L'Agriculteur Normand 03 février 2010 à 08h19 | Par T.Guillemot

Plate-forme d’essais Agrial - Les couverts se découvrent

AGRIAL organise mardi 9 février, à Ouilly-le-Tesson (14) à partir de 14 h, une journée “couverts végétaux”.

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Sur les parcelles de Bruno Soënen (Ouilly-le-Tesson) et grâce aux prêts de matériels de plusieurs agriculteurs (MM. Sébire, Hoflack et Heurtin), différentes techniques de destructions mécaniques des couverts ont été testées.Rendez-vous mardi à partir de 14 h pour en connaître tous les résultats.
Sur les parcelles de Bruno Soënen (Ouilly-le-Tesson) et grâce aux prêts de matériels de plusieurs agriculteurs (MM. Sébire, Hoflack et Heurtin), différentes techniques de destructions mécaniques des couverts ont été testées.Rendez-vous mardi à partir de 14 h pour en connaître tous les résultats. - © DR

Les couverts végétaux, personne n’est contre et surtout pas Bruno Soënen, céréaliculteur à Ouilly-le-Tesson près de Potigny (14). Leurs intérêts environnementaux ne font pas de doute et la protection de l’environnement, Agrial en a fait un de ses chevaux de bataille. Avec la directive nitrate et dans la perspective du plan “Ecophyto 2018”, la coopérative mène depuis plusieurs années l’enquête ou plutôt expérimente une dizaine d’espèces différentes (seules ou en mélange).

Plate-forme ouverte
Mardi  9 février, ce sera chez Bruno Soënen journée plate-forme ouverte. Tout d’abord en matinée. On accueillera les représentants de l’administration auxquels on posera sans nul doute la question : “pourquoi dans le Calvados faut-il attendre le 15 décembre pour détruire les CIPAN(1) alors que la date a été fixée au 15 novembre dans l’Orne ou bien de 8 semaines à 65 jours après semis dans un bon nombre de départements français ?” Une énigme effectivement que cette date toute théorique sur un calendrier. “Les couverts végétaux ont accompli leur boulot de piège à nitrate deux mois après le semis”, confirment les agronomes d’Agrial. “Fixer une date de destruction n’a pas de sens. C’est en terme de délai entre le semis et la destruction du couvert qu’il faut raisonner, insiste Bruno Soënen. J’ai aussi l’impression que l’administration oublie que nous travaillons en fonction des conditions climatiques”. Effectivement, même si les conditions de portance sont bonnes le 14 décembre, impossible d’intervenir dans les parcelles. A partir du 15 et après, oui au risque de matraquer le sol. Les fenêtres de tir sont pourtant plus probables fin d’automne que début hiver. Voilà comment des mesures censées agir en faveur de la protection de l’environnement peuvent s’avérer contre-productives, estiment bon nombre d’agriculteurs et spécialistes en agronomie.

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Destructions mécanique et chimique
Après ce volet administratif matinal, tous les agriculteurs sont invités à partir de 14 h à venir découvrir cette plate-forme. Au programme : “intérêts agronomiques des couverts végétaux avec la participation de la la société Jouffray-Drillaud. Itinéraires de destruction (roulage, déchaumage, destruction chimique pour les TCistes) avec présentation des matériels. Point réglementation (nouvelle directive nitrates et ses applications concernant les couverts végétaux”, commente Frédéric Cardon, technicien chez Agrial
(1) Culture Intermédiaire Piège A Nitrate.

Ecophyto : le monde des grandes cultures inquiet du maintien des performances de l'agriculture
• Dans des communiqués de réaction à la présentation de l'étude “Ecophyto R et D” publiée par l'Inra, les producteurs de grandes cultures (Orama) de même que les industriels de la protection des plantes (UIPP) s'inquiètent du maintien de la performance de l'agriculture française. Selon Orama, “il apparaît qu'en quasi-totalité, les scénarios de réduction étudiés aboutissent à une diminution de la production. Or, même limitée - à 6 % par exemple, dans l'hypothèse intermédiaire de 30 % de réduction des pesticides - une régression des récoltes françaises serait contraire à l'objectif de produire plus assigné à l'agriculture par les Pouvoirs publics conjointement à celui de produire mieux”. Pour sa part, l'UIPP propose de prendre rendez-vous en 2014 “pour faire un point intermédiaire avant 2018 et étudier les conséquences (du plan écophyto) sur la qualité des récoltes, les revenus agricoles et les prix des denrées. Il est en effet indispensable, ajoute l'UIPP, de s'assurer que cet objectif chiffré reste compatible avec la performance économique de la ferme France”. Par ailleurs, l'Union de la protection des plantes suggère que les indicateurs d'utilisation des produits phytopharmaceutiques actuels, prévus dans le plan Ecophyto 2018, soient complétés par des indicateurs d'impact destinés à réduire les risques pour les utilisateurs et l'environnement.

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