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Neuf agriculteurs se forment aux gestes de premiers secours

Pendant deux jours, les Jeunes agriculteurs de l'Orne volontaires ont été formés par Samuel Leraitre, formateur chez les sapeurs-pompiers, aux premiers gestes de secours.

© SB

Le monde agricole n'est pas épargné par les risques encourus avec les animaux ou l'utilisation du matériel, ou bien encore avec les feux de bâtiments, de fourrage... Face à ce constat, à l'initiative des JA de l'Orne, neuf agriculteurs se sont familiarisés avec les gestes de premier secours les 17 et 18 mars derniers. Et pour être dans le cadre professionnel, ils étaient reçus chez une agricultrice, elle-même sapeur-pompier, Carole  Guérin de Rânes. “Sur une exploitation, ou dans la vie de tous les jours, un agriculteur peut être amené à secourir une victime en situation de détresse. C'est pour cela que nous avons voulu organiser à nouveau une formation de sauveteur secouriste du travail” explique Clémence Vincent, animatrice des JA de l'Orne. Nombreux sont ceux qui accueillent des stagiaires, salariés, visiteurs, amis, voisins... Connaître les bons gestes pour sauver la personne tout en ne se mettant pas en danger, est un plus.

Au plus près de la réalité
Pendant 12 h, sur deux jours, les agriculteurs venus de l'ensemble du département de l'Orne, ont à la fois écouté le formateur, et ont été mis en situation le dernier après-midi “pour être au plus près de la réalité” explique Samuel Leraitre. Bien entendu, la formation est adaptée aux stagiaires, en fonction des risques encourus par rapport à leur activité. Dans le cadre d'un exercice, un des stagiaires s'était coupé avec une tronçonneuse. Un agriculteur a donc été amené à faire les premiers gestes, et appeler les pompiers. “Il s'agit de leur apprendre à structurer le message d'alerte, d'appeler le plus rapidement pour réduire le délai d'intervention des pompiers” explique le formateur. Massage cardiaque, chute, brûlure, étouffement, blessure, intoxication... ont été évoqués afin que les agriculteurs puissent mieux réagir.
A l'automne, des formations
SST seront organisées sur
les cantons. Renseignements au 02.33.31.48.39.

Une gestion à la carte
L'Union départementale des sapeurs-pompiers a défini un partenariat avec les JA de l'Orne depuis plusieurs années. “Nous les suivons dans leurs différentes manifestations” souligne le capitaine Alain Bac, chargé de mission volontariat au SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) de l'Orne. S'il s'est déplacé le 18 mars dernier, c'est pour sensibiliser les jeunes agriculteurs et pourquoi pas en recruter. “Devenir sapeur-pompier est compatible avec votre activité” assure-t-il. Il suffit d'indiquer ses disponibilités pour intervenir en cas de besoin, et ainsi donner du temps à la carte. “Chez nous, les sapeurs-pompiers volontaires viennent de tous les horizons professionnels. C'est avant tout un engagement citoyen et non militaire” insiste-t-il. Si des conventions sont mises en place avec les entreprises, une réflexion est en cours avec le monde agricole pour permettre aux agriculteurs notamment de se former, en faisant appel au service de remplacement. 
Recruter reste une priorité pour pouvoir maintenir les centres de secours de proximité, et préserver le maillage du département. Les sapeurs-pompiers deviennent des gens de l'urgence. “Plus de 80 % de nos interventions sont des secours à personnes” souligne Alain Bac.
Régulièrement, il intervient pour faire connaître le monde des sapeurs-pompiers et surtout leur donner l'envie de s'engager.

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