L'Agriculteur Normand 01 décembre 2015 à 08h00 | Par T.Guillemot

Patrick Dechaufour : “des paroles aux actes”

La parole au président du CSOB (Syndicat Betteravier du Calvados - Sarthe et Orne).

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- © CSOB

“ Depuis l’annonce de la fin des quotas “sucre” pour 2017 et de la fin du prix minimum de la betterave, les acteurs de la filière betterave-sucre sont entrés en phase de
réflexion sur les nouvelles modalités à mettre en place pour régir les relations entre les planteurs et les fabricants ; avec mise en application pour les semis de betterave dès 2017. A ce jour, on peut dire que ces discussions sont en standby avec des fabricants de sucre très prudents et sans être véritablement force de proposition ; nous leur rappelons pourtant qu’il est urgent d’avancer car nous souhaitons pouvoir présenter aux planteurs pour juin 2016, les modalités contractuelles et interprofessionnelles retenues pour les semis 2017 ; afin que les planteurs puissent définir leur assolement betterave en toute connaissance de cause. Nous rappelons que le dialogue interprofessionnel a fait la force de notre filière, sachons le préserver. Dans notre filière sucre, nous avons un avenir commun et nous partageons les mêmes objectifs avec les fabricants. Nous avons, depuis la réforme de 2006, une pratique du partage de la valeur ajoutée… qui a fait ses preuves…pourquoi la remettre en cause ? Demain, la volatilité plus grande des prix nous fera encourir des risques, et c’est donc de ce partage des risques qu’il faut traiter dans notre Accord interprofessionnel et dans le contrat type. La relation de confiance, qui ne se décrète pas mais se construit, sera
assise sur un code de bonne conduite à respecter, autant pour nous, planteurs, que pour les fabricants. Sachons mettre en place des outils de gestion pour saisir des opportunités de marché quand ce sera possible ; sachons être créatifs ! Nous réussirons à relever le défi de la compétitivité que si nous jouons collectif avec tous les planteurs et notre fabricant. Augmenter la production dès 2017, les planteurs de Cagny sont prêts à y répondre à condition que nous travaillions en confiance et en toute transparence avec notre fabricant sur la construction des contrats et le partage des risques dans la rémunération du prix de la
betterave et du sucre. Le challenge de la compétitivité est important, nous avons des ambitions pour notre filière ; mais pour cela il est indispensable que notre fabricant sache également prendre des engagements vis-à-vis des planteurs. La communication externe de notre fabricant ne doit pas se limiter à des mots, à de belles déclarations d’intention, il est temps de développer de réelles relations de partenariat Planteurs / Fabricant  sur une base gagnant / gagnant sur l’ensemble des dossiers locaux et nationaux. Pour conclure sur l’actualité et en pleine semaine sur la conférence sur le climat (COP21), l’agriculture en général et la production de betterave à sucre précisément sont des atouts majeurs, celles d’être des solutions au problème climatique : en faisant évoluer les pratiques culturales, non seulement elles ont la capacité de stocker du carbone dans les sols, mais dans le même temps, ce stockage améliore la fertilité de ceux-ci, donc contribue à la sécurité alimentaire de la population mondiale”.

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