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Mailler pour faire gagner les agriculteurs

Récolter est une activité majeure pour les agriculteurs. Pour garantir la rapidité et la qualité du service, la sécurité face à la météo, des prix de produits intéressants et des coûts défiant toute concurrence, les cuma s’organisent. Elles pratiquent le maillage et se dotent d’un outil pour développer les échanges entre cuma pour un meilleur service aux adhérents.

© FD CUMA

Mailler, c’est établir des relations entre cuma, parfois situées dans des départements très éloignés, pour optimiser l’utilisation des matériels et de la main d’œuvre. Objectifs : proposer un rapport service – prix défiant toute concurrence.
Antoine Vivien, président du comité Calvados de la fédération des cuma de Basse Normandie constate : « Le département du Calvados offre des zones de production très variées qui permettent de grandes amplitudes de récolte. Au moment des moissons, pour une même culture, ces amplitudes peuvent représenter  de 15 jours à 3 semaines d'écart entre les terres légères de Falaise, Saint-Pierre-sur-Dives, et les terres profondes et tempérées du bord de mer. Certaines cuma profitent déjà de ces opportunités pour optimiser leur parc machine ». Mais les collaborations inter-cuma ne s’arrêtent pas au local. Des partenariats se nouent entre départements. La cuma de Montjoie dans le sud Manche et la cuma de l’Europe en Mayenne, distantes de 100 kilomètres, échangent chacune une de leurs moissonneuses depuis 4 ans pour une centaine d’hectares. La cuma mayennaise est la première à moissonner avec le renfort de la moissonneuse de la Manche et vice versa en fin de saison. Il n’y a pas de mouvement d’argent. L’échange se fait seulement sur les surfaces moissonnées, et le gros avantage, c’est qu’en période de pointe, chacune bénéficie d’une machine supplémentaire.
Antoine Vivien précise : « des cuma normandes ont tissé des partenariats avec la Sarthe, l'Ille-et-Vilaine, mais nous pourrions aller encore plus loin. Nous avons besoin
d'un outil qui permette de rassembler les besoins ou les propositions de machines des cuma voire même qui soit une plate-forme simple qui grâce à la curiosité des adhérents permette d’alimenter les réflexions dans les groupes ».  Ce nouvel outil existe désormais. Il s’appelle cumalink et il sera lancé au salon aux champs à Lisieux. « Grâce aux fonctionnalités de cet outil web, nous attendons l'émergence d'autres grands projets d’Intercuma ». Cet outil sera aussi utile pour nouer des partenariats locaux entre cuma voisines.

Les charges de méca gagnent à être connues
Elles représentent 40 % des charges de structures en moyenne sur les exploitations : les charges de mécanisation pèsent lourd et elles n’arrêtent pas d’augmenter. Pourtant elles sont mal connues des agriculteurs. Pour eux, elles se résument le plus souvent aux annuités des emprunts liés aux matériels. C’est sans compter la perte de valeur des machines, l’entretien et la réparation, l’assurance, le carburant, et bien sûr le temps passé à la conduite.  La traction est le poste le plus concerné puisqu’il représente facilement la moitié des charges de mécanisation.
Faire face aux aléas de la météo, travailler vite et quand on veut, voire payer moins d’impôts, le suréquipement individuel a ses raisons. Mais à quel prix ?
Calculez votre niveau optimal de charges de mécanisation en ligne grâce à Mécaflash et comparez à vos charges actuelles. Les fédérations de cuma de l’Ouest se sont appuyées sur toutes leurs références des matériels et des chantiers pour vous proposer cette application gratuite.
En ligne sur le site des cuma : www.ouest.cuma .fr
Au salon au Village des cuma

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