L'Agriculteur Normand 21 septembre 2011 à 09h45 | Par e.charon

Maîtres Laitiers du Cotentin - La prudence en ligne de mire

Satisfecit teinté de prudence pour Christophe Levavasseur et Jean-François Fortin, président et directeur des Maîtres Laitiers du Cotentin. Satisfecit dû à une meilleure conjoncture pour les producteurs sur la campagne 2010/2011 par rapport à 2009, mais aux MLC, on invite à la prudence sur les investissements de cette année et l'après 2015. A l'occasion de l'assemblée générale se déroulant mardi, les deux dirigeants ont souligné« nous avons joué à fond notre rôle de coopérative en soutenant nos adhérents lors de la crise, notamment en amortissant la baisse de prix à hauteur de 40% ». Pour la dernière campagne, le complément de prix se situe 24,44 euros/1000 l conduisant à un prix final moyen de 362,64 euros. Soit une moyenne de + 20 euros aux 1000 litres par rapport aux autres entreprises normandes et bretonnes.

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Christophe Levavasseur (au centre), Jean-François Fortin, président et directeur des MLC, accompagné de Jacques Prudent en charge de la filiale « France-Frais ».
Christophe Levavasseur (au centre), Jean-François Fortin, président et directeur des MLC, accompagné de Jacques Prudent en charge de la filiale « France-Frais ». - © ec
Sur 2011/2012, Christophe Levavasseur ne le cache pas, « la gestion de la coopérative devrait être plus difficile. Nous avons effectué des investissements importants ces dernières années. Le conseil d’administration étudie deux pistes de développement : le séchage et le beurre-crème « AOC ». Jean-François Fortin évoque une certaine prudence à observer pour les producteurs. « Je voudrais surtout que nos adhérents apprécient les vertus de notre coopérative. Nous payons en moyenne 20 euros de plus aux 1000 litres par rapport aux autres entreprises de Normandie et de Bretagne. En seulement deux ans, les MLC ont versé entre 15 et 17 millions d’euros de compléments de prix. Reste que le prix élevé du lait aujourd’hui risque de ne plus être le même dans quelques années. Il serait donc logique que les exploitants provisionnent pour les années à venir ». Même écho de la part de C. Levavasseur, « en 2015, l’Europe ne pourra absorber plus de lait qu’en 2011. Il faudra trouver des débouchés pour les excédents sur des pays émergents ». MLC a cependant un sacré atout dans sa manche, sa filiale de distribution France Frais. Celle-ci fait passe encore le milliard en chiffre d’affaires, mais, conjoncture une fois de plus oblige, avec moins de résultat net.

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