L'Agriculteur Normand 05 octobre 2011 à 09h51 | Par Cyril Cornille-Dutremée

Prix du lait - 329,93 € / 1 000 litres pour le mois d’octobre

L’interprofession laitière de Basse-Normandie s’est réunie le 30 septembre dernier pour déterminer les valeurs pouvant entrer dans la composition du prix de cession du lait en Basse-Normandie pour le mois d’octobre 2011. Elle propose l’application des indices publiés par le CNIEL .

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Nous demandons d’anticiper dès maintenant la gestion de fin de campagne, pour permettre nous permettre d’étaler et d’anticiper notre production et aux entreprises de profiter des marchés porteurs.
Nous demandons d’anticiper dès maintenant la gestion de fin de campagne, pour permettre nous permettre d’étaler et d’anticiper notre production et aux entreprises de profiter des marchés porteurs. - © TG
L’interprofession laitière de Basse-Normandie propose l’application des indices publiés par le CNIEL sur le prix de base moyen du lait bas-normand 2010. Pour la BasseNormandie, ces indices se traduisent pour octobre 2011 par un prix de base de 329,93€ / 1 000 litres qui se décompose comme indiqué dans le tableau ci-contre.
D’autre part, selon le mix-produit des entreprises, la flexibilité additionnelle est de + 0,46 € par tranche de flexibilité pour le quatrième trimestre.

- © DR
Réaction de Jean TURMEL (Président de la section laitière de la FRSEA de Basse-Normandie)
Le prix du lait pour le mois d’octobre connaît une nouvelle évolution positive. L’année 2011 s’annonce plus favorable pour les producteurs. Comment percevez-vous cette évolution ?
La tendance favorable sur le prix du lait se confirme pour le 4ème trimestre. C’est une bonne chose pour nous. La combinaison d’une conjoncture porteuse et d’une nouvelle saisonnalité  décidé la filière bas-normand se traduit par un prix du lait orienté à la hausse depuis fin 2010. Notons que le comparatif de compétitivité avec l’Allemagne que tout le monde craignait nous est favorable. Finalement ce n’est que l’application de l’accord. Les producteurs doivent profiter de cette conjoncture tout en restant vigilant sur les investissements.

En réponse à cette conjoncture favorable, les volumes de production sont en nette progression par rapport à la campagne précédente. Comment allez-vous aborder la fin de campagne ?
C’est vrai que depuis le début de l’année, les producteurs répondent présents. La collecte progresse de prés de 8% en moyenne depuis le début de l’année. Le prix du lait est là, les producteurs produisent.
Mais, malgré cette dynamique, la France risque de finir une nouvelle fois en sous-réalisation. Nous demandons donc d’anticiper dès maintenant la gestion de fin de campagne, pour permettre nous permettre d’étaler et d’anticiper notre production et aux entreprises de profiter des marchés porteurs.

Quelle est la position de la FNPL sur le sujet ?
La filière laitière dispose de deux outils pour gérer la fin de campagne : les allocations provisoires et le remboursement de fin de campagne. Sur le premier, la FNPL a été entendue, puisque le taux maximum que peuvent
notifier les entreprises à leurs producteurs est passé de 5 à 7%. Mais, les allocations provisoires sont à l’initiative des entreprises et nous savons que certaines d’entre elles et non des moindres, ne permettent pas aux producteurs de profiter de la sous-réalisation de l’entreprise. C’est pourquoi, à la FNPL, nous demandons au ministre qu’un remboursement de fin de campagne de 3% soit décidé rapidement et pour tout le monde.

Cette situation favorable sur le prix du lait ne risque-t’elle pas de démobiliser les producteurs sur les sujets fondamentaux pour l’avenir de la filière laitière ?
Au contraire, cette conjoncture favorable va nous permettre de traiter les sujets importants du moment. Il y a bien entendu la contractualisation et surtout l’organisation des producteurs. Il devient urgent de nous regrouper pour mener des négociations équilibrées avec les entreprises. Et la gestion des volumes évoqués précédemment est un point important. Nous ne pouvons laisser aux entreprises la main mise sur le sujet. Nous devons dés maintenant montrer notre capacité à gérer les volumes au travers des organisations de producteurs.
Nous avons notre mot à dire sur la contractualisation de notre référence laitière et sur le devenir du quota matière grasse qui a généré des références corrigées supplémentaires.
Si nous n’arrivons pas à nous organiser face aux entreprises pour négocier collectivement ces points, une chose est sur, elles profiteront de notre division pour négocier à leur avantage.

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