L'Agriculteur Normand 26 avril 2016 à 08h00 | Par X. Berhault-Directeur Ede Normandie-Pour les services Identification de Normandie

Les effectifs bovins stables en 2015 en Normandie

Le nombre de bovins présents dans les élevages normands varie très peu sur un an (- 0,1 %), l’amorce de réduction des effectifs observée en septembre 2015 ne s’est donc pas accentuée au dernier trimestre.

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- © EdE-IPG Traitement : PEP

Réduction structurelle du nombre d’élevages

On compte 21 240 élevages avec une activité bovine en Normandie fin 2015. Ce nombre d’élevages se réduit structurellement de 2 à 3 % par an en moyenne. En 2015, la baisse de 2,6 %, semblable à celle des années précédentes, ne traduit pas à ce jour de hausse éventuelle des arrêts d’activité. L’exploitation normande moyenne compte 113 bovins en hausse de 3,1 % sur un an. Les 2 300 élevages comptant de plus de 250 bovins fin 2015 représentent 12 % du total, une part en progression régulière (graphique 1).

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Maintien des effectifs

La Normandie comptait 2 232 000 bovins au 31/12/15. La baisse observée à partir du mois d’aout 2015 reste très limitée en fin de l’année : - 1 580 bovins par rapport au 31/12/14.Les évolutions sont contrastées : la baisse des mâles est forte (- 2,9 %), particulièrement pour les mâles laitiers, tandis que les femelles sont en hausse (+ 0,8 %). Cela correspond en partie à une baisse de la part de mâles dans les naissances du fait de l’utilisation des semences sexées en Prim’Holstein notamment mais aussi aux mises en place en baisse dans les ateliers taurillons.En femelles seules les vaches laitières (- 1 %) et les génisses viande de plus de 2 ans (- 2 %) montrent une évolution en contraste avec le maintien global de toutes les autres catégories de femelles. Cela peut correspondre à une certaine décapitalisation en allaitant, sans que le troupeau de vaches mères ne ralentisse cependant sa croissance (+ 5 000 têtes sur un an).On dénombre 571 900 vaches laitières et 255 600 vaches allaitantes et croisées  au 31/12/2015. En lait les Prim’Holstein représentent 64 % des vaches, et les Normandes 34%. En allaitant les Charolaises représentent plus de 50 % des vaches (graphique 2).

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Un engraissement perturbé

L’activité d’engraissement de taurillons, traditionnelle en Normandie, notamment dans les élevages laitiers, a reculé en 2015 : la production nette (152 000 taurillons dont 96 700 viande et croisés) est en baisse de - 1,9 %.La réduction forte du volume de broutards achetés est le principal responsable de cette évolution. On passe d’un solde net (entrées - sorties) de 10 200 broutards « importés » en Normandie en 2014 à un solde de 900 broutards « exportés » en 2015. Les mesures sanitaires en lien avec la FCO dans le Centre de la France et des prix moins porteurs ont fortement perturbé cette production sur la seconde moitié de 2015. La reprise des mises en place à partir de novembre n’a compensé que très partiellement les perturbations de circulation liées à la FCO (graphique 3).La production nette de bœufs (66 000 têtes en 2015) est en hausse de 2,9 % ; les ventes notamment de bœufs laitiers poursuivent leur nette augmentation (+ 4,2 %). Cette production en déclin ces dernières années semble en effet reprendre depuis 2014.La Normandie a produit près de 70 000 veaux de boucherie en 2015 mais cette production est en nette baisse depuis 2011 (- 11 700 têtes en 5 ans).Les sorties de vaches de réforme laitières sont globalement en hausse sur l’année (+ 4,8 %) mais ces sorties se ralentissent en fin de période ( 2,0 % sur le dernier trimestre). En viande on observe une tendance inverse aux réformes laitières : les sorties de vaches de réforme sont en baisse sur l’année (- 1,6 %) mais les ventes ont augmenté sur le second semestre mettant fin à une période de rétention nette des animaux, notamment en lien avec les incertitudes de la PAC sur les aides aux bovins allaitants (graphique 4).

Internet

Retrouvez l’observatoire trimestriel bovin sur :http://www.chambre-agriculture-normandie.fr /observatoire-bovin-normand/

Création de l’EdEN

Dans le cadre de leurs projets de mutualisation, les Chambres d’agriculture de Normandie ont choisi de regrouper leurs Etablissements de l’Elevage au 1er janvier 2016. Officiellement agréé le 10 février 2016, l’EdE de Normandie a pour mission la gestion de l’identification des bovins, ovins, caprins, porcins et poules pondeuses et la certification des parentés bovines sur tout le territoire normand.La maîtrise d’œuvre de ces missions reste déléguée aux services en place : les associations d’identification de la Manche, du Calvados et de Haute-Normandie et la Chambre d'agriculture de l'Orne, avec le projet de créer une unique structure régionale de gestion de l’identification des animaux. Dans un contexte de réduction du nombre d’élevages et de besoin de rationalisation des charges, les Chambres d’agriculture souhaitent structurer régionalement les services Identification pour maintenir la qualité, l’innovation et la continuité des services proposés aux éleveurs en en maîtrisant les coûts.

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