur(e) associé(e) doit également être au clair sur son projet professionnel :- quelles sont mes attentes au niveau professionnel et personnel ? - quelles sont mes compétences et celles que je dois renforcer ? - quelles sont les tâches et responsabilités qui me plaisent sur une exploitation ? - quelles sont mes grands traits de caractère dans ma relation avec l’autre (impulsif - réservé / expressif - timide / leader - suiveur / dans le parler - dans l’écoute / …) ? - quels sont mes besoins pour prendre ma place d’associé(e) ? quels signes de reconnaissance me serviront d’indicateurs ? - qu’est-ce que j’attends d’un(e) associé(e) ? Qu’est-ce que je pense pouvoir lui apporter ? Les Chambres d’agriculture de Normandie se sont dotées de compétences et d’outils pour vous accompagner dans vos projets d’association. N’hésitez plus : contactez-nous ! Nos experts sont à votre écoute pour la réussite de votre projet d'association.


S’accorder un période de “test grandeur nature”

Les futurs associés doivent bénéficier d’un temps d’essai pour apprendre progressivement à travailler, gérer, discuter et décider ensemble. Après une phase de découverte de l’autre et de l’exploitation pour le nouvel arrivant, il est recommandé de se mettre au plus près de la situation telle qu’elle sera après l’installation et ne pas se dire : “on verra ça quand on sera vraiment associés”. Le contrat de parrainage est l’outil adapté : sur une période de 3 à 12 mois et sans engagement juridique, les futurs associés peuvent vraiment se tester grandeur nature ! En outre, ce contrat bénéficie d’un financement par le Conseil régional de Basse-Normandie.

Le parler “girafe” ou comment communiquer de façon non violente

La communication non violente est une méthode de communication née aux Etats-Unis il y a plus de 40 ans. Elle sert à résoudre les conflits, facilite les relations et améliore les capacités de négociation. La girafe en est le symbole car c’est l’animal qui a proportionnellement le plus gros cœur. 
Dans la pratique, cette méthode se décompose en 4 temps : - j’observe la situation = j’expose les faits sans jugement ;- j’exprime mon sentiment = je dis ce que ça provoque chez moi ;  - j’identifie mon besoin sous-jacent = en quoi je suis touché(e) dans mes valeurs ;- je formule une demande négociable = je propose qu'on trouve ensemble une solution.Cette méthode s’oppose au parler “chacal” qui est la manière de communiquer quelque chose à quelqu’un en déclenchant aussitôt une réponse agressive, un regard lourd de sous-entendus ou qui vous fait remâcher votre rancœur pendant des jours… Quelques exemples qui vous feront peut-être écho… : “t’es stupide”, “je n’arrive pas à croire que tu n’arrives pas encore à faire ça”, “on doit tous faire des choses qu’on n’a pas envie de faire”, “c’est moi qui commande ici”,… 
Passer du parler “chacal” au parler “girafe” est un véritable exercice d’endurance à pratiquer quotidiennement en milieu professionnel comme en famille avec, à la clé, un net “mieux vivre ensemble”. 
(Source : Travaux et innovations - Juillet 2013)


Pour en savoir plus

Rendez-vous sur le site de votre Chambre d’agriculture : www.(écrire le nom du département).chambagri.fr
ou contactez le conseiller RDI de votre département :
- Calvados : Emilie Legros (02 31 31 87 64) ou Denis Decaen (02 31 51 66 35).
- Manche : Christian Body (02 33 95 46 13).
- Orne : Odile Lesaule (02 33 31 48 43).

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