L'Agriculteur Normand 14 janvier 2014 à 08h00 | Par V. Motin

Jean-Baptiste Radigue (61) - Quelle place pour les organisations de producteurs

Jean-Baptiste Radigue, responsable lait, s’interroge sur la fin des quotas. Avenir de la conférence de bassin ? Place des OP ? Cessibilité du contrat ? A Vire avec ses homologues venus de toute la France, il tentera de trouver des réponses.

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- © VM

“Comment redistribuer le lait pour permettre l’installation des jeunes ? Comment créer et abonder une réserve de lait à la fin des quotas ?” Telles sont les principales interrogations de Jean-Baptiste Radigue. Le responsable du dossier lait des JA 61 sera à Vire, la semaine prochaine. Pour répondre à ces questions, l’avenir des conférences de bassin devra être défini.

Une redistribution
par laiterie ?
Au sein des Jeunes Agriculteurs, le débat est ouvert. De son côté, Jean-Baptiste Radigue espère que les conférences de bassin garderont la main sur les volumes. “La redistribution motive les installations aidées. Une réserve par laiterie ne m’apparaît pas pertinente. Ce système signifierait qu’on n’installerait pas tous les jeunes de la même manière. A Vire, il sera intéressant de voir comment réagissent les autres régions sur ce sujet”.

Quelle place pour les Organisations de Producteurs
Installé avec ses deux frères et sa mère, Jean-Baptiste Radigue livre son lait à Lactalis. Reste à connaître la position de cette laiterie sur la gestion des volumes. “Il semblerait que Lactalis laisse ce rôle aux Organisations de Producteurs”, estime-t-il. De son côté, Sodiaal devrait s’exprimer sur le sujet à Vire. La question de la livraison de volume supplémentaire à une autre laiterie se pose également. Autour du contrat, le syndicalisme devient aussi technique que juridique.  Autre débat en suspend : la cessibilité des contrats. Certains souhaitent l’absence de valeur marchande. Actuellement, cette position n’est pas partagée par Jean-Baptiste Radigue. “Mon avis n’est pas tranché. Il évoluera peut-être après la session nationale. Pour l’instant, je considère que donner une valeur marchande aux contrats permettrait de légaliser une pratique.  Elle est souvent déguisée à la cession, mais la valeur d’un quota existe”, insiste le responsable lait des JA 61.

Des limites environnementales
Au-delà de ce questionnement syndical, Jean-Baptiste Radigue maintient sa confiance dans la filière laitière. Pour lui, point de diversification en ligne de mire. “Je crois que nous sommes plus performants lorsque nous sommes spécialisés”. Avec ses droits associés, il produit 970 000 litres de lait. Leur activité porcine se limite donc à l’engraissement. Quant à la production laitière, elle restera “raisonnable”. “Nous avons des limites environnementales. Nous cherchons également une qualité de vie. Nous ne produirons pas de lait en plus s’il n’est pas bien payé”.

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