L'Agriculteur Normand 17 avril 2013 à 16h51 | Par T.Guillemot

Pour la défense de l'élevage - 300 agriculteurs devant la préfecture de l'Orne

300 éleveurs, jeunes et aînés, ont répondu à l’appel de la FDSEA et pique-niqué, vendredi dernier, devant les grilles de la préfecture d’Alençon.L’Etat et les parlementaires ont été mis au pied du mur de leurs responsabilité.

Abonnez-vous Réagir Imprimer

(© TG)

Ce sont 15 000 éleveurs qui sont descendus dans la rue le 12 avril pour défendre la “cause nationale” qu’est l’élevage français et éviter de “finir sur la paille.  Nous ne ferons de cadeaux à personne pour gagner la bataille de
l'élevage en France !”, a lancé le président de la FNSEA Xavier Beulin à Feurs (Loire) devant un millier de manifestants. “Nous ne voulons pas être les victimes de la guerre des prix à laquelle se livrent les enseignes de la grande distribution et qui nous appauvrit”, a-t-il ajouté, évoquant des négociations particulièrement difficiles avec l'enseigne Leclerc.A Alençon, 300 éleveurs ont battu le pavé.

300 éleveurs
“Je suis extrêmement satisfaite de la mobilisation. 300 éleveurs, c’était inespéré”, s’est félicitée Anne-Marie Denis pour sa première manifestation en tant que présidente de la FDSEA. Avant de pondérer : “cela démontre le niveau de difficultés auquel doivent faire face les éleveurs”. Mais l’Etat et les élus locaux ont-ils conscience de la menace qui pèse sur l’élevage départemental et hexgonal avec tous les dommages collatéraux induits ? Pour les sensibiliser, la FDSEA les avaient invité à échanger autour d’un barbecue géant.
Les membres de la commission agriculture du Conseil général ont séché en partie leurs travaux pour apporter leur soutien aux manifestants en signant le cahier de doléances. Les trois parlementaires ornais (Joaquim Pueyo et Yves Goasdoué pour la majorité présidentielle, Véronique Louwagie pour l’opposition) ont également répondu présent ou ouvert leur agenda. Rendez-vous a été pris pour un tête à tête. Des rendez-vous qui ont leur importance car si les élus ne peuvent sans doute guère peser sur le prix de la viande ou celui du lait, ils ont un rôle à jouer en matière de politique environnementale. Les contraintes supplémentaires qui se font jour signifient une perte de compétivité pour l’élevage français. Il en est de même vis-à-vis de la réforme de la PAC. Si le volet budgétaire est bouclé, des arbitrages sont encore à rendre. Les élus doivent écouter leurs bases pour faire évoluer certaines décisions dans le bon sens.

Ce qu’attend la FDSEA
Revalorisation des prix et prise en compte des coûts de production.

Simplification des normes environnementales et administratives.

Arrêt des surenchères réglementaires et administratives.

Des investissements pour assurer l’avenir.

Une PAC qui accompagne et redonne des perspectives à l’élevage.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. l'Agriculteur Normand se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui