L'Agriculteur Normand 28 novembre 2012 à 14h19 | Par T.Guillemot

Jean-Luc Pérès, ingénieur agroéquipement TRAMEBCMA. - Avant de s’équiper : analyser les besoins

La technologie va prendre de plus en plus de place mais il va falloir l’optimiser au maximum pour rentabiliser des équipements qui coûteront de plus en plus chers”. Ingénieur agroéquipement à TRAME/BCMA, Jean-Luc Perès adoube les nouvelles technologies “au service d’une agriculture de plus en plus performante”.

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© TG

Mais si le GPS (Global Positioning System) et les liaisons tracteur/outils Bus Can (Controller Area Network) nous font pénétrer tout de go dans l’agriculture du 3ème millénaire, la conduite agronomique reste la clé de voute de toute réussite culturale.
L’agriculture est plurielle et le désherbage mécanique a besoin d’autant de précision que le désherbage chimique. Il en est de même pour les techniques alternatives comme le semis sous couvert ou bien encore le strip-till.  Raison supplémentaire pour le réseau TRAME/BCMA d’investir dans la formation de ses spécialistes terrain. C’est pourquoi une soixantaine de conseillers machinisme des réseaux Chambres d’Agriculture, CUMA (...) s’est retrouvée mi-octobre durant une semaine dans la Manche pour une biennale nationale des conseillers agroéquipemement co-organisée par la Chambre d’Agriculture de la Manche.Au menu de leurs travaux : une diversité de thématiques. “Aspects économiques du guidage par satellites. Strip till et semis sur couvert végétal : comment combiner et optimiser ces techniques et pratiques ?  Impact de l’organisation du travail sur l’efficacité des chantiers en zone d’élevage. Boîtiers électroniques : comment connaître et vérifier les compatibilités et les fonctions entre les différents outils et tracteurs ? Désherbage mécanique et guidage automatique. Comparaison des logistiques des épandages de fumier et digestats. Les diagnostics carburant sur l’exploitation. La formation Eco-conduite...” De nombreuses visites (sélectionnées par la Chambre d’Agriculture de la Manche) ont accompagné le travail en salle : le guidage par GPS en production légumière bio chez Thierry de Pierrepont, la ramassage des pommes à cidre avec une automotrice, la distribution de l’alimentation en CUMA par désileuse automotrice au Gaec Leclerc (lire ci-dessus)... Une mise à niveau des connaissances qui “nous permet d’accompagner l’agriculteur dans ses choix et d’optimiser ses conditions de travail”, insiste Jean Perès. Car à l’inverse du conseiller machinisme rattaché à une concession, le conseiller agroéquipement n’a pas vocation à défendre une couleur plus qu’une autre mais à valider un choix technologique puis à le calibrer pour répondre à une problématique précise. Il intervient donc bien en amont du vendeur en établissant un cahier des charges afin que l’agriculteur, ou le groupe d’agriculteurs, ne subisse pas la vente.
En aval et par le biais de la formation, il peut devenir acteur d’une meilleure prise en main des outils. “A quoi bon investir dans des engins hyper sophistiqués avec écran tactile multifonctions sic’est pour l’utiliser au quart de ses possibilités ?” Avant de s’équiper, il faut donc bien analyser ses besoins mais aussi sa capacité à maîtriser les hautes technologies.

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