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Certiphyto voie C : des formations complémentaires organisées par la FDSEA

Quatre-vingt cinq agriculteurs ont participé à des journées complémentaires.

02 décembre 2010 L'Anjou Agricole Vu 2657 fois 1 réactions
De riches échanges autour du matériel et des méthodes.

De riches échanges autour du matériel et des méthodes. - © AA

Lors des sessions voie C de février-mars, 70 % des participants ont obtenu le certificat à l’issue du test QCM. Pour les 85 autres, des journées complémentaires ont été organisées par la FDSEA en novembre.
Des conseillers prévention MSA sont intervenus lors des trois sessions de Saint-Mathurin, La Meignanne et La Jumellière. La visite de sites d’exploitations (locaux phytosanitaires, aires de remplissage) a été l’occasion de discuter des solutions pratiques pour améliorer la gestion des risques pour l’utilisateur et l’environnement, tout en améliorant le confort de travail. À Saint-Lézin, Gérard Dailleux témoigne : « J’ai aménagé un local phyto dans une partie de mon ancienne laiterie. Je range mes équipements de protection et je prépare la bouillie dans un petit espace attenant, équipé d’un évier et plan de travail. L’aire bétonnée et la cuve intermédiaire me permettent de remplir le pulvérisateur rapidement et de façon sécurisée. Le tout ne m’a coûté que quelques centaines d’euros, vite amortis par le gain de temps de travail ». À Saint-Mathurin, la présentation de nouveaux types d’EPI (Équipement de protection individuelle) suscite l’intérêt des participants : « Les combinaisons tywek sont trop petites pour moi, elles craquent au bout de peu de temps et sont inconfortables. Avec le tablier phyto présenté par la MSA et un masque adapté, je serai mieux protégé et plus à l’aise. J’ai aussi appris que la cartouche de mon masque n’est pas adaptée à l’usage que j’en fais », commente un participant.
À Segré et Saint-Georges-sur-Loire, c’est la Chambre d’agriculture qui apportait son expertise sur la réduction de l’utilisation des phytosanitaires et la maîtrise des risques de pollutions. Des travaux en groupes, des observations de terrain, l’analyse de résultats d’essais ont permis d’échanger sur les pratiques visant à  réduire le recours aux phytosanitaires. « Globalement, nous mettons déjà en œuvre une partie de ces méthodes (vigilance par rapport aux conditions météo, outils d’aide à la décision, doses réduites), mais les échanges avec un conseiller et des collègues permettent de s’améliorer dans ce sens, en s’assurant que le résultat économique ne soit pas pénalisé. Ces discussions nous amènent jusqu’à une réflexion d’utilisation de techniques alternatives, notamment le binage », résume Jean-Louis
Gazon.
Si, en début de journée, les agriculteurs manifestaient une certaine déception d’avoir été « recalés » au QCM, ils sont majoritairement repartis avec la satisfaction d’avoir acquis ou approfondi des connaissances concrètes, utiles dans leur travail quotidien.

MARIE CALMEJANE
FDSEA MAINE-ET-LOIRE

 

Certiphyto voie D

4 700 agriculteurs des Pays de la Loire déjà formés

Décidé en décembre 2009, Certiphyto (voie D) a été mis en place par les Chambres d’agriculture et leurs partenaires (1). À ce jour, 4 700 agriculteurs des Pays de Loire ont suivi les deux jours de formation. Déjà prolongée de six mois, cette phase expérimentale est en passe de se poursuivre jusqu’au 30 juin 2011. Étalée sur deux jours, organisée en 4 modules, elle est gratuite pour les agriculteurs (financement Vivéa notamment). Le certificat Certiphyto sera obligatoire en 2015. Ce partenariat permet également de répondre aux spécificités des productions de la région. « Cette formation n’a pas uniquement pour objet la maîtrise des phytosanitaires, a souligné Jean-Yves Bourge, agriculteur dans la Sarthe et président de la commission entreprise en charge de la formation à la Chambre régionale d’agriculture. L’autre enjeu, c’est aussi que les agriculteurs s’y retrouvent économiquement ». C’est dans cet objectif que des alternatives culturales sont abordées au cours de la formation. Et que l’agronomie figure au programme. La démarche a séduit Gilles Paré. Sur son exploitation de Beaufort-en-Vallée, il produit des légumes pour la vente directe, des céréales, du sorgho notamment, un peu de viande bovine.
« J’avais déjà suivi des formations, mais ce stage permet une remise à niveau ; on en sort remotivé ». Quant aux pratiques innovantes, « cela m’a conforté dans mes démarches ». D’autres projets sont d’ores et déjà évoqués : maintien des connaissances, veille technologique, formations complémentaires, extension à d’autres secteurs (salariés). Le tout, en poursuivant la mutualisation et le partenariat.

(1) Avec les Chambres départementales et régionale
d’agriculture, la Fédération des maisons familiales, le CNPH.

 

Certiphyto

Choisir sa voie

Le plan Écophyto prévoit plusieurs dispositions pour répondre à l’objectif des pouvoirs publics de réduire si possible de 50 % l’utilisation des produits phytosanitaires à l’horizon 2018. La formation Certiphyto fait partie intégrante de ce dispositif. Il sera obligatoire à partir de 2014 pour tous les professionnels utilisateurs de produits phytos (mais aussi vendeurs, conseillers, prestataires). Plusieurs voies d’accès possibles au Certiphyto ont été retenues par le ministère de l’Agriculture. Les nombreuses questions soulevées par ce dispositif chez les agriculteurs méritent de faire un point sur ce sujet : « J’ai fait une formation Certiphyto en 2 jours, alors que mon voisin l’a eu en 1 jour. Comment cela se fait-il ? »
Le certificat peut être obtenu de quatre façons différentes, au choix de l’agriculteur :
- La voie C comprend une demi-journée de formation en salle sur les risques de l’utilisation des produits phytosanitaires pour la santé et l’environnement, puis un test (questions à choix multiples) qui a pour objectif de valider des connaissances déjà acquises. Cette voie d’accès au certiphyto est adaptée pour des agriculteurs déjà sensibilisés à la limitation des risques liés aux phytosanitaires et souhaitant valider leurs connaissances. Le test  de 24 questions est réalisé sur ordinateur. Si l’agriculteur échoue au test, il doit participer à une journée complémentaire. S’il réussit, il obtient le certificat à l’issue de la 1re journée. C’est la voie proposée par la FDSEA en termes de formation.
- La voie D est composée de deux journées de formation organisée en quatre modules (santé, réglementation, environnement et pratiques culturales innovantes). Elle répond aux besoins d’agriculteurs souhaitant se mettre à jour ou découvrir des modes de gestion des risques liés aux phytosanitaires. Il n’est pas prévu de test dans le cadre de cette voie. C’est le mode de formation choisi par la Chambre d’agriculture (voir ci-contre).
- La voie A correspond à une validation automatique d’un niveau de formation selon le diplôme. Elle n’est pas disponible actuellement puisque non ouverte à la phase test.
- La voie B est théoriquement constituée d’un QCM informatique de 30 questions sans formation, mais elle n’a pour l’instant été mise en place par aucun organisme.
« Si j’attends un an ou deux pour me former, qu’est-ce que cela change » Pendant la phase-test nationale (jusque fin juin 2011), les agriculteurs obtiennent le certificat pour dix ans avec une prise en charge du coût de la formation à 100 % par le fonds de formation Vivéa. Au-delà, la durée de validation du Certiphyto n’est pas connue, et on ne peut garantir son financement par Vivéa. Un projet d’arrêté actuellement en discussion évoque une période de validité de cinq ans.
« Mon fils qui sort de l’école doit-il se former, ou pas ? »
Les formations et diplômes reconnus dans le cadre de la validation par la voie A seront connus mi 2011.
« Est-ce que mon salarié peut s’inscrire ? »
Pour le moment, les formations sont ouvertes aux chefs d’exploitations. Pour permettre une mise en œuvre progressive du dispositif, les formations pour les autres publics (dont salariés et prestataires) seront mises en place dans un second temps, avec des modules adaptés à leurs fonctions.
« J’ai été formé il y a six mois et je n’ai toujours par reçu mon certificat officiel »
Compte tenu du nombre important de candidats au niveau national, les premiers certificats commencent tout juste à arriver. L’administration leur enverra le document par courrier.
« Je souhaite me former dans le cadre de la phase-test. Comment m’inscrire ? »
Pour la voie C, s’adresser à la FDSEA et se préinscrire aux formations de février-mars. Pour la voie D, prendre contact avec la Chambre d’agriculture pour les sessions de février-mars.

Innocent Pambou, Chambre d’Agriculture 49
Marie Calmejane, FDSEA  49

 

 

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  1. 1

    Optidose est un outil développé par l'Institut Français de la Vigne et du Vin dans le but de réduire les doses de produits phytosanitaires en limitant les risques. Pour tester les outils d'aide à la décision sur la plateforme EPIcure: http://www.vignevin-epicure.com/index.php/fre/module_optidose/optidose

    vignevinEPIcure - le 18 décembre 2010 à 01:03:44

 
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