L'Agriculteur Normand 03 mars 2020 à 17h00 | Par Julie Pertriaux

JA 14 maintient le cap comm’

Jeudi 27 février, les Jeunes agriculteurs du Calvados ont organisé leur assemblée générale. Une soixantaine de personnes était présente. Sous l’œil attentif du préfet, Philippe Court, les élus ont présenté la nouvelle mandature. Les gendarmes sont intervenus sur le thème de la bonne entente entre voisins.

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- © JP

« De mémoire de JA, on n’avait jamais reçu de préfet à notre assemblée générale », démarre, ravi, François-Xavier Hupin, président des Jeunes agriculteurs du Calvados, jeudi 27 février. Une soixantaine de personnes est réunie à Colombelles. L’AG s’annonce bien. Antoine Bossuyt, secrétaire général, présente le bilan de l’année passée : « nous avons fait face à des échecs, dont celui de la Foire de Caen », reconnaît-il. Mais le syndicat a su rebondir en organisant un marché de Noël, sur la toute nouvelle place de la République, en décembre : « le groupe comm, assidu, volontaire, a mis en place, en un mois, un marché local, a fait venir un restaurateur, des animaux et Interbev. C’était une réussite. Nous espérons en faire un pilier de la communication chez JA ». Financièrement, « le contexte s’améliore sans l’organisation de la fête de la terre », précise Axel Gosset, trésorier. La nouvelle mandature 2020-2022 poursuit le travail enclenché dans la précédente : sous la marque de communication positive Bienvenue chez les agri’s, le syndicat programme en 2020 deux visites de ferme, Bœuf en fête et une deuxième édition du marché de Noël à Caen. « Il n’y a plus de fête de l’agriculture dans le Calvados. Alors, nous proposons une journée inter-cantons, dédiée aux JA et à leurs sympathisants, pour passer un bon moment ensemble, annonce Antoine Bossuyt. Notre plan de communication est élaboré et a été présenté aux partenaires. »

« Qui enlève les clefs de son utilitaire ? »
L’adjudant-chef Jean-François Boulay et la gendarme Pauline Leplatois, de la brigade de Vire, sont intervenus sur le thème : Voisinage, objectif bonne entente. Premier sujet : les agriculteurs sur la route. Le gendarme a rappelé les règles de circulation et l’importance de signaler des chantiers, comme l’ensilage. « La personne responsable est celle qui effectue les travaux. Si on vous vole vos panneaux, prévenez la gendarmerie. » Deuxième sujet, les vols dans les exploitations. « Qui enlève les clefs de son utilitaire ? » questionne-t-il. Trois mains se lèvent. « La nouvelle génération de voleurs ne sait pas démarrer aux fils. Mettez des barrières à l’entrée, un chien, des lumières qui s’enclenchent au détecteur de mouvement. L’objectif est de leur faire perdre du temps. Le voleur repère les livreurs de fioul. Vous pouvez installer des caméras de chasse, dirigées vers l’intérieur du corps de ferme. Certaines ont le son, on sait tout. Si l’exploitation est ouverte au public, vous devez les déclarer en préfecture. On parle de vidéo protection et non de vidéo surveillance », décrit le gendarme.

La communication a du bon
La communication a été remise au cœur du sujet. Et cela vaut pour le partage d’informations : « vous circulez sur des petits chemins, où les voleurs se cachent. Signalez-nous ce que vous observez ». Antoine Bossuyt reprend : « nous sommes acteurs de l’image de notre métier. Proposez à vos voisins suspicieux sur votre travail de faire un tour de tracteur. La proximité dans la cabine est propice à la discussion ».  Quant aux déchets jetés par les automobilistes dans les fossés ou en plaine, Nicolas Declomesnil, vice-président de la Chambre d’agriculture, propose d’organiser « une marche pour les ramasser, à l’image de ce qui est fait pour les mégots de cigarettes sur les plages ». Il y voit « une nouvelle occasion de passer du temps avec le public, de parler de notre métier positivement ».
Et le préfet, Philippe Court de conclure : « vous êtes les acteurs du territoire qui connaissent le plus grand nombre de conflits d’usage : l’eau, la terre, l’air. Le débat sur les ZNT restera historique. Je pense qu’il est rassurant de travailler à l’échelle locale, en faisant entrer son voisin dans sa ferme. Quand on voit un pulvé avec une rampe de 30 m, on pense Monsanto. Mais vos outils sont équipés de buses antidérives, de systèmes qui empêchent deux pulvérisations au même endroit. Il faut les voir pour le croire. L’enjeu de la communication positive sur votre métier, son exercice et ses produits, est essentiel. Vous êtes des acteurs de la cité, la preuve avec le marché de Noël. Je souhaite qu’il y ait encore ce genre d’action, juste à côté de la préfecture (rires et applaudissements) ».

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