Aller au contenu principal

Le GDS et les chasseurs restent vigilants

Aucun cas de peste porcine africaine n'a été recensé en France. Pour autant, le GDS de la Manche tout comme la Fédération des chasseurs et le monde agricole restent très vigilants après la découverte de sangliers infectés en Belgique. Une convention a été signée début septembre pour s'informer et passer des messages auprès des adhérents.

Hervé Marie, président du GDS de la Manche et Gérard Bamas, ont signé une convention en présence du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, et François Rihouet, président des JA de la Manche. DR
Hervé Marie, président du GDS de la Manche et Gérard Bamas, ont signé une convention en présence du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, et François Rihouet, président des JA de la Manche. DR
© SB

llll C'est à Saint-Sauveur-le-Vicomte, sur le terrain du Festival de la terre et de la ruralité organisé par les Jeunes agriculteurs de la Manche, que le GDS de la Manche, présidé par Hervé Marie et la Fédération des chasseurs, conduite par Gérard Bamas, ont signé une convention de partenariat, d'échange d'informations et de connaissances sanitaires sur la peste porcine africaine, en présence du ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert. L'occasion de lui montrer « le climat de confiance qui existe, dans la Manche, entre le monde agricole et le monde cynégétique », précise Gérard Bamas.

Pas transmissible à l'homme
Cette signature est intervenue alors que la PPA était en Pologne. Depuis, elle est arrivée aux portes de l'hexagone. Pour autant, les acteurs de cette convention se voulaient précurseurs en termes d'actions et de réactions sur le terrain, à quelques semaines de l'ouverture de la chasse, et aussi sur un département où la filière porcine est importante. « La PPA ne touche pas la santé humaine », prévient Hervé Marie. Mais c'est totalement destructeur pour l'espèce porcine », poursuit-il. La PPA est une maladie virale affectant les suidés sauvages et domestiques (porcs et sangliers), chez lesquels elle entraîne de fortes mortalités, et constitue donc une menace majeure pour les élevages de porcs. Elle est non transmissible à l'homme, mais pouvant être transportée de façon vectorielle (chiens, véhicules, personnes, etc.).

Vigilance auprès de l'élevage porcin
La contamination est arrivée d'Afrique il y a plusieurs années. Mais des contaminations sérieuses arrivent désormais dans le nord de l'Europe, notamment de la Pologne. « On a des flux réguliers entre la France et la Pologne », constate Hervé Marie. Toute contamination d'un pays à l'autre se fait par les déchets alimentaires. La crainte est donc réelle, surtout envers la production porcine. « Il faut être vigilant auprès d'élevage porcin hors sol pour que les clôtures soient clairement conformes afin d'éviter toute contamination entre animaux sauvages et animaux domestiques », note le président du GDS. Mais ce n'est pas le seul élevage ciblé. « Il y a aussi tous les élevages de porcs sur paille puisque le virus de la PPA vit naturellement plus de 4 semaines dans la nature. Si des animaux contaminés vont se frotter aux balles de paille dans les champs, et que ces balles de paille sont amenées dans les élevages, on va contaminer », alerte Hervé Marie. Alors, « on conseille aux éleveurs d'avoir un stock de paille d'au moins cinq semaines avant utilisation pour être sûr de ne plus
avoir le virus dans la paille », complète-t-il.

« On ne ramène pas le virus »
La convention signée face à Stéphane Travert a pour but « de s'informer mutuellement de ce qui se passe chez nous et de passer des messages auprès de nos publics respectifs », indique Hervé Marie. « On travaille très souvent ensemble, mais c'est la première fois qu'on formalise cette collaboration via une convention. C'est une maladie qui peut avoir de graves conséquences. Nous en sommes conscients », ajoute Gérard Bamas.
Les chasseurs comptabiliseront les animaux morts en forêt. « Si ce sont des animaux suspects, ils seront prélevés et analysés. La vigilance est de rigueur, surtout pour les chasseurs qui se déplacent à l'étranger », souligne le président de la Fédération départementale de la chasse. « Il vaut mieux laisser les bottes sur place plutôt que de ramener le virus », poursuit Hervé Marie.
Cette convention traduit l'intérêt que portent les chasseurs sur la veille sanitaire. C'est le cas pour la PPA et pour plusieurs maladies.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

À quelques jours du match, Florian Lemasson était enthousiaste à l'idée de disputer ce tournoi très attendu. Parmi les 450 adhérents de la Coopérative, ils sont nombreux à l'avoir soutenu.
Florian Lemasson, du champ de lin au stade de foot
Florian Lemasson, responsable cultures et semences à la Coopérative linière du nord de Caen, dans le Calvados, s'est illustré…
Quentin a acheté un tracteur Valtra d'occasion en Eure-et-Loir afin de regagner en indépendance vis-à-vis des tâches à effectuer sur la ferme.
Quand l'entraide et la solidarité relèvent une ferme dans le Calvados
Après cinq ans et demi à travailler en tant qu'animateur radio, Quentin Enée, 28 ans, a mis sa vie entre parenthèses pour…
Florian Lemasson (à droite) est technicien cultures à la Coopérative linière du nord de Caen. Il est intervenu à la réunion hivernale de l'AGPL en décembre 2025.
Un agriculteur dans le stade
Florian Lemasson, technicien cultures dans le Calvados, jouera mardi 13 janvier 2025 contre... L'Olympique de Marseille (OM) lors…
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray se sont réunis à Saint-Georges-des-Groseillers contre l'accord du Mercosur  signé samedi 17 janvier 2026.
[EN IMAGES] Dans l'Orne, les JA unis contre l'accord UE-Mercosur
Les JA des cantons de Flers, Messei, Briouze, Athis et Tinchebray dans l'Orne, se sont mobilisés à Saint-Georges-des-Groseillers…
La foule agricole est nombreuse, mardi 20 janvier, à Strasbourg (Alsace). Près de 1 000 tracteurs et environ 4 000 manifestants sont là.
[EN IMAGES] Manifestation à Strasbourg : "Il n'est pas question de renoncer"
Après Bruxelles, le Pont de Normandie, l'Assemblée nationale et bien d'autres lieux de France, les agriculteurs manifestent à…
À Domjean, l'agriculteur a pu remettre sur route les automobilistes.
[EN IMAGES] Les agriculteurs prêtent main-forte aux laitiers et automobilistes
Le 5 janvier, la neige a semé la pagaille dans la Manche. Elle a rendu les routes parfois impraticables dans la Manche. Les…
Publicité