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Le traitement de semences fermières accélère

Si la moisson 2016 est mauvaise, la faculté germinative des graines est préservée. La SCS Hoste s’attaque à cette nouvelle saison de traitement de semence à la ferme avec une nouvelle machine. Au fil des ans, les équipements se sont allégés. Mais, leur rendement et leur efficacité progressent.

© VM

llll Joël Langlois trie et traite des semences fermières depuis 30 ans. Chaque année, la saison s’étend de mi-août à mi-octobre. Salarié de la SCS Hoste, l’homme a découvert son nouvel outil de travail au mois d’août. Au fil des années, il a vu le gabarit des équipements se réduire quand leur capacité progressait. « Depuis mes débuts, je pense qu’on a quadruplé le débit des machines ».  La SCS Hoste dispose désormais d’un ensemble autoporté, de 6 roues. Le véhicule se conduit avec un permis E. Ce choix permet de transporter une machine de plusieurs tonnes et de s’affranchir des contraintes d’un poids lourd, notamment le passage aux mines. « On rentre aussi facilement dans toutes les cours de ferme. Deux tiers de nos clients sont des éleveurs », souligne Joël Langlois. Le chantier moyen est d’environ 50 quintaux.


Un premier système d’aspiration avant le tri

En renouvelant l’une de ses trois machines, la SCS Hoste poursuit deux principaux objectifs : faire encore progresser la qualité du travail et améliorer le débit du chantier. Un  système d’aspiration réalise une première filtration avant même l’entrée des graines dans le trieur. Ce système limite les pailles et les impuretés légères. « On retire ainsi 20 % des déchets avant le trieur », souligne Olivier Hoste.


Trémie d’attente : la station ne s’arrête jamais

Pour être plus rapide et plus productif, le changement de grille est revu et s’avère plus simple. De plus, la station s’est automatisée. Finis les interrupteurs et autres robinets, tous les réglages sont effectués grâce à une tablette tactile. Les gestions des pompes et de la vitesse de rotation sont ajustées du bout du doigt. Cependant, le principal gain de temps est réalisé lors de l’approvisionnement de la machine. Grâce à une trémie d’attente de 1 m3  qui offre une autonomie de 10 minutes, la station ne s’arrête plus. Ce volume d’attente laisse le temps à l’agriculteur pour aller chercher un autre big-bag. Résultat, la machine ne s’arrête pas. « Comme pour une moissonneuse-batteuse, le trieur doit être constamment en charge. Quand il n’y a pas de coupure, le résultat se révèle beaucoup plus homogène  » explique Joël Langlois. Le gain de productivité  est donc ici au service de la qualité.  La machine affiche une capacité de 10 tonnes par heure. « Nous espérons que le débit de chantier progressera de 30 %, afin de faire gagner du temps à nos clients », estime Olivier Hoste. Son objectif avoué : traiter 300 quintaux de semences fermières par jour.


Poids de 1000 grains pour chaque lot

Le service offert à l’agriculteur, lui, ne change pas. Pour chaque lot, le poids de 1000 grains est calculé. Il est mentionné sur le big-bag avec le nom du traitement. « Avec la semence fermière, un agriculteur peut économiser jusqu’à 50 % sur le poste semence », rappelle Olivier Hoste. Le chiffre est à comparer avec l’achat de semences certifiées.

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