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Le lait de jument : du petit-lait pour Hervé Morin

Hervé Morin, président de la Normandie, a apporté son soutien politique à l’exploitation Chevalait, jeudi 26 avril. La visite rentre dans le cadre du plan de sauvegarde des races normandes. En l’occurrence, des Percherons. Les éleveurs souhaitent créer une filière lait de jument normande.

De gauche à droite : Etienne Decayeux (exploitant agricole), Bertrand Deniaud (vice-président de la Région), Laurent Marting (conseiller régional) et Hervé Morin(président de la Région Normandie).  
Biernacki / Région Normandie
De gauche à droite : Etienne Decayeux (exploitant agricole), Bertrand Deniaud (vice-président de la Région), Laurent Marting (conseiller régional) et Hervé Morin(président de la Région Normandie).
Biernacki / Région Normandie
© Biernacki / Région Normandie

lll Étienne et Julie Decayeux élèvent 200 chevaux : juments, poulains et étalons, Percherons et Traits du Nord. Le couple a développé une activité de traite d’une centaine de juments, trois fois par jour. La production annuelle atteint 70 000 l de lait bio. Le lait est transformé et commercialisé en produits cosmétiques et alimentaires, sous forme de lait frais ou de poudre. On le trouve dans des magasins tels que Bioocop, Naturéo, La Vie Claire ou Grand frais.
Le concept plaît et fonctionne :
l’exploitation ornaise emploie désormais dix personnes. Et elle contribue à la sauvegarde des Percherons, race considérée en voie d’extinction en Normandie. Dans le cadre du plan d’aide de la Région pour la sauvegarde des races normandes, Hervé Morin, président de la Normandie, a apporté son soutien à l’exploitation, jeudi 26 avril. Et plus spécifiquement au combat en cours du couple.
Depuis trois ans, Julie et Etienne Decayeux cherchent à faire reconnaître « le lait de jument comme ingrédient pour le lait infantile. Il est le premier lait que l’Homme a consommé, il y a plus de 4 000 ans », argumente Julie Decayeux. Les éleveurs financent une thèse pour soutenir les bienfaits de leur produit en nutrition infantile. Hervé Morin devrait plaider leur cause auprès du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, « dans le but d’obtenir une autorisation de mise sur le marché par l’agence européenne de la santé, poursuit Julie Decayeux. Nous sommes tous seuls et tout petits.» Alors un soutien politique est le bienvenu.
Le 20 juin, Julie Decayeux se rend à Bruxelles avec le Conseil des chevaux pour défendre son dossier. « Si le lait de jument est reconnu comme ingrédient infantile, une filière lait de jument normande pourrait voir le jour. Une vingtaine de fermes comme la nôtre pourraient exister en Normandie. Elles créeraient 200 emplois. Et élèveraient 2 000 chevaux. » De quoi contribuer à la sauvegarde de la race.

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