L'Agriculteur Normand 24 juin 2013 à 00h00 | Par Christian SAVARY CA 50

Machinisme - Matériels pour affourrager en “vert”

L’affourragement en vert connaît un regain d’intérêt dans les régions d’élevage. D’une part, l’agrandissement des exploitations et le développement des robots de traite contribuent à réduire les surfaces accessibles au pâturage. D’autre part, la valorisation des couverts végétaux et la recherche d’économies sur les concentrés azotés motivent les éleveurs. Enfin, l’offre de matériels s’est étoffée avec des gammes de remorques autochargeuses plus performantes.

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 (© CA 50)

Combien ça coûte ?

L’investissement dans un équipement pour l’affourragement en vert va générer des charges fixes annuelles (amortissement, frais financiers), auxquelles il faudra ajouter des frais de fonctionnement  proportionnels à l’utilisation annuelle (entretien, GNR, coût de traction). Il convient également de tenir compte de l’utilisation annexe du matériel, comme la distributrice qui peut servir à la distribution des fourrages, ou la faucheuse et l’autochargeuse qui sont susceptibles d’être valorisées sur d’autres surfaces. En clair, il est nécessaire d’individualiser les calculs en fonction de chaque exploitation.Exemple n°1 pour 45 VL et 360 000 l de laitEnsileuse à fléaux neuve (6 500 €) et remorque distributrice neuve 12 m3 (12 000 €), utilisée à 50 % pour l’affourragement vert. Tracteur 75 ch (12.1 €/h) utilisé 45 min/jour pendant 200 jours.
Exemple n°2 pour 70 VL   et 560 000 l de laitRemorque autochargeuse avec faucheuse intégrée neuve de 25 m3 (30 000 €). Tracteur 100 ch (16 €/h) utilisé 45 min/jour pendant 200 jours.Ces deux exemples (tableau) montrent que la charge annuelle est loin d’être négligeable : pour limiter le coût, il faut réfléchir également au matériel d’occasion, à la copropriété ou à un achat en CUMA, en particulier pour des exploitations proches.Pour rentabiliser ces équipements, il est nécessaire de poursuivre la réflexion sur les gains permis par les économies de concentrés azotés et l’évolution de la ration (part maïs/herbe, valorisation dérobées, évolution des stocks de fourrages conservés…). Il y a également des gains, souvent avancés par les utilisateurs, plus difficiles à chiffrer : Meilleure santé du troupeau, amélioration des rotations, appétence du fourrage frais…Il ne faut pas non plus négliger, le travail d’astreinte avec un supplément quotidien  proche d’une heure par jour, en moyenne.

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