L'Agriculteur Normand 13 juin 2017 à 08h00 | Par T.Guillemot

La crise laitière impacte l’activité de Littoral Normand

La crise laitière n’est pas sans conséquence sur les activités de Littoral Normand qui couvre les départements de la Manche, du Calvados, de l’Eure et de Seine-Maritime. 360 éleveurs en moins dont près de 200 ont arrêté le lait.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
«Notre volonté est de créer une Normandie Conseil Elevage forte pour l’élevage. C’est pour cela que le projet avec l’Orne semble naturel mais aussi fondamental pour l’agriculture de notre région. Rassembler 5 500 producteurs de lait et 700 producteurs de viande au sein d’une seule entreprise est important pour nous permettre de conserver et développer notre ingénierie sur notre territoire au service des adhérents».
«Notre volonté est de créer une Normandie Conseil Elevage forte pour l’élevage. C’est pour cela que le projet avec l’Orne semble naturel mais aussi fondamental pour l’agriculture de notre région. Rassembler 5 500 producteurs de lait et 700 producteurs de viande au sein d’une seule entreprise est important pour nous permettre de conserver et développer notre ingénierie sur notre territoire au service des adhérents». - © TG

«Beaucoup de nos collègues éleveurs ont lâché prise et arrêté la production. Nous avons ainsi perdu 360 éleveurs dont près de 200 ont arrêté la production laitière». Dans son rapport moral et d’orientation, Thierry Hulmer (président de Littoral Normand) ne s’est pas caché derrière son petit doigt. «Ce rythme de baisse de 9 %, nous ne l’avons jamais connu. C’est 2 à 3 fois plus que l’érosion naturelle due au renouvellement des générations». Le mieux attendu en 2016 s’est soldé par une année catastrophique et 2017 n’est guère plus rassurant. «Certes, les cours du beurre n’ont jamais été aussi hauts et ce produit souvent décrié est réhabilité tirant la demande à des prix record. Pendant ce temps-là, les stocks de 350 000 T de poudre de lait pèsent sur les cours et même si, au niveau européen, des mesures ont permis de réduire la production, l’embellie attendue au premier semestre ne s’est pas produite. Espérons que le second semestre permettra d’atteindre des cours au-dessus de 350 €/T, ce qui assurerait au moins l’équilibre de nos exploitations».

Mais 48 adhésions nouvelles
Mais loin de sombrer dans la sinistrose, Littoral Normand jalonne l’avenir. Et si la balance est négative, elle a enregistré 48 nouvelles adhésions en 2016 dont 27 réadhésions. «Nous avons accompagné les éleveurs dans cette période difficile avec professionnalisme, avec beaucoup d’écoute et de présence accrue dans les exploitations les plus fragiles. Néanmoins, la Normandie reste une zone laitière et nous pouvons  saluer les investissements réalisés par nos coopératives dans des outils de transformation pour conquérir des marchés exports», s’est félicité Thierry Hulmer.
Félicitation interne aussi avec la modernisation du contrôle de performances à travers le déploiement de la liste de pesée électronique et l’identification par des bagues pâturons. Parallèlement avec Mil’Klic, Littoral Normand est entré dans l’ère de la dématérialisation qui va jusqu’à la facturation. «Ces investissements permettent d’améliorer notre efficacité, de réduire la pénibilité du travail de nos collaborateurs et d’améliorer le retour des résultats aux éleveurs», pour finalité.

Une offre santé abondée
Avec ses 2 vétérinaires, l’entreprise a également développé son offre santé et déposé un PSE (Programme Sanitaire d’Elevage) validé depuis par l’administration. Littoral Normand dispose désormais d’une pharmacie vétérinaire qui a ouvert ses portes le 15 mars dernier. Parallèlement, l’offre «santé du pied» s’est développée avec  5 pédicures opérationnels sur son territoire. A noter également la participation de l’entreprise dans le programme «Génosanté» en relation avec le groupe Seenergi et la coopérative Evolution. Un programme qui permettra de sélectionner les animaux sur des critères santé comme l’acétonémie ou bien encore la santé du pied.

Thierry Hulmer : «la restructuration se fait à marche forcée et on atteint les 80 vaches par troupeau. Mais, travailler plus pour gagner moins, n’est pas durable pour l’avenir d’une filière.»
Thierry Hulmer : «la restructuration se fait à marche forcée et on atteint les 80 vaches par troupeau. Mais, travailler plus pour gagner moins, n’est pas durable pour l’avenir d’une filière.» - © TG


Collecte de données lait
- 3 734 élevages en CP (Contrôle de Performance) officiel,
- 132 élevages en CP non officiel,
- 61 % des producteurs laitiers (taux de pénétration),
- 300 296 vaches laitières
- 2 681 783 analyses/an,
- 2,2 jours de délai de mise à disposition des résultats des analyses,
- 67 % d’élevages en protocole A,
- 303 élevages en robot,
125 élevages équipés d’Oriaumate,
- 2 845 élevages équipés Cétodétect,
- 12 336 analyses Gestadétect.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Normand se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui