L'Agriculteur Normand 26 juin 2018 à 15h00 | Par T.Guillemot

Le binage s’automatise dans les ETA

En attendant « super robot » complètement autonome et infatigable, le binage en betteraves ou maïs s’automatise à coup de caméra ou de palpeur. Le chauffeur reste cependant encore la pièce maîtresse d’un chantier réussi.

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L’agriculteur, le chauffeur et l’entrepreneur. Un rendez-vous en bout de champ pour apprécier la qualité de travail et affiner si besoin les réglages. (© TG)  © TG  © TG  © TG  © TG  © TG  © TG  © TG

lll « Je fais partie d’un réseau Dephy avec pour objectif moins de phyto mais, l’an dernier, j’ai été confronté à un problème de ray-grass dans le maïs. J’ai donc testé le binage sur 10 ha et ça s’est avéré concluant ».  Sylvain Desgrange, agriculteur à Ardevon (50), a donc remis le couvert cette année. « Il faut deux jours sans pluie pour un bon effet désherbage par dessèchement de la plante mais le binage produit aussi un effet booster », insiste-t-il évoquant cet adage ancestral : « un sarclage vaut bien deux arrosages ».
Dernier atout mis en avant : l’effacement de l’effet sillon que le semis direct et les techniques simplifiées de travail du sol ont provoqué.

Une PRECICAM de chez CARRE
Aux commandes de l’ETA (Entreprise de Travaux Agricoles) qui a investi dans cette bineuse PRECICAM de chez CARRE, Christophe Gosse de Sartilly (50). « Ce type de technologie se développe dans le parc matériel des entrepreneurs parce que la demande des agriculteurs sur ce dossier est croissante. Limiter l’utilisation des produits phytosanitaires est dans l’air du temps et moi j’aime bien les travaux liés à l’environnement, » souligne Christophe Gosse qui assure également des prestations dans le déchet vert.
C’est donc à la demande de certains de ses clients qu’il s’est lancé mais il en a accroché depuis 4 nouveaux. L’entreprise se déplace dans un rayon de 50 km autour de son siège pour cette nouvelle activité pour des chantiers d’une vingtaine d’hectares minimum à cette distance. Alexis, un des chauffeurs de l’ETA Gosse, a pris la bête en mains il y a une quinzaine de jours. « Les débits de chantier sont très variables mais j’y vais doucement dans un premier temps : 13-14 km/h sachant que l’on peut monter à 20 km/h.»

Du subventionnable  pas subventionné
Ce type d’investissement est éligible aux fonds européens gérés par la Région « à hauteur de 15-20 % selon les cas » précise Alain Hierle, l’animateur d’EDT Normandie(1). Pourtant, Christophe Gosse n’a rien obtenu , mais il n’a rien demandé. La faute a des pas de temps qui n’arrivent pas à se conjuguer. « Les appels d’offres pour les ETA ne sont examinés qu’une fois par an, en juillet. Pour d’autres, c’est 2 ou 3 fois», regrette Alain Hierle qui admet que le système de subvention UE/Région fonctionne mais que son efficience pourrait être améliorée... Un message lancé à Clotilde Eudier, en charge du dossier à la Région.

(1) : EDT Normande Maison des Entreprises
50600 Saint Hilaire du Harcouët - Tél. 02 33 79 33 72 Email : contact@edtnormandie.com

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